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General News of Wednesday, 10 June 2020

Source: cameroonvoice.com

Assassinat de Samuel Wazizi: le régime Biya martyrise la presse indignée


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Réunis mardi à Yaoundé, Douala et Buéa pour exiger des éclaircis du gouvernement sur la mort de leur confrère Samuel Wazizi, des journalistes camerounais ont été troublés dans leur entreprise par les forces de l'ordre qui ont diversement violenté les Hommes de médias.

L’image la plus frappante de cette mobilisation de la Presse camerounaise contre l’injustice notoire du régime devant la situation du journaliste Samuel Wazizi, c’est le traitement infligé à la journaliste Annie Payep à Douala. Membre de la section littoral du Syndicat National des journaliste du Cameroun, elle a été prise à partie par des policiers en tenue et en civil venus empêcher la manifestation qui se tenait à la place du gouvernement à Bonanjo (Douala).


Annie Payep
?
@AnniePayep
We need #JusticeForWazizi. Ce matin les sections du #Littoral du #SNJC sont allées demander des comptes au gouvernement.
Quand j'ai vu le déploiement de la Police a #Bonanjo je me suis demandée si C'était pour nous. Eh ben notre démocratie se porte bien????

Elle a été violemment dépossédée de son téléphone, de son gilet de presse et soumise à un interrogatoire musclée auquel la journaliste à tenu tête, avant que les hommes en tenues ne se voient contraints de lui restituer ses effets.


Annie Payep
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@AnniePayep
Merci à tous ceux qui prennent des nouvelles. Oui J'ai passé un long moment avec eux. A entendre leurs menaces et sous entendus. Mais je vais bien. J'ai catégoriquement refusé de monter dans leur véhicule. Ils m'ont restitué mon téléphone et mon gilet presse. ????????#JusticeForWazizi

A Yaoundé, au Ministère de la Communication, à Douala et Buéa, devant les services de gouverneurs, les hommes de médias se sont effet mobilisés dans la matinée du 9 juin pour réclamer la Justice pour leur confrère. Suite logique d’une annonce du syndicats des journalistes SNJC et CAMASEJ relative à la constitution d’un collectif « JUSTICE FOR WAZIZI ». Le collectif, exige la constitution d’une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la mort du journaliste. Le courroux de la Presse réside surtout dans le fait que par la voix de Cyrille Atonfack, le porte-parole de l’armée camerounaise, l’opinion camerounaise a été informée que Samuel Wazizi n’est pas un journaliste, mais plutôt, « un logisticien au service des groupes terroristes engagés dans la crise anglophone.» Entre les lignes du communiqué à ce sujet il précise qu’après l’arrestation du journaliste le 2 août à Ekona, dans le sud-ouest du pays, Samuel Wazizi avait été transféré pour exploitation au service central de recherche judiciaire à Yaoundé.

SNJC_Cameroun
@SNJC_Cameroun
A #Yaounde devant le ministère de la communication et #Buea devant la région, nos camarades demandaient #JusticeForWazizi.
A #Douala les policiers ont encerclé #Bonanjo très tôt ce matin empêchant tout déploiement mais nous avons pu faire passer le message.

Seulement, ce procès a été reporté un peu plus de 14 fois et depuis dix mois, personne n’avait plus de nouvelles du journaliste. « Il n’a jamais été présenté devant la justice », a assuré son avocat, Me Lyonga Ewule, qui a dit avoir tout fait pour rencontrer son client, en vain. Dans un rapport publié le 3 juin dernier, l’ONG Reporters sans frontières renseigne que Samuel Wazizi était « détenu au secret », « en dehors de toute procédure légale ».

Le journalistes restent déterminés à réclamer la Justice malgré les brimades du régime Biya qui cause résolument incessamment du tort à la Presse au Cameroun. On se souvient qu’à ce jour deux journalistes sont en détention illégale. Paul Chouta incarcéré au motif d’une accusation peu solide ne devait pourtant aller au-delà de 6 mois en est au 12 eme mois sans qu’il ait été proprement jugé. Le journaliste Sébastien Ebala , arrêté pour des raisons sensiblement analogues est également en détention depuis le vendredi 17 avril, sans mandat par des agents de la Division de la Sécurité Militaire.


NKWEBO DENIS
@DENISNKWEBO
Le SNJC affronte les abeilles pendant que d'autre journalistes prennent tranquillement leur miel. Après ils viendront exiger qu'on les défende

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