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Crime & Punishment of Monday, 5 April 2021

Source: Cameroon Info

Attaques de Boko Haram: Human Rights Watch interpelle le gouvernement camerounais

L’ONG internationale déplore, dans un rapport publié ce lundi 5 avril 2021, les multiples boucheries humaines de la secte islamiste ces derniers mois, mais croit également savoir que les pouvoirs publics camerounais ne font pas assez pour épargner les vies des personnes civiles innocentes.

Yaoundé est à nouveau sur le gril de l’ONG Human Rights Watch (HRW). Cet organisme de défense des Droits de l’homme vient de commettre un nouveau rapport, dans lequel il exige du pouvoir central camerounais, de prendre de nouvelles stratégies dans son combat contre la secte islamiste Boko Haram, pour préserver les vies des populations civiles.

«Boko Haram mène contre le peuple camerounais une guerre dont le coût humain est choquant. Alors que la région de l'Extrême-Nord du Cameroun devient de plus en plus l'épicentre de la violence de Boko Haram, le Cameroun devrait adopter et mettre en œuvre de toute urgence une nouvelle stratégie respectueuse des droits pour protéger les civils en danger dans cette région», a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique Centrale à Human Rights Watch.

L’ONG déplore que depuis décembre 2020, au moins 80 personnes ont déjà perdu la vie dans des attaques de Boko Haram, et que des centaines de maisons ont été pillées. L’un des assauts les plus meurtriers, indique le rapport, est celui survenu le 8 janvier 2021 à Mozogo, dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Dans cette attaque, au moins 14 civils, dont 8 enfants avaient été tués, et trois personnes avaient été grièvement blessées.

HRW révèle également qu’elle s’est entretenue avec une vingtaine de victimes des attaques de Boko Haram, entre les 25 janvier et 25 février derniers, à l’effet d’évaluer la gravité des meurtrissures. Mais déplore également d’avoir tenté en vain d’obtenir des informations officielles sur les récentes attaques auprès des services étatiques, en l’occurrence le ministère de la Défense.

L’ONG sollicite par conséquent le Parlement camerounais pour «tenir une session au sujet de la réponse du gouvernement aux attaques croissantes contre les civils dans la région de l'Extrême-Nord, à fournir des recommandations sur la manière de renforcer la protection des civils, et à solliciter l’aide d’acteurs internationaux si nécessaire», prescrit-elle.

La dernière opération de Boko Haram en terre camerounaise est l’attaque d’un camp militaire le 27 mars 2021 à Dabanga, et qui avait coûté la vie à sept personnes.

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