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General News of Wednesday, 24 June 2020

Source: Ouest Echos n°1141

Bandjoun: les chefs traditionnels se vengent de Victor Fotso après sa mort


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Malgré les perturbations qui ont émaillé l’organisation des obsèques du richissime industriel Fotso Victor, quatre chefs supérieurs des groupements voisins se sont retrouvés à Bandjoun pour son inhumation. Ils n’ont pas trouvé sur place leur homologue, chargé de les recevoir. Les dessous d’un impair…
On ne reviendra pas sur la tentative d’un groupe d’enfants de prendre en otage le corps de leur père à Paris afin de lui infliger une ultime honte pour le tort d’avoir été leur géniteur.

On ne reviendra pas sur les manoeuvres plus ou moins maladroites de tout peindre en noir autour de ces obsèques en grossissant ce qui a bien moins marché et en niant les difficultés que certains ont éprouvé pour réussir le challenge de ces obsèques dans un environnement des plus incertains à cette période de fermeture des frontières. L’exploit d’avoir pu mobiliser un avion privé pour cette besogne n’est relevé par personne, comme si cela allait de soit !


On ne reviendra pas sur d’autres choses. Ce qui nous intéresse ici c’est l’absence du chef supérieur Bandjoun à ces obsèques. Sa Majesté Djomo Kamga Honoré n’y était pas et a laissé d’autres lui ravir la vedette, notamment les chefs supérieurs Baham et Baleng.

Une absence qui exprime une vieille rancune que Sa Majesté Djomo Kamga Honoré est loin d’être seul à nourrir contre le définit industriel.

On pense bien sûr à ces nombreuses familles à qui Fotso Victor a arraché les terres en usant de sa toute puissance pour réduire les moindres résistances. Les humiliations infligées à plus d’un parfois à travers leurs épouses interposées. Il ne faisait pas bon de se retrouver en travers de son chemin. Beaucoup d’entre eux ont exprimé une certaine jubilation à l’annonce de sa mort. Le lion, la terreur, venait de mourir et il fallait participer à son humiliation.


Il faut le dire, Fotso Victor était un ‘’lion”, un vrai fauve qui a bouffé et écrasé bien de gens à Bandjoun et en dehors lorsqu’il était au firmament de sa puissance. Depuis Feue Sa Majesté Fotue Kamga jusqu’à l’actuel Djomo Kamga, il a pris beaucoup de libertés pour rabaisser l’autorité des chefs traditionnels à leur grand désarroi et surtout à leur grande impuissance devant plus puissant qu’eux.

Le chef supérieur Bangangté a dit à Ouest Echos que Fotso Victor avait l’habitude de les convoquer et de croiser les jambes devant eux. Les plus outrés quittaient la salle sans rien dire. Les autres subissaient cet outrage en se consolant de l’enveloppe attendue de celui qui savait aussi être généreux. Son propre chef supérieur, Fo’o Djomo Kamga Honoré n’était pas en reste. Arrivé au trône dans des conditions contestables avec dit-on le soutien de Fotso Victor, ce dernier lui a aussitôt infligé les pires humiliations.

Parfois même quand ils étaient en phase comme c’est le cas en politique où les deux sont membres du Rdpc. C’est ainsi que chaque fois que l’occasion lui était donnée de prendre la parole en public Fotso Victor se faisait fort de rappeler que le chef supérieur Djomo Kamga est un mauvais sénateur qui ne rend pas compte à ses électeurs et dont l’égoïsme l’amène à garder pour ses besoins personnels l’argent des micro projets parlementaires. Des attaques constantes et répétées qui se faisaient en direct devant le chef supérieur à qui Fotso Victor demandait de copier l’exemple de son opposant du Sdf, Chief Tchatchouang plus généreux.

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Incapable de tenir tête à Fotso Victor de son vivant, le chef supérieur Bandjoun et ses sembables ont attendu son décès pour se venger. La première délectation qu’ils avaient programmée à travers l’humiliation de sa fille à la mairie de Bandjoun a échoué à cause des “gens’i. île Yaounde”. Venu porter la parole du Président, Akame Mfoumou avait été très clair face à Djomo Kamga qui pensait autre chose :

« J’ai travaillé 25 ans aux côtés du Chef de l’Etat et je voyais Eotso Victor venir le saluer régulièrement, il n ‘est pas question île le lâcher maintenant. Je suis venu vous dire que sa fille vu lui succéder. Sauf si vous n ’êtes plus du Rdpc…”. Ravalant sa frustration, S.M. Djomo Kamga avait plié son petit doigt. 11’les avait tous pliés quand il a été clair que les obstacles étaient tous levés pour l’inhumation (presque) sans humiliation de i’ex terreur de Bandjoun. Son geste doit être compris comme la vengeance de tous ceux qui ont subi Fotso Victor sans pouvoir lui opposer la moindre contradiction de son vivant. Une vengeance sans courage !

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