Vous-êtes ici: AccueilInfos2019 06 21Article 465367

General News of Friday, 21 June 2019

Source: cameroonvoice.com

Ambazonie: l'Armée maîtrise un pactole de 55 camions de matelas

L'armée Camerounaise dans le NOSO vient de déjouer de manière magistrale le détournement de plus de 55 camions de matelas dépêchés personnellement par Mr Paul Biya, nous dit-on, pour une distribution aux Anglophones en compensation de leurs foyers et maisons détruits. Cette opération de l'armée fait suite aux multiples malversations des entrepreneurs de guerre qui ont déjà commis les détournement de la quasi-totalité des aides destinées aux réfugiés et déplacésde cette salle guerre. Et elle s´inscrit dans l´action de notre armée pour soulager la peine de nos compatriotes en détresse.

Il est toujours très difficile de parler de notre armée sans évoquer ce lourd tribut qu'elle paye, à cause des erreurs politiques et du manque de vision de nos dirigeants qui laissent notre armée complètement vulnérable faute d'investissements appropriés et consistants. Comment ne pas penser à l'assassinat de ces braves soldats à Darak que l'on aurait certainement évité si l'armée disposait de radars, drones ou des agents de renseignement en nombre et en qualité. La mission d'un soldat n'est pas de s'offrir à la mort, comme le pense l'état RDPC. Sa mission est de défendre sa patrie. L'état doit donc lui donner tous les moyens à la dimension de sa tâche et non jouer aux apprentis détourneur de fonds d'équipements et des primes des soldats.

L'armée Camerounaise, à l'exclusion de la violente milice qui l'a infiltrée, est définitivement le corps de métier moralement, émotionnellement et matériellement le plus en difficulté dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest du Cameroun. Il faut le dire et le répéter que cette armée est dans une souffrance inimaginable car elle est très bien placée pour :

- Voir et comprendre comment se détruit notre pays, jour après jour.
- vivre la souffrance qu'on éprouve lorsqu'on tire avec des armes étrangères sur ses propres frères presque sans armes.
- Témoigner des ravages que le régime de Yaoundé imprime dans cette région du Cameroun.
- Partager les souffrances de nos frères Anglophones qu´ils essayent de soulager malgré l´absence des moyens.

Et en contrepartie de ce travail forcé, les seules récompenses qu´ils reçoivent se comptent en nombre de morts de leurs camarades avec leurs cortèges de veuves et d'orphelins abandonnés par l'état. L'autre récompense qu'on leur promet pour cette sale besogne c'est les primes de mission. Mais voilà, depuis plusieurs mois, les soldats ne reçoivent pas les vrais primes, en bonne et due forme car le régime de Yaoundé leur distribue du pain, des boites de sardines et toutes sortes de boites de conserves. Les militaires vont apprendre très vite que ces boites de conserves sont en réalité issues de l'aide alimentaire offerte aux réfugiés du NOSO par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM). Il faut dire que jusqu'à très récemment, les entrepreneurs de guerre du régime de Yaoundé, en interdisant l'accès des humanitaires et des ONG au NOSO, avaient fait main basse sur la totalité de l'aide aux réfugiés du NOSO, ce qui fera dire à l'ONG Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) que : « La crise humanitaire qui sévit dans les régions anglophones au Cameroun est la "plus négligée au monde".

Il faut le dire, c´est un phénomène banal au Cameroun que de trouver dans les circuits de commerce, les vivres, médicaments et équipements issus des dons ou des aides de toutes sortes adressés au Cameroun. Outrés par cette situation, certains membres de l'armée vont donc entreprendre d'arrêter ou de bloquer cette machination. Ils n'auront même pas à faire une enquête car, très vite, deux organisations internationales, International Crisis Group (ICG) et Human Rights Watch (HRW), vont accuser le régime de Yaoundé, non seulement de taire les chiffres sur le désastre dans le NOSO mais surtout de bloquer toute transparence dans la distribution de l'aide aux réfugiés. Cette dénonciation va faire réagir rapidement (ce qui est rare) le ministre de l'intérieur du Cameroun. L'armée Camerounaise va donc porter son attention sur les réponses du ministre Camerounais de l'administration territoriale, Mr Atanga Nji car celui-ci, se sentant directement visé par les sorties de l'ICG et de HRW, va se lancer dans une opération de communication attaque-défense :

