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Actualités of Sunday, 4 July 2021

Source: Intégration

Bac et probatoire : au cœur du processus d’élaboration des sujets

Elle se passe sous la houlette de l’Inspection générale des enseignements (IGE) Elle se passe sous la houlette de l’Inspection générale des enseignements (IGE)

Enseignants du secondaire et du supérieur et l’Inspection générale des enseignements constituent les principaux acteurs du dispositif mis en place pour obtenir les sujets à soumettre aux candidats.

L’élaboration des épreuves pour le baccalauréat et le probatoire se passe sous la houlette de l’Inspection générale des enseignements (IGE). Selon un inspecteur pédagogique de la région de l’Est, qui a requis l’anonymat, tout commence par la validation des programmes. Pour ce dernier, « l’IGE est censée valider les programmes chaque d’année ». Plus encore, « elle doit s’assurer que les enseignements sont effectifs dans toutes les 10 régions du Cameroun à travers la chaîne des inspecteurs ». Toujours selon cet expert, après ce travail de politique générale, on passe à la composition des épreuves proprement dites. La banque des sujets est approvisionnée entre septembre et février.

Pour un délégué départemental des enseignements secondaires, tout commence à la base. « De façon générale, ce sont les enseignants qui proposent les sujets. Les inspecteurs régionaux font un premier travail de sélection, de tri et transmettent aux inspecteurs nationaux qui à leur tour, sélectionnent, modifient et arrêtent les épreuves définitives. Ce travail se fait avec un enseignant de champ (c'est le cobayage).

Les sujets arrêtés sont soumis à l'appréciation des enseignants du supérieur qui apposent leur visa et le BAT final est apposé par l'inspecteur coordonnateur de la discipline concerné », indique notre source. Après cette étape, l’épreuve est envoyée au niveau supérieur. Les enseignants d’universités à leurs tours, chacun dans sa spécialité, sanctionnent les épreuves. Ils doivent s’assurer que les sujets sont en adéquation avec les filières. Après avoir vérifié, l’enseignant qui a été désigné pose son visa et renvoie l’épreuve à l’IGE.

Tout s’achève au niveau de la coordination nationale de chaque spécialité. Ici, l’inspecteur coordonnateur « met le bon à tirer puis, niche le sujet dans une enveloppe scellée et la dépose à l’OBC ». L’institution, qui abrite les épreuves « sans toutefois avoir accès à la banque, sauf, en présence des inspecteurs », reçoit la copie du sujet qu’elle est chargée de multiplier à travers son réseau. Elle s’assure ensuite de la « distribution sur l’étendue du territoire lors du déroulement des examens du baccalauréat et du probatoire », apprend-on.

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