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Politique of Friday, 31 January 2020

Source: cameroonvoice.com

Assassinats des militaires, élections: Kamto hausse le ton et prévient Biya

Interrogé sur l’avenir de son parti par nos confrères de la Deutche Welle, le Président Maurice Kamto sa rassuré en formulant quelques propositions pour sortir le Cameroun de la crise qu’il traverse actuellement.

C’est l’air rassuré et le ton apaisé que le Président du MRC a répondu lorsqu’il est interrogé sur ce que son parti deviendra après le boycott du double scrutin du 9 février prochain ; une occasion manquée de remporter des sièges au parlement et dans les communes. « Est-ce que c’est une élection qui maintient un parti politique sur la scène politique. Si c’était le cas on n’aurait pas plus de 10 partis politiques au Cameroun. Je ne crois pas qu’il y ait plus de 10 partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Si on y intègre les municipaux, il y aurait une vingtaine de partis. Au Cameroun il y a 300 partis politiques. Notre problème n’est pas notre survie après le 9 février 2020.

Le MRC ne s’arrête pas au 9 février 2020. La politique camerounaise ne s’arrêtera pas au 9 février 2020. Nous allons continuer à faire notre travail politique. Et la vie politique est dynamique. Nous avons décidé de ne pas aller à cette élection. Nous avons décidé de travailler afin que la scène politique évolue et croyez-moi nous allons y arriver. » Rassure le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.

Au sein de sa formation politique l’on est davantage préoccupé par le grand drame qui ne cesse d’endeuiller le Cameroun ; la crise dans les régions à majorité anglophone. Il rappelle avec fermeté que « Pour résoudre le problème anglophone il faut libérer absolument tous les détenus de la crise y compris ceux qui ont été condamnés à perpétuité. C’est une crise qu’il faut résoudre politiquement et non pas par la justice. Il faut négocier un cessez-le-feu avec les groupes armés pour créer les conditions qui permettront aux groupes armés de déposer leurs armes. Il importe de vraiment organiser une dialogue inclusif ; c’est-à-dire impliquer tous les tous les acteurs y compris les sécessionnistes pour leur dire qu’on n’est pas d’accord avec la sécession » pour Maurice Kamto La solution pour nous aujourd’hui c’est le fédéralisme mais pas un fédéralisme à deux états comme d’antan. Il se désole du rôle irresponsable du régime Biya qui fait preuve d’une bassesse spectaculaire dans la résolution de ce conflit. Si tout gouvernement est appelé à donner des réponses, le régime de Yaoundé se contente de se mettre au même niveau que les groupes armés.

« Quand vous gouvernez vous avez des instruments que d’autres n’ont pas. Le gouvernement peut mettre fin à la guerre, Ce que les sécessionnistes ne peuvent pas faire de façon unilatérale parce qu’ils seront soutenus par divers groupes dans la guerre tant qu’ils n’obtiennent pas quelque chose. » Explique Maurice Kamto. Pour lui il ne fait aucun doute que ce double scrutin puisse se dérouler effectivement dans les deux régions à majorité anglophone. Si la violence a gagné en intensité, il précise que « Lors de la présidentielle de 2018, la Commission électorale a estimé le taux de participation dans ces deux régions à 5 %.

Dans la réalité du terrain, la participation se situait non loin de zéro ! ». affirme-t-il. Après neuf mois de détention, l’arrêt des poursuites contre Maurice KAMTO avait été appliqué le 5 octobre 2019. S’il confie avoir pardonné à Paul Biya pour cette inculpation il n’est pas question pour lui de compromettre l’avenir de son parti et de son pays en participant à une élection de façade.

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