- Il va d'abord commencer par être très virulent « Nous ne voulons pas d'un rapport qui soit biaisé. Comme Mme Allegra Baiocchi, coordinatrice résidente du système des Nations Unies et coordinatrice humanitaire au Cameroun, vous devez être impartiaux et neutres et la neutralité est étroitement liée à l'équité ». « Que cela vous plaise ou non, vous réduisez la crédibilité de votre organisation » (étonnements généralisés dans l'audience).
- Ensuite, conscient qu'il joue avec le feu, il va devenir conciliant en déclarant que « toutes les ONG qui souhaitent intervenir dans le NOSO sont les bienvenues et que non seulement elles auront accès à la zone de conflit mais elles recevront l'appui de l'état » (sourires généralisés dans la salle).

- Et c'est sur la fin de son intervention qu'il va vraiment s'emmêler les pédales car il va déclarer: « Au Cameroun, vous devez savoir que nous avons organisé nos affaires de manière à ce que les personnes déplacées internes vivent dans des familles. Nous n'avons pas de gens dans les rues. Nous n'avons pas de personnes dans des entrepôts » (une gêne révulsive est palpable dans l'audience).

Autrement dit, il n'y a pas de réfugiés internes, ni de camps de réfugiés, ni de personnes en difficultés. Voilà ce qui va attirer l'attention des militaires qui vont se focaliser sur les cinquante-cinq camions, soit disant chargés de vivres, partis de Douala et Yaoundé à destination des deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Où vont donc ces camions s'il n'y a pas de réfugiés internes? Et question subsidiaire, pourquoi les camions ne sont chargés que de matelas ?

L'armée Camerounaise, sur le terrain, est clairvoyante et pragmatique. Elle sait que:

- Les routes ne sont pas praticables dans ces régions pour aller au-delà de Bamenda et Buea.
- Les refugies n'ont pas besoin des matelas dans les marécages.
- Vous ne pouvez rien faire avec un matelas sans maison dans cette zone.
- Les refugies n'ont pas besoin de matelas, ils veulent rentrer dans leur maison.
- Les réfugiés fuient quand ils voient arriver l'armée.

Bref vous ne pouvez pas distribuer des matelas aux refugies que vous dites ne pas avoir ou aux personnes qui n'en ont pas besoin et qui s'enfuient dès qu'elles vous voient. Voilà toutes les incongruités qui ont amené l'armée Camerounaise àmaitriser les 55 camions de matelas au niveau de ces grandes villes. Cette armée sait qu'a la moindre perte de vigilance les camions et leurs cargaisons de matelas vont tout simplement disparaitre pour réapparaitre quelques jours plus tard sur les marchés locaux. Après ce coup tordu aux entrepreneurs de la guerre, la vraie question,qui reste ouverte, est: Que va en faire l'armée ?

En conclusion, au-delà des souffrances que nos soldats essayent de diluer en venant en aide à nos concitoyens en difficulté dans cette zone, ils devront en plus jouer aux policiers comme nous venons de le voir, n'en déplaisent à certains ministres, pour éviter de verser l'essence dans le feu, comme on aime dire ici au quartier. Nous soutenons et encourageons nos forces armées dans cette action car l'un des moyens puissants pour mettre fin à cette guerre des imbéciles, c'est de couper l'herbe sous les pieds de tous ces aventuriers, entrepreneurs de guerre d'un jour, qui tiennent à se faire de l'argent avec notre sang.

Pour finir, je lance un appel à l'attention de tous les médecins Camerounais de la spécialité « psy » (psychologues, Psychiatres, psychanalystes et que sais-je encore ?) de commencer à travailler sur la mise en place d'un système de prise en charge psychologique, qui va suivre tous les éléments de nos forces armées qui ont été affectés dans cette zone car ce que le régime a forcé ces braves hommes à commettre dans cette zone de notre pays ne peut laisser personne sans séquelles profondes. Quand même! Tirer sur ses propres frères! Ça c'est vraiment dur!

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter