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General News of Wednesday, 24 June 2020

Source: actucameroun.com

Arrestation d'Ernest Obama : enfin, les non-dits de l'affaire tombent


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Au-delà de toutes les émotions fondées ou opportunistes suscitées, depuis le 18 juin dernier, par l’interpellation d.’Ernest Obama au siège du Groupe l’Anecdote à Nsam.

Une interpellation qui, non seulement défraie la chronique en faisant les choux gras de la presse, mais alimente les commentaires les plus divers, il nous a semblé nécessaire et opportun d’apporter dans cette édition, des éclairages qui peuvent suffire à comprendre, dans cette affaire qui oppose désormais Ernest Obama à son ex-employeur, cette colère qui pousse aujourd’hui Jean Pierre Amougou Belinga à mettre à la disposition de la justice, celui qui, des années durant, a fait office de bras séculier et de missi dominici. Ceci, après décryptage de nombreux non-dits qui plombent tristement les flancs obscurs de cette affaire.

Premier élément à prendre en compte et qui pourrait expliquer toutes les curiosités, observées dans Faffaire Obama. Il faut préalablement se souvenir que le 27 juillet 2017, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera, ami intime de Jean-Pierre Amougou Belinga, décore à titre exceptionnel le Pdg du Groupe L’Anecdote et Ernest Obama au palais présidentiel de Bangui. C’est dire de quel degré d’estime et de confiance les deux Camerounais jouissent auprès du chef d’Etat centrafricain. Bon à savoir aussi : Ernest Obama compte dans le proche entourage de l’homme d’affaires camerounais, parmi les gardiens de la forteresse Amougou Belinga.

C’est à ce titre qu’il va rencontrer personnellement à plusieurs reprises, ces derniers mois, et sur ordre de mission de son boss, le président Faustin-Archange Touedera à Bangui. Seulement, comme la laitière de la fable, qui rêvant châteaux en Espagne, laissa tomba sa cruche, l’envoyé spécial de Jean-Pierre Amougou Belinga, baignant dans une confiance aveugle, va sans scrupules, oublier le pot au lait gracieusement offert par son patron pour quelques coquecigrues. De nombreuses croupières diantrement taillées sur le dos de son patron en sont quelques-unes, ailes déployées aux mirages, ces derniers temps, brandis par certaines hautes personnalités de la présidence de la République.

En effet selon nos sources, plus soucieux de son propre avenir que celui de son patron et de l’important groupe de presse qui l’emploie, Ernest Obama est inexplicablement mis à la solde de ces manipulateurs déshumanisés qui, dans les hautes strates de la République, auraient réussi à le convaincre de l’imminence de la descente aux enfers de son puissant et fortuné boss. Pour quelles raisons et pour quels motifs ? Juste des ragots pour piéger l’ambitieux fils adoptif de Jean-Pierre Amougou Belinga.

Ingrat et opportuniste, celui qui est aussi l’affidé de Samuel Eto’o Fils, aurait donc entrepris, à l’insu de son employeur, de l’épier secrètement pour rapporter au quotidien tous les faits et gestes de son patron, à ses nouveaux donneurs d’ordre de la présidence de la République. Dans l’optique à court terme de s’accorder une assurance vie à son propre avenir, sûr qu’il était que l’avenir de son patron se présentait en pointillé. Pour qui le connaît un peu, sait que sa longue traversée de désert d’autrefois, a toujours été pour le jeune prétentieux, ex-employé d’Ariane Tv, une véritable meurtrissure…

Des langues qui ont commencé à se délier, parlent en effet, d’un maillage d’alliances dans ces hauts lieux de la présidence de la République. Des propositions d’un poste ministériel comme prochain ministre de la Mefou et Afamba lui auraient ainsi été faites dans la foulée. Un projet de livre intitulé : « Résurrections, voyage au cœur de l’humanisme de Paul Biya », avec une préface du président centrafricain et un post-face du Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, participerait également de ce maillage stratégique en vue d’atteindre cet objectif.


