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Actualités of Thursday, 8 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Après l’Extrême-Nord, les militaires affectés au NOSO menacent le régime

• Les militaires accusent leurs supérieurs de détourer leur prime

• Un général est principalement indexé par les militaires mécontents

• Des plaintes similaires sont recensées dans l’Extrême-Nord du pays



Les militaires déployées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun ont du mal à contenir leur colère. Ces derniers réclament trois mois de primes impayées selon Boris Bertolt.

« Au Cameroun, les scandales sont étouffés mais il n’en demeure pas moins qu’ils existent. En commençant par celui des primes des soldats affectés en zone anglophone.


En effet, les militaires et officiers supérieurs se plaignent de ne pas percevoir leurs primes depuis trois mois. Une situation qui affecte durablement le moral de troupe déjà en difficulté face aux Ambazoniens qui se sont renforcés militairement », révèle la source.

Ces militaires estiment que leur rémunération a été détournée par leur supérieur hiérarchique. Ils accuseraient le général de brigade Nka Valere en particulier.

«Les soldats de troupe et les officiers ont le sentiment que leurs primes ont été détournés par les généraux. Principalement mis en cause, le général de brigade Nka Valere, commandant de la 5eme région militaire interarmées. C’est à dire à dire le patron de la guerre en zone anglophone », précise Boris Bertolt qui indique que les soldats n’ont pas eu la possibilité de se plaindre auprès de René Claude Meka, le chef d’Etat major des armées au cours de la visite de contrôle opérationnel et d’évaluation sécuritaire qu’il a effectuée en zone anglophone au début du mois d’avril 2021.

« Meka ayant choisi de rester avec les commandants, colonels et généraux sans vouloir écouter la troupe et les officiers qui gronde. Revenons à Nka Valere , le commandant de la 5 eme région militaire interarmées est accusé par les soldats et officiers de protéger des officiers supérieurs qui détournent les primes. Lui qui s’est également enrichi depuis son affectation en zone anglophone », conclut le lanceur d’alerte.

Avant le NOSO, les militaires en poste dans l’Extrême-Nord du Cameroun et qui luttent contre le groupe armé Boko Haram ont exprimé leur ras-le-bol. Ils dénoncent les conditions dans lesquelles ils sont logés.