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General News of Thursday, 11 June 2020

Source: cameroon-info.net

Assassinat de Samuel Wazizi: Haman Mana détruit le colonel Cyrile Atonfack


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Reprenant les éléments du communiqué du ministère de la Défense, notre confrère tourne en dérision la version officielle au sujet de la mort controversée de Samuel Wazizi.

Le communiqué du porte-parole de l’armée au sujet de la mort de Samuel Wazizi, publié le 5 juin 2020, loin d’avoir atténué les critiques, a plutôt rajouté à la controverse autour des circonstances de cette disparation.

Selon la version officielle, le journaliste était un logisticien des groupes séparatistes opérant en zone anglophone. Il avait été arrêté par l’armée au Sud-Ouest le 3 août 2019 et est mort le 17 août, deux semaines plus tard, à Yaoundé des suites d’une sepsis et non d’un quelconque acte de torture. Et le colonel Cyrile Atonfack d’ajouter que les accusations portées contre l’armée par des associations de journalistes, les ONG et les proches du défunt résultent d’une volonté de saper le moral des troupes, engagées dans la lutte contre les sécessionnistes.

C’est, ce récit controversé des faits que Haman Mana tourne en dérision dans une chronique ironique, publiée dans les colonnes de son journal, Le Jour, édition du 8 juin 2020.

Extrait: «Démasqué, il (Samuel Wazizi, NDLR) fut arrêté et mis sous haute protection, ses gardiens le couvant de multiples attentions. Ils le transférèrent ainsi de Buea à Yaoundé, où ils le laissèrent en contact permanent avec sa famille; aussi bien celle de Yaoundé que celle de Buea. Mais cet homme avait l’esprit résolument tourné vers le mal. Il s’infecta délibérément et massivement le sang et en mourut. Il mourut entre les mains de médecins qui n’avaient ménagé ni leur peine, ni leur science pour le sauver. C’était deux semaines après son arrestation, avant qu’on n’ait le temps de le présenter à un juge. Sa famille fut informée de sa mort. Mais elle se comporta de façon indigne: elle ne vint pas récupérer la dépouille de leur parent. Dans leur mansuétude infinie, ses gardes le déposèrent à la morgue».

Voici la chronique d’Haman Mana:

Mort de Sam Wazizi

En vérité, je vous le dis...

A Ekona, un village situé au pied du Char-des-dieux, vivait un homme passé maître dans l’art du camouflage. Il se faisait appeler Sam Wazizi, alors que son vrai nom était Samuel Ajiekah Abuwe.

Il se présentait comme journaliste, alors qu’en fait, il était un coordonnateur des opérations permettant aux Ambaboys de se ravitailler, de se déplacer et de combattre l’armée de Dieu à travers le Fako.

Démasqué, il fut arrêté et mis sous haute protection, ses gardiens le couvant de multiples attentions. Ils le transférèrent ainsi de Buea à Yaoundé, où ils le laissèrent en contact permanent avec sa famille; aussi bien celle de Yaoundé que celle de Buea. Mais cet homme avait l’esprit résolument tourné vers le mal. Il s’infecta délibérément et massivement le sang et en mourut. Il mourut entre les mains de médecins qui n’avaient ménagé ni leur peine, ni leur science pour le sauver. C’était deux semaines après son arrestation, avant qu’on n’ait le temps de le présenter à un juge. Sa famille fut informée de sa mort. Mais elle se comporta de façon indigne: elle ne vint pas récupérer la dépouille de leur parent. Dans leur mansuétude infinie, ses gardes le déposèrent à la morgue.

Dix mois plus tard, la communauté chrétienne célébrait la Pentecôte. Dans le sillage de l’Esprit Saint, Belzebuth descendit aussi sur le Cameroun et ses suppôts se mirent à calomnier la sainte armée de Dieu; l’accusant d’avoir torturé à mort Sam Wazizi, et dissimulé son corps.

Chers frères dans la vérité, je vous exhorte à ne point écouter cette légion de païens et de mécréants. Le Malin est leur dieu et le mensonge est leur Loi. Ils parlent de la vérité, mais ils ne sont pas au service de la vérité. Leur propos est captieux, et leur objectif est de remplacer le règne de Dieu, notre Dieu, par celui de leur maître, le prince des ténèbres.

Ne cédez pas à leur séduction.

Protégez-vous d’eux en ayant toujours ceci présent à l’esprit: il n’y a de vérité que celle que je porte.

Méfiez-vous surtout de ce subtil mensonge que ces incubes et succubes instillent dans les esprits: «Même enterrée, la vérité sort toujours».

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