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General News of Tuesday, 18 August 2020

Source: cameroonvoice.com

Assassinat du gendarme à Finexs voyage: Paris, Yaoundé et Beti Assomo Impliqués

Cette enquête croisée va montrer qu’effectivement le motif du crime est bel et bien 100 francs CFA mais que Paris, Yaoundé et le ministre de la défense Beti Assomo sont les véritables commanditaires inconscients ou virtuels de ce crime qu’il faut qualifier d’aveugle. Nous allons vous expliquer pourquoi.

Ce weekend du 15 Aout a vu la mise en terre d’un vaillant fils du Cameroun qui a été assassiné le 22 juillet 2020 à l’agence de voyage Finexs à Douala, pour la somme de 100 francs CFA. Je me joins aux Camerounais, à la gendarmerie et à sa Famille (avec un grand F) pour invoquer le Dieu du ciel afin que la terre lui soit légère. Oui ! Nous avons perdu là un digne fils de notre pays :

La famille Liempime a perdu un petit fils, un fils, un époux et un père.
La gendarmerie nationale a perdu un brillant élément au service du Secrétariat d’Etat à La Défense, un formateur dans les écoles de gendarmerie et un grand technicien en maintenance.
Les vives émotions de cet assassinat, pourtant longtemps planifié, vont entrainer une enquête très bâclée qui va très rapidement établir que :

Les coupables sont les agents de l’agence de voyage Finexs.
Le motif du crime est la somme de 100 francs CFA.
Voilà la conclusion lapidaire que ces faux enquêteurs du régime ont servie au peuple Camerounais meurtri en guise de réponse à la mort d’un de leurs brillants éléments. En général, dans ces conditions cela cache quelque chose que nous avons établie en lançant cette enquête croisée, à savoir, les vraies responsables de cette violente barbarie.

Cette enquête croisée va montrer, que Paris, Yaoundé et le ministre de la Défense, Beti Assomo, sont les véritables commanditaires inconscients ou virtuels de ce crime qu’il faut qualifier d’aveugle. Et cela, en nous appuyant sur le motif même du crime (100 francs CFA).

Le motif du crime, 100 franc CFA.
Le Cameroun, sous le régime BIYA est un PPTE (Pays Pauvre Très Endetté), c’est-à-dire que la population, totalement paupérisée a pour unité d’échange commerciale 100 franc CFA. Les ménagères, les salariés, du public comme du privé, ne peuvent s’alimenter que sur la base de 100 francs CFA. Ainsi toutes les petites commerçantes et même les supermarchés ne peuvent ni vendre, ni faire de chiffres d’affaires si l’unité de vente n’est pas de 100 francs CFA. Aucune ménagère ne vous apprêtera la soupe du soir si elle n’achète pas légume, sel, viande cube, etc. par unité de 100 francs CFA. Il est donc clair que toute pénurie de cette monnaie d’échange primaire pourrait automatiquement créer une situation conflictuelle absolument criminogène. Manquer 100 franc CFA au Cameroun peut vous mener à la mort.

L’assassinat du gendarme Liempime est un meurtre aveugle.
La mort du gendarme Limpime n’est pas accidentelle mais elle est aveugle car cette mort, à cause des 100 FCFA, peut arriver à tout Camerounais et à tous les moments de la vie courante au Cameroun. En effet, en 2020, si toutes les altercations dues aux litiges causés par 100 franc CFA devait se solder par la mort d’un des belligérants, alors nous aurons en moyenne 1000 morts par jour au Cameroun. De même le gendarme, à partir du moment où il était sorti de chez lui sans un stock de 100 francs CFA, était déjà exposé aux altercations multiples qui se dressaient devant lui, les unes après les autres. En fait, avant de tomber sous les coups des garçons des toilettes de Finexs, ce gendarme avait déjà échappé aux griffes de la vendeuse d’arachides du péage, aux fourchettes de la vendeuse de poisson du carrefour, aux couteaux du vendeur de soyaou encore à la clef a mollette de la tenancière du débit de boissons, etc…

Les commanditaires de ces cimes
Les commanditaires de ce crime se situent a trois niveaux et tous font semblant d’ignorer leur responsabilité.

La France :
La France, en contrôlant globalement le FCFA, tire tous les bénéfices des économies des pays Africains et s’en vante. La même France qui est responsable de la production monétaire est totalement insensibleàla pénurie des pièces de 100 francs CFA qui gangrène l’économie camerounaise depuis près de 10 ans, créant automatiquement une inflation. Tous les produits au Cameroun qui se vendait à 100 Fcfa se vendent aujourd’hui à 500 Francs CFA pour contourner la pénurie. C’est donc naturellement que le premier responsable de la mort du Gendarme Liempime est la France, le moteur de la pénurie des 100 franc CFA et elle doit assumer : « MAN NO RUN ».

Le régime de Yaoundé :
Tous les économistes Camerounais ont attiré l’attention de la bande à Biya sur les gros freins et les tensions que cette pénurie occasionnait dans la société Camerounaise mais cette bande de paresseux est restée sourde à leur appel. La réaction disproportionnée des sbires du régime face à la mort du gendarme n’est qu’une pièce de théâtre mal ficelée pour cacher leur culpabilité avérée. A quoi sert donc un régime qui est incapable de mettre à la disposition des citoyens la monnaie qui régente et fluidifie les échanges des biens et des service dans une nation moderne. Cela s’appelle un état criminel.

Le ministre de la défense Beti Assomo :
Le ministre Beti Assomo était en mission récemment en Guinée Equatoriale. Une mission salutaire qui a permis aux deux pays de sauver de nombreuses vies. Après cette mission, le ministre Beti Assomo est revenu dans sa demeure où il avait retrouvé femmes et enfants. Mais le gendarme Armel Bosh, qui revenait, lui aussi, d’une mission au Sud – ouest du Cameroun pour la livraison du matériel militaire, c’est à dire une mission aussi délicate que celle du ministre Assomo, n’est jamais arrivé chez lui. Il n’a plus revu sa femme, ni ses enfants.

Autrement dit si le ministre de la défense avait mis à la disposition de ces gendarmes les mêmes moyens accordés aux missions du BIR, alors, nous sommes convaincus que la route de ce gendarme n’aurait jamais croisé celle de ces experts en arts martiaux, reconvertis en garçons des toilettes.

Le ministre de la défense, tout en assumant son mea culpa, doit s’assurer que toute force de l’ordre qui sort de sa maison, se séparant de sa femme et de ses enfants, pour aller en mission, retrouve sa demeure et sa famille, une fois sa mission accomplie. C’est un minimum.

En conclusion. L’arrestation des 10 personnes de l’agence Finexs Douala ou même la fermeture de cette agence n’est pas la meilleure façon de rendre justice au gendarme Armel Bosh. Les véritables commanditaires, conscients ou inconscients, doivent rendre gorge. Par exemples, le ministre de la défense pourrait tirer des conséquences, le régime de Yaoundé, donc l’incapacité à comprendre l’importance de la monnaie dans une société moderne est avérée pourrait rendre le tablier et la France pourrait dire Adieu à son usine de CFA de Chamalieres pour service extrêmement insuffisant.

Cette enquête est dédiée aux misérables Camerounais et aux nombreuses victimes de cette pénurie.

Nous souhaitons que la mort du gendarme Liempime lève le voile sur ce crime monétaire perpétuel organisé par la France et entretenu par le régime de Yaoundé.

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