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General News of Thursday, 12 November 2020

Source: Cameroon Info

Anne Féconde Noah Biloa révoltée contre les combattants sécessionnistes

La responsable du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) dénonce des lenteurs dans la mise en place des résolutions du Grand dialogue national par le gouvernement camerounais.

La crise anglophone préoccupe au plus haut point le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). On l’a senti dans les propos de la porte-parole du président national Cabral Libii, interrogée par ABK Radio le 11 novembre 2020. Anne Féconde Noah Biloa critique la réponse du gouvernement, jugée inadaptée même après le Grand dialogue national. Elle pense que «le dialogue est inévitable». La militante du PCRN pense que la mise en place des résolutions du Grand dialogue national tenu en septembre-octobre 2019 ne se fait pas à la vitesse souhaitée.

«La situation s’est développée sur le terrain. Elle a pris une tournure qui était inattendue et aujourd’hui il n’y a pas en face que les compatriotes qui ont des revendications corporatistes et qui défendent une idéologie, un idéal, une forme de l’Etat sur laquelle il est tout à fait légitime que nous discutions parce que ça concerne le Cameroun. Il me semble que le gouvernement a commencé à apporter des réponses à certaines revendications initiales et à ce jour, le grand dialogue national s’est tenu pour renforcer davantage les solutions en vue de la résolution de cette crise-là. Nous devrions être aujourd’hui non seulement en train de discuter de ce qui a déjà été fait, de mettre en oeuvre les résolutions du Grand dialogue national et de les évaluer», réagit-elle.

La porte-parole de Cabral Libii estime que les lenteurs ainsi observées ont plutôt aggravé la situation sécuritaire. «Mais pendant que les discussions sont en cours dans ce sens, pendant que nous qui avons participé à ce Grand dialogue national, nous interrogeons sur la lenteur du gouvernement de la République à mettre en œuvre ces solutions-là, à commencer à les expérimenter au moins il y a une nouvelle catégorie de personnes qui apparaissent. Nous avons des gens qui tuent, qui décapitent, qui écartèlent, qui filment et qui publient sur les réseaux sociaux pour se repaître de leurs crimes. Nous avons des cas comme celui de madame Florence Ayafor, Confort Tumasang, des personnes enterrées vivantes, des pères de familles décapités devant leurs enfants parce qu’ils seraient considérés comme des traîtres. Nous sommes passés des revendications à autre chose», déplore le porte-parole du député Cabral Libii.

Anne Féconde Noah Biloa en vient à se demander quelles sont les réelles intentions de certains protagonistes de la crise anglophone. «En réalité il faut faire la différence entre ces deux situations. La situation est tellement confuse aujourd’hui qu’on ne sait plus exactement qui lutte pour quoi ? Ce qui est sûr c’est que ceux qui tuent, ceux qui décapitent les anglophones, ceux qui prennent une école pour cible, ne peuvent pas être dans la revendication. Ils ont un autre agenda. Ils ont un autre problème que nous ne pouvons pas comprendre à ce jour. Et le fait est là. C’est que dans cette partie du pays, les citoyens ne sont plus en sécurité, les citoyens sont attaqués». Elle en appelle à l’instauration de l’Etat d’urgence qui contribuerait, selon elle, à mieux sécuriser les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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