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General News of Thursday, 29 April 2021

Source: focusmediaafrique.com

Au Cameroun, l'accès à un emploi décent relève de l'utopie

Jeunes diplômés ou non, tous sont confrontés à la difficulté d’accéder à un emploi décent. Au Cameroun, l’on observe un énorme déséquilibre entre l’offre et la demande d’un emploi.

La problématique des opportunités d’emplois productifs, générant un revenu équitable, est très préoccupante. S’il est vrai qu’un emploi décent assure sécurité et protection sociale, au pays de Paul Biya, c’est l’idée la moins partagée. Les travailleurs et leur famille, sont confrontés à de nombreuses difficultés. Certains n’ont pas la liberté d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et participer aux décisions de l’entreprise. Le cas du Cameroun est d’avantage préoccupant.

L’on s’interroge sur l’efficacité des services publics d’un emploi au Cameroun

Du 20 au 24 juillet 2019, s’était tenue la conférence intercontinentale, axée sur les politiques d’emplois jeunes. Celle-ci avait eu lieu à Yaoundé, avec pour objectif d’améliorer les conditions d’emploi. Les universitaires du Cameroun, s’étaient lancés dans une réflexion avec des résultats. Ils avaient pu démontrer que, le problème du chômage et sous-emploi se pose avec acuité.

Il ressort de ces travaux que, le Cameroun fait face à un manque de politique véritable d’emploi. La conséquence directe étant, la prolifération des activités informelles. Celles-ci caractérisées, par la prépondérance des activités de productions individuelles. Elles sont par ailleurs, enclin à des conditions précaires de travail.

D’après le Pr. Benjamin Fomba, il est urgent de trouver des solutions. Il relève d’ailleurs que, la résolution du problème lié au travail décent, est très sensible au Cameroun. Elle devrait tenir compte de certains indicateurs. Il s’agit du taux de chômage et du taux de sous-emploi. Il déclare : 'il faut améliorer ces indicateurs, les avoir toujours en face et travailler pour leur réduction'. Par ailleurs, le gouvernement devrait penser à une politique d’emploi inclusive.

La problématique d’un emploi décent préoccupe les instances internationales
D’après l’organisation internationale du travail (OIT), chaque citoyen devrait pouvoir s’épanouir. C’est sans doute la raison pour laquelle, elle stipule : 'chaque femme et chaque homme, devrait accéder à un travail décent'. D’après les objectifs de l’OIT, la productivité, l’équité, la sécurité et la dignité des travailleurs, sont les indicateurs d’un travail décent.

L’OIT met un point d’honneur sur le travail décent, plutôt que sur un travail décent. Il faut rappeler que, le travail se veut plutôt extensif. Homme ou femme du secteur formel ou informel, travailleur indépendant ou à domicile, chaque travailleur a des droits.

Si l’on s’en tient à l’OIT, 'il ne s’agit pas seulement de créer des emplois' . Bien plus, il faut créer des emplois d’une qualité acceptable. Il s’agit d’associer les approches, quantitatives et qualitatives du travail. Les notions d’emploi et de travail décent, se veulent plus abstraites qu’une réalité. Le Cameroun devrait s’approprier ce cette vision.

Etat des lieux au Cameroun

La question de l’emploi au Cameroun est criarde. L’on note près de 10%, de la population jeune au chômage. Les 2/3 de la population dont l’âge varie entre 25 et 35 ans, font face à l’épineux problème du travail. À cela s’ajoute, la question du sous-emploi. Et donc 70%, est le chiffre évoqué pour représenter la population en situation de sous-emploi.

Au pays du ministre du travail et de la sécurité sociale, Grégoire Owona, la « débrouillardise » est un emploi. Les petits métiers, sont de plus en plus prisés. L’auto emploi tant prôné par le chef de l’Etat Paul Biya, est confronté à un souci de trésorerie. Ceci malgré, la multitude d’institutions en charge des financements et suivies des projets jeunes.

Par ailleurs, seules 3 entreprises sur 10, pourvoient à un emploi décent au Cameroun. Les textes de lois devant encadrer le travail et la sécurité sociale, s’avèrent être de simples loisirs. L’on pourrait compter au bout des doigts, les entreprises où les travailleurs peuvent se constituer en syndicats. Faut-il encore que ces travailleurs, aient des contrats.

Quand bien même ils auraient des contrats, la rupture abusive de la part de l’employeur n’est qu’une question de temps. Il convient de rappeler que certains travailleurs, peuvent se confondre aux chômeurs. Le fait est qu’il y’ a des entreprises, qui laissent croupir les employés sans salaire des mois durant. Bien que le gouvernement fasse des efforts, beaucoup reste à faire pour accéder à un emploi décent au Cameroun.

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