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xxxxxxxxxxx of Wednesday, 19 May 2021

Source: Camerounweb.com

Assassinat de Lydienne Tapa : le MRC de Maurice Kamto s’invite dans les débats


• Le MRC souhaite que la justice fasse la lumière sur l’affaire Lydienne Tapa

• Le parti politique demande la suspension du présumé assassin Derlin Eyono Ebanga

• Le MRC demande une commutation du gouvernement sur l’affaire


Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) invite les autorités camerounaises à faire la lumière sur l'affaire Lydienne Tapa. La jeune étudiante a été tuée par balle le 25 juillet 2020 par le sou préfet Franck Derlin Eyono Ebanga qui était son petit ami. Ce dernier loin d'être inquiété continue de vaquer normalement à ses occupations alors que l'enquête ouverte depuis 10 piétine.

Le MRC à travers un communiqué demande la suspension de l'ancien sous-préfet de l'arrondissement de Lekoundje accusé de meurtre. Le parti de Maurice Kamto demande également un dénouement de l'enquête judiciaire. « Au regard de ce qui précède. Le MRC demande le dénouement de l'enquête judiciaire, la suspension de Franc Derlon Eyono Ebanga jusqu'à la fin de l'enquête et éventuellement du procès, une communication publique de l'autorité gouvernementale ainsi que du procureur de la République en charge de l'affaire afin d'informer le public comme cela se fait généralement dans tous les Etats républicains », précise le communiqué.

Les faits qui font froids dans le dos

Selon des enquêtes, le Sous-préfet de Loukoundje aurait des antécédents psychiatriques, révèle Ariane Télévision. En effet, le jeune sous-préfet qui a froidement abattu sa compagne le 25 juillet "souffrirait depuis son adolescence, de troubles mentaux, se manifestant par des excès de violence subite et serait suivi par le médecin de famille depuis des années", apprend-on. Avant le tragique drame qui émeut tout le Cameroun, ces éléments ont été cachés au public et ses parents ont joué de leurs relations pour qu'il puisse intégrer l'ENAM. Dans leurs témoignages, plusieurs de ses anciens camarades de classe le décrivent comme "un psychopathe instable, violent, manipulateur et froid".


Le jour où tout a basculé

Autour de 22 heures, après son arrivée à Kribi à 18 heures ce 25 juillet, Lydienne Solange Taba, la jeune fille qui a perdu la vie par balle reçoit un appel. «Elle a eu un échange houleux avec son amant», témoigne Londe Nikembe, sa cousine et tutrice. L’étudiante décide alors de se rendre au quartier administratif. Elle y passera la nuit. Selon des indiscrétions, les deux amants n’étaient pas seuls dans la villa. Autour de 9 heures du matin, le lendemain, un coup de feu retenti à la résidence du sous-préfet. Dans la chambre à coucher du chef de terre, la jeune dame gît dans une mare de sang.

Aussitôt informés, le préfet de l’Océan, Antoine Bisaga et le procureur de la République près des tribunaux de Kribi se rendent sur les lieux du drame.
Le pronostic vital de la victime est engagé. Elle est transportée à l’hôpital de district de Kribi où elle rendra l’âme avant d’être conservée à la morgue de la même formation sanitaire.

Placé en garde à vue à la compagnie de gendarmerie de Kribi, le sous-préfet, témoin de la scène aurait fait un malaise dans la soirée. De leur côté, les proches de la victime réclament justice. Ils veulent comprendre les circonstances de la fin tragique de Lydienne Solange Taba. La compagnie de gendarmerie de Kribi continue d’entendre toutes les personnes impliquées de près ou de loin. Le chef d’escadron Nkondje Mbella et ses hommes comptent bien boucler cette enquête dans les plus brefs délais afin que la justice se saisisse du dossier.

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