Manoeuvres de couloirs


L’anecdote qui s’est emparée de cette histoire de projet de livre prétend même que sur instructions du Dec, de fortes sommes d’argent débloquées par un Dg d’une société dont le siège a pignon sur rue à la Place de l’hippodrome à Yaoundé, auraient été mises à la disposition de ce futur jeune ministre Mvele. C’est ainsi qu’à la suite de la création d’un hebdomadaire dénommé Le Temps, aujourd’hui à sa 18èùe édition, avec pour Dp, un certain François Arnvela Mbesse, le projet de création d’une chaine de télévision serait encore aujourd’hui dans le pipe, provoquant à la foulée une vague de défections des journalistes Mvele au sein du personnel de Vision 4.

Celle télévision pourrait s’appeler si nos sources s’avèrent exactes Mediatude Tv, qui n’est pas une inconnue des habitués de Facebook. Tout ceci se fait à l’insu du Pdg du Groupe L’Anecdote. Sa désillusion aurait même été d’autant plus brutale, en apprenant, il y a six mois, certaines de ces manœuvres de son fils adoptif et adulé. Quand une de ses cousines mvele, très proche du Dec, aujourd’hui élue après le double scrutin du 9 février 2020, entreprend de faire des pressions en haut lieu où elle a des entrées intimement aisées pour que son mentor de cousin devienne effectivement ministre de la Mefou et Afamba dans le prochain remaniement, soit à la place de Clémentine Ananga Messina, soit Luc Magloire Mbarga Atangana qui sont à ses yeux trop vieux et dépassés. Toutes ces grandes manœuvres de couloir de cette élue mvele membre d’une faction dissidente de l’Association Angounda, arrive aux oreilles d’Amougou Belinga.

Surpris, il n’en croit pas un seul instant ce qu’il entend. Mais quand il découvre enfin la vérité, il demeure indéfiniment ébaubi. Tant et si bien que beaucoup d’observateurs pensent aujourd’hui que ce serait là le vrai motif du limogeage d’Ernest Obama au poste de directeur de Vision 4, il y a six mois. Vrai ou faux ? Toujours est-il que toutes ces histoires racontées sous les chaumières, ne manquent pas de sel quand on apprend qu’au cours des nombreux et récurrents va-et-vient entre Bangui et Yaoundé, en jet privé, Ernest Obama, désormais fondé sur les certitudes des informations racontées par ses amis en haut lieu, décide de profiter de ses réguliers tête-à-tête avec le président centrafricain Touadera pour canarder carrément son patron. Et comment ?

Comme mû par une intuition d’un dieu déchiré entre un fond proprement divin et une puissance maléfique qui l’exhorte inexorablement à faire du mal. C’est ainsi que le « fils adoptif et très adulé » de Jean-Pierre Amougou Belinga ne s’embarrasse d’aucun scrupule et d’aucune histoire salace, toutes inventées de toutes pièces, pour salir et portraiturer son patron en le traitant de tous les noms d’oiseau. Absolument rien ne l’arrête dans son élan impitoyable de se constituer une clientèle toute acquise à lui.

Ingrat et oublieux de tous les bienfaits de son patron, il le voue aux gémonies comme on le ferait d’une orange pressée. Rumeurs de énième main, ragots d’épiciers, mensonges grossiers, tout y passe pour faire lever l’orage. Et comme la bêtise amène parfois un renforcement de l’orgueil, Ernest Obama croit très vite trouver auprès de son interlocuteur centrafricain, une oreille particulièrement attentive. Surtout que celui-ci continue d’être affable et généreux.


Mauvais rêve


Pourtant, il se trompe… Seulement, rien ne semble pouvoir freiner l’ardeur luciférienne du traitre qu’il est devenu. Juste pour sa seule survie financière. Naturellement, quand on a commencé à trahir, on continue résolument à le faire. Ainsi, après avoir trahi son père, Ernest Obama décide de trahir son hôte présidentiel centrafricain. Et pour mordiller ses puissants jarrets, il ne va pas loin. Donnant donc raison aux amateurs des proverbes qui estiment que la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Ernest Obama jette donc son dévolu pour trahir le président Touadera, sur Anicet-Georges Dologuélé, un homme politique fortuné de l’Urca, le principal parti de l’opposition en Rca.

