Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 02 26Article 575938

General News of Friday, 26 February 2021

Source: Actu Cameroun

'Au Cameroun, il y a deux types de leaders'

L’analyste politique Wilfried Ekanga affirme qu’au Cameroun, il y a des leaders qui se servent entre autres des moyens de l’Etat, la police pour faire intimider le peuple, et il y en a qui sans moyen, sans poste se battent pour la populations.

Wilfried Ekanga a décidé dans l’une de ses nouvelles publications, de parler du leadership au Cameroun. Il observe qu’il y a juste deux types de leaders dans notre pays. D’un côté, il y a ceux qui n’apportent que souffrance au peuple. Ils ont alors recours aux moyens de l’Etat, à la police, à la mafia gouvernementale. Ce type de leaders souligne le militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), ne dispose pas de programme politique. Aussi, il est normal pour eux de passer par la corruption, la ruse pour faire croire qu’ils sont appréciés.

De l’autre côté, Wilfried Ekanga affirme qu’il y a aussi au Cameroun ce type de leader, qui n’a pas de fonction, ni d’argent, encore de moyens mais qui luttent pour le peuple. L’analyste politique affirme qu’on ne retrouve que cette catégorie de leaders au MRC, le parti politique dirigé par Maurice Kamto.



Parlant une énième fois au peuple menacé par le premier type de leaders qu’il mentionne, Wilfried Ekanga affirme qu’il faut passer par la lutte. C’est elle qui va le libérer. Il conseille aux populations de ne pas baisser les bras et de ne pas se décourager.

Retrouvez ci-dessous la tribune de Wilfried Ekanga
Au Cameroun, il y a deux types de leaders : d’une part ceux qui ont les moyens de l’Etat, le pouvoir institutionnel, la police et la mafia gouvernementale à leur service et qui, pour mobiliser les foules, sont obligés de « motiver » et même d’intimider et de menacer. A chacun de leur passage, on les appelle « Ohhhh MaGrand !», dans l’espoir de se voir glisser un petit billet tout froissé qui trainerait dans une poche de costume. La misère du peuple est le trépied qui leur permet de surnager et d’exister. Et tout ceci est fort logique puisque dans le fond, en substance, ils n’ont aucun programme politique à proposer. Leur projet de société est aussi vide que la distance Terre-Neptune. Ils ne peuvent donc faire autrement que corrompre et ruser, se donnant ainsi l’illusion d’être aimés. Un célèbre proverbe dit à cet effet que : « Même la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a.»

D’autre part, il y a ceux qui, sans argent, sans poste de pouvoir et même sans titre aucun, suscitent l’enthousiasme profond de la masse populaire. Ils sont suivis par des gens à qui ils ne donnent pourtant rien. Mieux encore, des gens qui payent plutôt de leur poche pour venir à leur rencontre. Une masse qui ne croit pas en un billet dont la durée de vie n’excédera même pas la semaine, mais qui croit à un programme politique profond et détaillé, qui changera la vie de la nation entière à moyen et à long terme. Ces leaders-là sont le fruit de la CONVICTION POLITIQUE. Ils ne menacent pas, n’intimident pas, ne tirent pas sur des femmes et ne chassent personne aux portes d’Ebolowa. Ils ne limogent aucun chef de village pour avoir exprimé ses réels besoins devant un théâtre infantilisant. Ces leaders-là, on les retrouve au MRC, autour du leader principal.

SEULE LA LUTTE LIBÈRE
Malgré le commérage des mauvais esprits, le MRC reste le seul parti où vous comptez une belle vingtaine de leaders potentiels, très connus et très suivis, sans moyens et par la seule force de leur aura. C’est pour ça qu’on a pu rester debout 9 ( NEUF !! ) mois alors que les principales têtes étaient en prison. D’ailleurs c’est même à cette période qu’on a organisé les belles journées d’adhésions massives. Comprenez donc pourquoi nous suscitons autant la haine du camp d’en face ( et même de l’opposition ). Nous sommes les seuls que le pouvoir prend au sérieux ( tout en se refusant lâchement de l’admettre ), et par conséquent, les seuls qui subissons autant la répression.

Ne vous découragez donc JAMAIS. Ne lâchez pas du lest ; n’abandonnez aucun des combats qui ont façonné notre militantisme. Ni la lumière sur le contentieux électoral, ni la vérité sur le braquage massif de l’argent de la CAN, et surtout pas le défi du respect des libertés publiques face à une police devenue milice. Ce sont des impératifs absolus ! Nous avons un devoir envers la génération d’après. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser à nos enfants un pays poubelle où celui qui n’aime pas le régime est de facto traité en sous-homme.

C’est ce que nous a appris Sankara lors de son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 4 octobre 1984 : « Seule la lutte libère, et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits »
C’EST AUSSI SIMPLE QUE ÇA !!!

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter