Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 05 05Article 595585

Actualités of Wednesday, 5 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Audit de Survie Cameroun: Me Christian Bomo démonte l'hypothèse du bug informatique

Me Christian Bomo démonte l'argument du bug informatique Me Christian Bomo démonte l'argument du bug informatique

Penda Ekoka n'est pas le seul proche de Maurice Kamto à remettre en cause les rapports des derniers audits présentés par le président du MRC. Me Christian Bomo Ntimbane, grand défenseur des visions du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) doute également des conclusions de ce rapport. Le juriste ne comprend pas pourquoi la contribution du célèbre artiste camerounais Richard Bona ne figure pas dans la liste des donateurs affectés par le bug.


« M. Richar Bona a payé en dollar, il avait affiché cela. Je crois que ça devrait être 5000 dollars. Allez regarder les trois rapports d'audit, s'il y avait des virgules qui devraient être déplacées, on allait avoir un bug de 500 000 euros rien que pour les 5000 euros de richard Bona. Pourquoi les 5000 de Richard Bona n'apparaissent pas? Donc eux, ils n'ont pas connu de bug? C'est tous ces éléments qui nous perturbent. C'est pour cela que nous demandons qu'on fasse une enquête au niveau de Paypal. Tant qu'il n'y aura pas cette enquête, ces audits n'auront pas de valeur », fait-t-il savoir dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

En effet, le rapport présenté par Maurice Kamto indiquait que la différence de 300 000 euros objet de la polémique a été provoquée par un bug du logiciel Give Wp. Selon ses explications, le logiciel n'a pas réussi a convertir correctement les devises étrangers en euro. Conséquence, l'application a déplacé de deux cases, les virgules grossissant grossièrement les montants affichés. Les interrogations de Me Christian Bomo Ntimbane trouvent un sens dans la mesure où selon ses dires, l'artiste Richard Bona aurait également contribué en dollar.

La gestion des fonds de la plateforme Survie Cameroon censée venir en aide aux populations vulnérables pendant la période du Covid-19 au Cameroun divise le père de l'initiative Maurice Kamto et le responsable des opérations Penda Ekoka. Le premier estime qu'il n' y pas eu détournement des fonds alors que le second croit dur comme fer au contraire.

Me Christian Bomo Ntimbane de son côté appel à un audit judiciaire


CamerounWeb vous propose son analyse sur la question

Chers donateurs de l’initiative Scsi.

Celui qui vous parle a été parrain de l’initiative Survie Cameroun. J’y ai apporté toute ma caution morale et ai promu cette collecte d’aide humanitaire, sans précédent au Cameroun. Sans qu’il soit besoin de rentrer dans des développements sur l’existence réelle ou non d’un bug informatique, mais vu le déchaînement de passions sur les réseaux sociaux, je voudrais appeler les uns et les autres, à plus de retenue pour éviter de casser la digue de la résistance camerounaise dont la conséquence serait de laisser passer l’alternance françafricaine dans notre pays.

En réalité, ce n’est qu’une question qui tourne autour d’un souci de transparence dans la gestion des fonds collectés entre acteurs du projet.



Lorsque le président du MRC, le Professeur Maurice Kamto avait annoncé qu’il commettait un deuxième audit, vous vous souvenez que j’avais bien écrit que cette voie paraissait inopportune, l’expertise amiable, unilatérale ou officieuse, ne permettant plus, dans un contexte interne conflictuel de mettre tout le monde d’accord.



Car il faut bien le savoir, l’auditeur amiable, c’est à dire choisi hors la justice, ne travaille que sur les documents que celui qui le constitue veut bien lui présenter. On peut même lui faire dire ce qu’on veut par la production des seuls documents qui nous arrangent et à dessein.

Je préconisais alors un audit judiciaire qui permettrait à l’auditeur d’obtenir tous les listings de transactions directement, sans l’avis ou l’accord des gestionnaires de la plate-forme, auprès des opérateurs de transferts PayPal et Stripe.

Cette affaire est simple, très simple. Tous ces débats sur l’ingénierie informatique sont périphériques. La plate-forme informatique sert simplement de passerelle. Les opérateurs financiers sont PayPal et Stripe. C’est chez eux qu’il faut aller vérifier. Quand un donateur effectuait son paiement, ce sont les comptes PayPal et Stripe, masqués par la plate-forme, et ouverts par les teneurs et gestionnaires qui recevaient les transferts de fonds.

Pour savoir combien d’argent a été collecté, l’auditeur judiciaire, sous le contrôle d’un juge, pourra enjoindre directement PayPal, Stripe et la banque domiciliaire de l’association MRC France, de lui produire l’état de tous les transferts et mouvements d’entrée et sortie d’argent passés par ces comptes.

Ce qui est pratiquement impossible pour un auditeur amiable qui n’ y a pas accès de lui-même, sans l’accord des gestionnaires des comptes PayPal, Stripe ou bancaires, surtout s’ils ne veulent pas de cette transparence.



En d’autres termes, si Monsieur Djoko Henri et son équipe, n’autorisent pas ces opérateurs de transferts, à rentrer dans les comptes ouverts auprès de PayPal et Stripe, ou même leur donne des données erronées, l’auditeur amiable, ne peut y avoir accès,ou en contrôler l’exactitude, au nom du secret bancaire.

Seule la justice peut outrepasser le secret bancaire.
La vérification à ce niveau là, permettra aux donateurs d’avoir avec exactitude le montants des sommes collectées par l’équipe de Monsieur Djoko Henri et celles virées au président Ekoka pour mener les opérations sur le terrain. Car il faut préciser que c’est l’équipe Djoko Henri qui percevait l’argent collecté auprès des donateurs.

L’équipe du Président Penda Ekoka, ne collectait pas l’argent. Elle le recevait des mains de l’équipe Djoko, dans un sous compte. À cet effet, je continue à insister qu’il faut un audit judiciaire dans cette affaire. Il ne coûte pas cher, s’agissant d’un simple contrôle des états, des transactions et mouvements des comptes. En France, il est indépendant et neutre, car sous contrôle d’un juge. Tous ceux qui s’opposent à cet audit judiciaire ont des choses à cacher ou ont peur de la vérité. Mais pourquoi ?

Christian Ntimbane Bomo

Ex-parrain de l’initiative Survie Cameroun.

Rejoignez notre newsletter!