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General News of Sunday, 8 November 2020

Source: agenceecofin.com

Assassinat des enfants au Noso : les groupes armés se rejettent la responsabilité

Le mouvement séparatiste armé de la zone anglophone du Cameroun terrorise depuis plusieurs années les enseignants, les élèves et leurs parents pour empêcher le fonctionnement des écoles. Depuis quelques semaines une frange extrémiste commet des attaques meurtrières contre les écoles. Cette escalade dans l’horreur divise le mouvement.

Des défenseurs du mouvement séparatiste actif dans la zone anglophone du Cameroun se sont opposés cette semaine aux violences commises sur des élèves et le personnel enseignant dans des établissements scolaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Selon le site d’information SBBC, les atrocités sont imputées aux combattants des branches armées du groupe indépendantiste dénommé « Ambazonia », qui revendiquent la création d’un Etat imaginaire à partir de l’ex Southern Cameroon.

Dans un message posté ce mardi 3 novembre sur sa page Facebook, l’activiste pro-séparatiste Mark Bareta soutient que la tuerie des écoliers du Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba est « insensée » et « malveillante ». « Je condamne avec véhémence cette action. Comme je l'ai déjà dit, les écoles, les églises, les hôpitaux ne sont pas des lieux visés en temps de guerre. Ces zones doivent être protégées et notre peuple et nos enfants méritent le droit à l'éducation. Les personnes tuées à Kumba ne sont pas mortes à cause de l'insécurité ; elles sont mortes parce que certaines personnes n'ont jamais voulu d'elles dans les salles de classe. C'est inacceptable et je le condamne de tout cœur », a déroulé ce porte-voix du sécessionnisme anglophone établi en Belgique.

Mark Bareta a également désapprouvé l’enlèvement, mardi dernier, de 11 enseignants d’une école confessionnelle appartenant à l’Eglise presbytérienne camerounaise à Kumbo, dans la région du Nord-Ouest. Cette position est partagée par Eric Tataw Tano, un influenceur web acquis aux idéaux sécessionnistes. « L'attaque contre l'une de nos écoles presbytériennes à Kumbo aujourd'hui est inacceptable », a-t-il déclaré, ajoutant : « l'enlèvement d'élèves, d'étudiants et de professeurs n'est pas un programme d'indépendance ».

L’activiste pro-séparatiste basé aux Etats-Unis d’Amérique accuse d’ailleurs son camarade Samuel Ikome Sako d’être le commanditaire du rapt du 3 novembre dernier. A en croire Eric Tataw Tano, l’opération du kidnapping des enseignants aurait été menée par les membres de la milice Bui Warriors, une bande armée fidèle à Samuel Ikome Sako, leader d’une des factions du pseudo gouvernement de l’état imaginaire « Ambazonia ».

Depuis l’annonce de la rentrée scolaire au Cameroun, la question de l’ouverture des écoles des régions anglophones oppose les leaders séparatistes. Après quatre années de crise sécuritaire, certains leaders séparatistes ont encouragé les parents à laisser les enfants reprendre le chemin des classes. Mais ce choix est contesté par l’aile radicale dont les affidés attaquent des écoles, assassinent des élèves et des enseignants, et procèdent à des prises d’otage.

Suite au massacre des sept écoliers du 24 octobre dernier, les autorités camerounaises ont annoncé un renforcement de la sécurité autour des écoles situées dans les régions anglophones. Mais les taux de fréquentation de ces établissements restent mitigés. Pour le gouvernement, l’éducation est un droit universel pour tous les enfants y compris ceux vivant dans ces régions où l’armée est aux prises avec les bandes armées. Un plan de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures détruites (routes, écoles, hôpitaux…) a d’ailleurs été lancé depuis quelques mois par les pouvoirs publics. Dans un premier temps, cette initiative vise les zones pacifiées, précise le gouvernement.

Parallèlement, l’armée intensifie des opérations de démantèlement des camps de retranchement des milices séparatistes pour pacifier la zone et favoriser le retour à un climat propice au développement socio-économique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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