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General News of Monday, 14 December 2020

Source: Cameroon Info

Ambazonie : voici le rapport de l'ONU qui ébranle Etoudi

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU (OCHA-Cameroun) a recensé près de 700 cas de violence en zone anglophone durant cette période, dont l’odieux assassinat d’élèves dans une école à Kumba.
En octobre 2020, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont connu, comme plusieurs années déjà, des cas d’assassinat, d’enlèvement et autres menaces. C’est ce que relève le rapport mensuel du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU (OCHA-Cameroun), relatif au conflit dans les régions anglophones, publié le 9 décembre.

Le secteur de l’éducation est celui qui a payé le plus lourd tribut. «Le mois d'octobre a été marqué par les attaques les plus violentes et les plus sanglantes contre l'éducation depuis le début de la crise en 2017», lit-on.

L’organe onusien rappelle la tuerie sauvage dans une école à Kumba (Sud-Ouest) et les enlèvements dans un collège de Bamenda (Nord-Ouest).

«Des incidents majeurs ont été enregistrés dans les divisions de Bui et Mezam dans la région du Nord-Ouest, dans les divisions de Meme, Fako et Boyo dans le Sud-Ouest, le massacre de Kumba le 24 octobre étant l'attaque la plus meurtrière et la plus violente. Au moins huit enfants ont été tués, et plus d'une douzaine ont été blessés après que des tireurs non identifiés aient pris d'assaut l'Académie internationale bilingue Mother Francisca à Kumba, dans le département de la Meme, ce jour-là. Le 23 octobre, la veille, 15 étudiants du Collège polyvalent progressiste de Bamenda auraient été enlevés par des combattants des groupes armés non étatiques (NSAG) alors qu'ils rentraient de l'école», relate le document.

Outre les exactions attribuées aux groupes armés pro séparatistes, OCHA-Cameroun relève des incidents commis par les forces armées régulières.

«Il s'agit notamment du transport forcé d'enfants vers des écoles publiques dans des fourgons militaires, de l'occupation d'installations scolaires non opérationnelles et de la fermeture d'écoles informelles ou communautaires au profit d'écoles publiques. De tels incidents ont été signalés dans les divisions de Ngo-Ketunjia, Bui et Donga Mantung, toutes situées dans la région du Nord-Ouest», souligne le rapport.

Sur la même période, 669 incidents de violence basée sur le genre ont été signalés dans les deux régions, y compris des attaques dirigés contre les travailleurs humanitaires.

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