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General News of Monday, 4 February 2019

Source: koaci.com

Arrestation de Kamto: l'inquiétant silence des camerounais

Les camerounais ne manifestent pas dans la rue pour revendiquer la libération des membres du directoire national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) comme constaté sur place.

Le 28 janvier dernier, les membres du Mrc dont Maurice Kamto, (candidat malheureux à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 avec 14,23%), avaient été interpellés dans un domicile privé à Douala, la métropole économique du Cameroun. L’arrestation du « leader » de l’opposition et des cadres de son parti, avait été suivie de leur transfèrement à Yaoundé.

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Quelques partis non représentés au parlement et associations de la société civile, ont timidement condamné l’arrestation des membres du directoire national du Mrc.

Le Bureau exécutif national du Social Democratic Front (SDF, principal parti de l’opposition camerounaise qui compte actuellement 18 députés et 7 sénateurs contre 1 seul parlementaire pour le Mrc), n’a pas officiellement réagi à l’arrestation des cadres du Mrc.

Cette fin de semaine, le Mrc avait annoncé des marches « pacifiques ». Interdites par l’administration aussi bien à Yaoundé qu’à Douala, ces manifestations n’ont finalement pas eu lieu.

Les huit (8) charges retenues contre Maurice Kamto sont connues depuis mercredi.

Elles lui ont été notifiées au cours d’une audition au Groupement spécial d’opération (Gso).

Le leader du Mrc est poursuivi pour, hostilité contre la patrie, insurrection, rébellion en groupe, attroupement, trouble à l’ordre public, incitation à l’insurrection, association de malfaiteurs et complicité.