Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 03 22Article 582175

General News of Monday, 22 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Bandjoun : le patron de la gendarmerie accusé d'abus de pouvoir

Un entrepreneur camerounais subit actuellement la foudre du chef d’Escadron commandant de la compagnie de la gendarmerie de Bandjoun. Le capitaine NJIMA BERTHELOT aurait injustement placé en garde à vue, un ingénieur. La victime raconte sa mésaventure à Boris Bertolt.


“ Je suis un enseignant de Sciences Physiques-Ingénieur détenu en garde à vue arbitraire depuis samedi 10h par le Chef d’Escadron commandant de la compagnie de la gendarmerie de Bandjoun le capitaine NJIMA BERTHELOT. les faits:
« En date du 13 mars 2021, je suis contacté par un Monsieur pour la construction d'une barrière sur sa propriété a lieudit Poumegne-Bandjoun en face du Stade de Bandjoun.
Après accords gré à gré. Le chantier est installé, mes techniciens et manœuvres sont à pied d’œuvre. Jeudi 18 mars, ces derniers ont interrompus le travail et interpellés mes ouvriers. Informé je me rends à la brigade et c’est alors que Sieur NDJIMA comandant de Cie de Gendarmerie de Bandjoun demande qu’on m’auditionne.


J’obtempère, il me demande d’interrompre tous les travaux. En homme de droit je lui demande de me le notifier avec une note dûment signée ou avec un mandat d’arrêt des travaux signée par une autorité de la justice agissant comme juge ou auxiliaire du juge. Chose qu’il ne fera pas.
En homme de justice, de droit et de paix, j’interromps les travaux, je vais saisir un huissier pour faire le constat de l’arrêt des travaux puisque j’ai un cahier de charge avec la durée d’exécution et le délai de livraison et le protocole de couverture des mes intérêts me l’impose. Le cout de ce constat s’élève à 20000 FCFA. Il convient de rappeler qu’il m’a demandé de venir à la compagnie lui présenter l’autorisation ou permis de construire.


Ce samedi matin 20 /03/ 2021 alors que je viens lui présenter une copie du permis de construire retiré chez le propriétaire du chantier et laissant mes ouvriers au chantier, ce dernier me met en garde à vue en vociférant haut et fort qu’il va me montrer et que le pays les appartiens. Trois questions me taraudent l’esprit : 1. Suis-je propriétaire de ce chantier ? 2. Dans quelle république se trouve-t-on où les droits les plus basiques sont piétinés au gré des individus et particulièrement des hommes en tenu avec quelques bouts de métaux aux épaules, 3. Qu’ai-je à voir dans cette histoire sans queue ni tête. Pour le moment je croupis dans la cellule froide de la Brigade Terre de Bandjoun. Il m’intimide avec le déferrement. Si le droit est toujours fort je ne crains rien mais si les individus veulent boxer le droit alors affaire à suivre … »

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter