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General News of Sunday, 4 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Bamenda : un policier brulé vif dans son véhicule par les Amba boys

Il s'appelait Omgba Ndzana Galan et était en poste au commissariat de Bali. Il a été abattu par les Ambazoniens sur l'axe Bamenda-Bali alors qu'il se trouvait à bord de son véhicule réduit en cendres et son pistolet automatique sera emporté.


Dans un entretien accordé au journal Le Monde, la chercheuse de Human Rights Watch peint une fois de plus le tableau chaotique du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Toujours critique vis-à-vis du régime de Biya, Ilaria Allegrozi traite désormais de « criminels », les groupes armés séparatistes. Cette déclaration tranche avec ses prises de position antérieures qui lui ont valu la réputation de complice des Ambazoniens. Camerounweb vous propose l’intégralité de l’entretien.


« C’est probablement le secteur le plus affecté par les violences, même s’il n’est pas le seul. Les séparatistes ont utilisé l’école comme une arme pour atteindre leur objectif politique [la crise a débuté en 2016 avec un appel au boycott des écoles et les établissements scolaires sont régulièrement la cible d’attaques]. Les enfants sont dans la rue, ils ne vont plus à l’école, ils sont privés de leur droit fondamental à l’éducation. Ils deviennent la proie des sécessionnistes, des criminels. Ils peuvent décider, pour soutenir leur famille, de combattre avec des séparatistes.


Au moins deux enseignants kidnappés par les séparatistes en 2018 et 2019 m’ont dit qu’ils avaient été amenés dans deux camps dans la brousse, dans le Sud-Ouest. Ils ont remarqué que, parmi leurs kidnappeurs, il y avait des jeunes hommes qui avaient l’air d’avoir moins de 18 ans.

Ce procès [toujours en cours] est extrêmement important et emblématique, car le gouvernement avait d’abord nié la responsabilité de l’armée, préférant se lancer dans une campagne de diffamation et de dénigrement des médias et des ONG qui avaient dénoncé le massacre. Maintenant qu’il a fait demi-tour, il doit considérer que les médias, les organisations de défense des droits humains, la société civile, ne sont pas des ennemis mais des alliés.


Pour faire en sorte que cette avancée soit réelle, il faut s’assurer que ce procès soit équitable, ouvert au public, que tous les participants (avocats, victimes, familles) soient convaincus que leur sécurité sera garantie. Il faut ensuite que les responsables de ces meurtres, y compris ceux qui ont ordonné le massacre, soient condamnés, parce que les conclusions de l’enquête gouvernementale n’établissent pas les responsabilités de manière suffisante. Elles n’incriminent que des soldats de rang inférieur et omettent que ces derniers ont agi sous les ordres de leur hiérarchie.


Ngarbuh n’est pas un cas isolé. Il y a beaucoup d’autres victimes d’abus, de la part des militaires mais aussi des séparatistes. Ce procès représente un progrès substantiel, mais il ne suffit pas. Il s’agit juste d’un premier pas dans la lutte contre l’impunité. », a-t-elle déclaré.

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