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General News of Monday, 12 October 2020

Source: Actu Cameroun

Autoroute Douala-Yoaundé: après le reportage humiliant de France 24, les langues se délient à Etoudi

Lancé en 2014 par le Président de la République Paul Biya, le projet avance sereinement.

Dans un reportage diffusé par la chaîne de télévision France 24 la semaine dernière, on apprend que « l’autoroute Yaoundé -Douala qui devait en principe être livrée depuis deux ans, est au arrêt faute d’argent. A ce jour, seuls 60 km sur les 196 de ce tronçon ont été réalisés ». Plus loin, le journaliste indique en substance que « le kilomètre de route revient à 7 milliards de Fcfa aux contribuables. Ce qui fait de cette autoroute l’une des plus chère en Afrique ».

Nous avons, dans un travail d’enquête bien fouillé, recoupé ces informations auprès des responsables de la Présidence de la République, du Premier ministère, du ministère des travaux publics , de la société China Highway Engineering Compagny (Cfhec) en charge de l’exécution des travaux, et en opérant une descente sur le terrain. ‘ De prime abord, ces allégations de la chaîne de télévision France 24 font sourire le gouvernement, car il s’agit d’une manœuvre de la France pour jeter le discrédit sur cette infrastructure financée et exécutée par la Chine, un partenaire de choix au gouvernement Camerounais.

Au secrétaire général du Premier ministère, l’on argue même que c’est la guerre pour le contrôle de la deuxième phase du projet qui a commencé. Sauf que, « le partenaire bilatéral Chinois est actuellement le seul capable de financer des projets autoroutiers de cette envergure », explique un haut responsable qui a requis l’anonymat.



En effet, l’autoroute Yaoundé-Douala longue de 196 km est réalisée par la société China Highway Engineering Compagny (Cfhec), filiale du conglomérat China Communications Construction compagny (CCCC). Encore dépourvu d’autoroute complètement achevée, le Cameroun entend combler son retard avec ce gigantesque projet, et comptant sur China Eximbank qui en assure 85 % du financement.

Les coûts des travaux de la première phase sont évalués à 338,67 Milliard de Fcfa. A ce jour, les travaux sont réalisés à 93%, pour une consommation financière de 90% et des délais de 96%. La date prévue pour la fin des travaux de la 1ère phase c’est le 31 Décembre 2020. Mais qu’est ce qui peut expliquer les variations des coûts observés et décriés par certains ?


A la présidence de la République, les langues se délient. « Le Chef d’Etat ne veut pas d’une autoroute au rabais, mais ùne infrastructure de 3ème génération. A la vérité, ce projet a subi plusieurs modifications suite aux instructions du Président Paul Biya », lâche notre interlocuteur, le visage visiblement décontracté. En clair , l’on apprend que les variations des coûts se justifient par des ajouts des raccordements de Boumnyé-bel (13 Km) et de Yaoundé par Nkolbisson (10km), de deux échangeurs à Bobodi PK-60 pour dévier vers Boumnyébel et à Nkobisson, ainsi que par l’augmentation de la largeur de la plateforme qui est passée de 27m à 33 ,5m (Ce qui fait qu’arithmétiquement, les prix des chaussées augmentent de 25%) entrainant ainsi le passage de la vitesse de référence de 90km/h à 120 Km/h.

Par ailleurs , on note le passage d’un profil de 2×2 voies extensibles à 2×3 voies ; des aménagements connexes (27 forages, centres de santé, construction de 07 blocs en deux salles de classes, dotation en tables bancs dans 10 établissements, 07 blocs en deux latrines, réseau de communication), ainsi que la construction de plusieurs ouvrages non prévus y compris des équipements de fonctionnalité et de sécurité pour évacuation dans les voies alternatives en cas d’urgence.

Consistance des travaux
Selon les ingénieurs en charge des travaux, le profil en travers type du marché a une plateforme de 33, 50 m. Ladite infrastructure comprend entre autres, deux chaussées de 7,5 m de largeur chacune ; 02 bandes d’arrêt d’urgence (BAU) de 3 m de largeur revêtues en béton bitumineux ; un terre-plein central (TPC) de 10,5 m de large qui permet de faire l’extension à 2×3 voies ; une berme côté extérieur de lm de large ; et un arrondi de talus de 0,50m de large en remblai ou un dispositif de drainage en déblai.

Aussi, le corps de chaussée est composé d’une couche de roulement en Béton bitumineux BBME1 0/14 de 6 cm d’épaisseur ; une couche de base EME classe 2-0/20 de 9 cm d’épaisseur, une couche de fondation en EME classe 2-0/20 de 10 cm d’épaisseur ; et une couche de forme de Grave concassée (GC 0/31 ,5) de 20 cm d’épaisseur.

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