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Actualités of Thursday, 8 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Assemblée nationale : les élites qui s’accaparent des terres dans le viseur des députés

S'accaparer des terres au Cameroun au détriment des populations vulnérables et sans défense S'accaparer des terres au Cameroun au détriment des populations vulnérables et sans défense

Les députés ont dénoncé l’accaparement des terres par une minorité de Camerounais.

Les députés disent avoir constaté que dans la plupart des localités, les terres sont de plus en plus confisquées par les élites.

L’honorable Marguerite Dissake s’est particulièrement offusquée du fait que cet accaparement des terres se fait au détriment certaines couches sociales, notamment les jeunes et les femmes.

Les députés de l’Assemblée nationale sont radicalement opposé à l’accaparement des terres par les élites. Ils l’ont fait savoir à Henri Eyebe Ayissi, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières qui n’a pas eu de répit lundi dernier à l’Assemblée nationale. De bout en bout les élus de la nation ont voulu voir clair sur quelques questions liées au foncier. Parmi les questions abordés, celle de l’accaparement des terres par une minorité de Camerounais. Une préoccupation qui a retenu l’attention de plusieurs élus, au cours de la séance plénière spéciale sur la gestion et la réforme foncière, présidée par l’honorable Kombo Gberi, vice-président de l’Assemblée nationale. Les députés qui sont intervenus sur la question disent avoir constaté que dans la plupart des localités, les terres sont de plus en plus confisquées par les élites. « Les minorités des riches, celle de la classe administrative et économique, s’accaparent des terres au Cameroun au détriment des populations vulnérables et sans défense », s’est offusquée l’honorable Marguerite Dissake. Cet accaparement des terres se fait selon les députés, au détriment certaines couches sociales, notamment les jeunes et les femmes.

Les multinationales à l’affut des terres

Selon un rapport de la Banque mondiale publié le 22 juillet dernier, le continent compte 202 millions d'hectares de terres encore inexploitées. Ces vastes étendues de surfaces arables constituent une source de convoitise de la part des multinationales tant de l'agro-industrie que de l'industrie des biocarburants ainsi que des opérateurs locaux dont le goût irréfragable pour l'accumulation pousse à l'indécence. Ces terres, socle sur lequel s'appuiera la banque agricole pour accorder les crédits aux exploitants de ce secteur, relèvent encore toutes du domaine national, c'est-à-dire ne sont pas immatriculées. Ce qui crée une insécurité foncière dans les villages et coins reculés d'Afrique centrale en général, et du Cameroun en particulier.

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