Cet ancien premier ministre de 1999 à 2001, candidat à la prochaine élection présidentielle du 27 décembre 2020, est un redoutable adversaire de Faustin-Archange Touedera. Ce dernier le soupçonne depuis quelque temps d’importer des armes de Russie pour le renverser, au cas où le candidat de l’Urca ne réussirait pas à accéder au pouvoir au mois de décembre prochain. Dologuélé a besoin d’un jeune et brillant communicateur comme Obama.

Il sait également que ce dernier détient des informations sensibles sur le président centrafricain. Surtout que, pour lui rendre la monnaie de sa pièce, face à aux accusations dont il fait l’objet, le leader de l’Urca a commencé depuis quelques temps à accuser à son tour Faustin-Archange Touadera de trafic de diamants via le Cameroun… Il arrose donc lourdement Ernest Obama pour lui tirer les vers du nez. Ce dernier a-t-il commencé à parler ? Nul ne le sait.

Toujours est-il que, mis au parfum de tous ces agissements clientélistes de ce proche collaborateur ringard qui n’avait jamais cessé de brûler des cierges pour demeurer la seule prunelle de son œil, Jean-Pierre Amougou Belinga commence dans un premier temps à s’interroger sur toute cette série de bizarreries non élucidées, observées depuis quelques mois dans les divers comportements de celui qu’il continue à considérer comme son « fi/s ». Surtout cette méthode des petits pas en avant sur un tapis qui roule en arrière qu’adopte Ernest Obama quand il l’affecte tour à tour à Vision 4 Rca et Télésud à Paris.

Le fils adoptif qui n’avait jamais refusé un poste de responsabilité commence étonnement à rechigner en exigeant des avantages pour se déplacer. Une méthode assortie de moult chantages. La désillusion du Pdg du Groupe L’Anecdote sera d’autant plus grande quand il apprend de la bouche du président centrafricain, lui-même, le ralliement d’Ernest Obama derrière Anicet-Georges Dologuélé. Tollé général. Il se croit dans un mauvais rêve. Il aura fallu qu’il se pince pour croire le contraire. Pire, dans les couloirs du siège du Groupe l’Anecdote à Nsam, Ernest Obama entreprend avec fanfaronnade de se délecter d’impressionner ses autres collègues en leur faisant un étalage ostentatoire et condescendant de ses rapports très étroites avec le Dec. Il l’appelle même avec une curieuse et inexplicable légèreté « beau-frère ».


Haute trahison


Ne croyant même pas d’en rajouter quand il est, dans un premier temps, appelé à s’expliquer discrètement dans le bureau de son patron. Son aplomb pour narguer tout le monde devient même intenable, au point de se demander d’où il tient son boss. Il assure même sans fard que rien ne peut lui arriver. Ceci, avec une assurance qui oscille entre arrogance et bravade. Ce qui contribue à attiser la colère de Jean-Pierre Amougou Belinga jusque-là stoïque.

Pour dire vrai, ce « zomlo’o » Mvog Belinga, malgré tout ce qu’il entendait et voyait, aura toujours refusé de voir fleurir tous ces cactus de la trahison de son fils adoptif. On a beau avoir un cœur d’airain, on finit par craquer devant tant de mépris et d’humiliation. Et ce qui devait arriver, est résolument arrivé le 18 juin dernier. Tant et si bien que beaucoup de vierges effarouchées de la bien-pensante se sont vues horrifier à l’idée que l’on puisse interpeller une star de la télé en lui ôtant les chaussures.

Comme on peut l’observer. Ernest Obama aura d’abord trahi le président centrafricain Faustin-Archange Touedera (Haute trahison). Ensuite, il a trahi son employeur, son père, son créateur. Ailleurs, on ne les déchausse pas tout simplement pour les remettre aux autorités judiciaires. On les tue. Les traîtres, les félons, les renégats, les apostats.


Voici comment les anciens collaborateurs d'Obama le détruisent