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General News of Thursday, 22 October 2020

Source: cameroonvoice.com

Argent et trahison: Field Marshal, le préfet de Lebialem et la liquidation du 'Général' Ayeke

Soldat des forces spéciales camerounaises depuis 2014, il était passé à “l’ennemi” au plus fort de la guerre entre les forces armées camerounaises et les groupes armés d’autodéfense se réclamant du mouvement sécessionniste anglophone, celui que l’on a connu ces derniers temps sous l’appellation de “Général Ayeke”, avait été de nouveau retourné par ses anciens employeurs qu’il avait quittés, au point de devenir leur pion au sein du groupe armé des terribles “Red Dragons” dirigé par Oliver Lekeaka alias “Field Marshal”.

En effet, des activistes de la diaspora camerounaise des Etats-Unis travaillant pour le régime Biya avaient réussi à liguer Ayeke contre le numéro 1 des Red Dragons, Field Marshal, poussant ainsi celui qui deviendra ainsi leur élément infiltré dans le mouvement armé sécessionniste à créer un autre groupe, les “Gorillas Fighters”, après qu’il eut tenté de livrer Field marshal et un bon nombre de ses éléments à l’armée camerounaise.

D’ailleurs des sources de Cameroonvoice au sein des forces armées camerounaises avouent avoir tué jusqu’à récemment des insurgés des Red Dragons grâce à des informations assez précises qui leur avaient été données par Ayeke en personne. En plus de cela, ils avouent que des kidnappings et des assassinats épouvantables d’anglophones et autres incendies imputés aux sécessionnistes étaient perpétrés par le “général” dissident des Red Dragons, dans le but de donner une sombre idée de la cause sécessionniste assimilé de ce fait au terrorisme.

La collaboration bon an mal an entre l’infiltré et les forces camerounaises aurait pu continuer jusqu’à ce jour, si le général Ayeke n’avait pas envoyé un message whatsapp colérique et menaçant au préfet du Lebialem, son principal interlocuteur dans le cadre du deal avec le pouvoir. Un message auquel le préfet aurait réagi en lui faisant dire de se méfier sous peine de graves représailles. Cette réaction du préfet aurait alors tellement courroucé le “Général” collabo qui s’attendait plutôt à voir son « ami » faire amende honorable et revenir sur le “droit chemin” d’une collaboration entre eux -dans l’objectif à terme d’assassiner Field marshal- qui s’était montrée jusqu’alors exemplaire ! C’est ainsi qu’il menacera le Préfet Mungambo Ekema William (qu’il appelle maladroitement en anglais “D.O” –Divisional Officer, c’est-à-dire sous-préfet, au lieu de SDO, Senior Divisional Officer, préfet, comme il convient) de révéler certains secrets. Après avoir appris à travers des langues persofleuses que le préfet avait décidé son élimination et comptait susciter au sein de son propre mouvement des Gorillas Fighters une rébellion qui implémenterait un tel plan (« qui tue par l’épée, périra par l’épée », dit l’adage), “General” Ayeke s’était mis à révéler certains secrets du chef de terre, à savoir notamment que le Préfet avait démarché une somme de 500 millions pour ramener sur les voies républicaines le très obstiné et très craint Field Marshal, mais qu’une fois cet argent mis à sa disposition par qui de droit, le préfet avait proposé à Field Marshal une somme de 100 millions de francs CFA au lieu des 500 millions. D’où le refus du chef des Red Dragons d’accéder favorablement aux sollicitations du pouvoir camerounais.

Cette décision de Ayeke de tout révéler était suicidaire comme l’est toute violation de l’omerta dans les organisations mafieuses. Même si cette opération de liquidation d’un révolté a coûté la vie à trois soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), unité anti-terroriste des forces armées camerounaises. Et c’est à juste titre que notre confrère en exil Michel Biem Tong de Hurinews parle de « Cosa nostra », au sujet de la liaison secrète pouvoir-Ayeke.

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