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General News of Monday, 8 February 2021

Source: depechesdafrique.fr

Au Cameroun, la Société Nationale d’Investissement s’écroule !

Créée en 1964 sous la forme d’une société à capital public avec l’Etat comme actionnaire unique, la SNI qui devrait se positionner aussi comme un promoteur qui initie des projets, les étudie, les monte en joint-venture avec des partenaires techniques, financiers ou commerciaux, nationaux ou internationaux préalablement identifiés est aujourd'hui au bord de la faillite. Sur les 32 entreprises de son portefeuille, six de ces sociétés sont en arrêt d’activités et une en liquidation. Sa directrice générale, Yaou Aïssatou, au commande depuis 2003 n'a pas réussit jusqu'ici à faire de la SNI une société de capital-risque qui prend des participations au capital des entreprises nouvelles ou existantes présentant de bonnes perspectives commerciales et financières.

Pas de grande embellie depuis 18 ans de règne sans partage de Yaou Aissatou à la tête de la Société Nationale d’Investissement(SNI).La Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR), observe dans son rapport sur les entreprises publiques en 2019:«?une dégradation globale des performances du portefeuille de la SNI, dont le taux de rentabilité nette des sociétés s’établit à -51,05% en 2019, contre -37, 56% en 2018. Le nombre de sociétés bénéficiaires est passé de quatorze (14) en 2017, à dix (10) en 2018 et enfin à huit (08) en 2019?».

Selon ce rapport, “en l’espace de 3 ans, le nombre d’entreprises de la SNI affichant des bénéfices en fin d’exercice budgétaire a pratiquement diminué de moitié, alors que toutes les autres sont déficitaires et survivent parfois grâce aux subventions de l’État”. Les résultats mitigés des investissements réalisés par la SNI font croire aujourd’hui à une incompétence managériale de sa directrice générale.

Selon nos confrères de www.investiraucameroun.com:”la reforme de la SNI est bloquée”.Le journaliste Brice Mbodiam,l’auteur de l’article rappelle l’économie de la réforme faite par Ernest Gbwaboubou, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, lors d’une conférence de presse le 29 décembre 2016, la SNI devrait gérer deux fonds d’investissement. Il s’agit d’abord du Fonds national d’investissements stratégiques (Fonis), qui nécessitera, pour un départ, des financements estimés à 450 milliards de FCFA, et sera consacré aux investissements dans les grands projets d’infrastructures lancés par le gouvernement. Ensuite, il y aura le Fonds d’appui au développement industriel (Fadi), qui sera actif dans le domaine du capital-risque, mécanisme de financement consistant à prendre des participations dans des entreprises encore fragiles ou en difficultés et de s’en retirer une fois qu’elles auront atteint un certain point d’équilibre ou un seuil de développement confortable.

Notre confrère Brice R. Mbodiam constate que depuis lors, plus rien. Selon la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR),au 31 décembre 2019, le portefeuille de la Société nationale des investissements (SNI), dirigée depuis une vingtaine d’années par Yaou Aïssatou, le bras séculier de l’État camerounais dans l’investissement dans le secteur productif, comptait 32 entreprises, réparties dans les secteurs primaire (06), secondaire (14) et tertiaire (12). Six de ces sociétés sont en arrêt d’activités et une en liquidation.

Les observateurs s’inquiètent et appellent à l’intervention du chef de l’Etat camerounais pour arrêter la saignée. “Il est urgent de nommer une nouvelle personne à la tête de cette société”; martèlent les uns et les autres. Car,ce ne sont pas les compétences privées qui manquent dans le domaine. L’exemple du Centre de commerce extérieur et des relations extérieures (CCERE) du Cameroun étant aujourd’hui un cas d’école./.

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