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General News of Sunday, 25 October 2020

Source: cameroonvoice.com

Atrocités de Kumba : Non ! Non ! Non ! le régime Biya a pourtant rassuré la population !

Alors que le régime Biya continue de relativiser, à coup de discours, la gravité de la crise dans les régions à majorité anglophone du Cameroun, un autre tuerie des plus immondes vient d'être perpétrée sur des jeunes écoliers à Kumba dans la région du Sud-ouest.

Les mots ne sont pas suffisants pour traduire la cruauté que renvoient les images macabres de ce 24 octobre 2020 à Kumba dans le Sud-ouest. Des enfants méconnaissables décapités, éventrés, amochés à la lame alors qu’ils n’étaient qu’à la quête de l’éducation. Au total 6 enfants ont péri dans cette tuerie et plusieurs blessés. Les images sont si froides et sanglantes qu’elles ont eu du mal à être relayées abondamment par Cameroonvoice. Les parents sont sous le choc.

Le cliché de cette tuerie vient à nouveau nuancer les vaines annonces du gouvernement de Paul Biya. Que veut-il qu’on retienne de lui finalement ? Au nom de Paul Biya lors de la récente assemblée générale des Nations unies, le ministre des Relations extérieures Le jeune Mbella Mbella a rassuré que la crise est entièrement maîtrisée. C’est le message que le régime en place a toujours voulu faire passer au nom de la «mangeoire suprême».

Avec 3000 (et peut-être plus) le régime Biya dit avoir fait des avancées avec un grand monologue national autant festif qu’inutile. Face à un peuple qui ne demandait qu’à se faire entendre, Paul Biya a toujours opposé la voix des armes de tous calibres, faisant des deux régions des zones militaires au propre. Des zones où les civils sont la cible des menaces et des assassinats répétitifs pendant que les autorités administratives , fidèles à Biya, sont sous la couette et protégées par de fortes unités de soldats armés de la tête aux orteils . Le drame de Kumba est un de plus que le régime Biya va relativiser, n’en doutez pas; a-t-il jamais été dans ces régions en deuil permanemment ? N’était-il pas dans la région de l’Extrême-Nord en 2018 pour lancer sa campagne électorale ?


Tous ces enfants , toutes ces personnes qui meurent, ne sont pas Brenda Biya, Franck Biya ou Junior Biya (…) qui vivent chèrement au frais du contribuable camerounais. Cet autre drame, que personne n’en soit surpris, ne va pas susciter auprès du régime la vive émotion de l’administration camerounaise devant le malheur, comme on l’a vu dernièrement avec l’assassinat d’un enseignant français du nom de Samuel Paty. Le régime Biya se croit tout permis, parce que les Camerounais lui en donnent l’occasion et l’impression.

Sachons dire non, sachons nous révolter, sachons réclamer une condition meilleure, sachons mouiller notre barbe quand celle du voisin prend feu, en mettant fin au feu. Le régime Biya s’est engagé à servir et à défendre les Camerounais. Dans les faits il ne défend que son strapontin avec le silence complice d’un peuple qui souffre solennellement dans sa chère. Sachons exiger ce que nous voulons.« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir.» Thomas Sankara avait tout dit! Des voix se sont levées pour dénoncer ces atrocités en appelant à la fin de la crise. Rebecca Enonchong se dit consternée que les enfants paient le prix des erreurs de certains parents, non sans suggérer une enquête sérieuse pour que Justice soit faite.

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