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Actualités of Thursday, 18 March 2021

Source: actucameroun.com

Alternance: un membre du RDPC ne veut plus voir Niat et Cavaye aux affaires

Saint Eloi Bidoung Saint Eloi Bidoung

Saint Eloi Bidoung, militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) suspendu il y a quelques mois, soutient qu’il faut des nouvelles figures à la tête de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Au Cameroun, la rentrée parlementaire est effective depuis le 11 mars 2021. Comme il est de coutume en ce mois de mars, députés et sénateurs s’apprêtent à élire les membres des bureaux des deux chambres du Parlement. C’est le grand enjeu de cette session. Depuis lors, le débat fait rage si oui ou non il faut réélire Niat Njifenji à la tête du Sénat et naturellement Cavaye Yeguié Djibril à la tête de l’Assemblée Nationale.

Pour Saint Eloi Bidoung, militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) il faut des nouvelles figures. «Le peuple est dépité par le choix habituel de Niat Njifenji Marcel et de Cavaye Yeguié Djibril. Ils sont partis qui de son lit d’hôpital à Paris, qui de son village natal, sa résidence principale; dans le but de se faire réélire une énième fois, comme Président de chambre, fusse par procuration, on s’en fout », relève dans une tribune l’ancien adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 6.


Niat et Cavaye

'Sans foi ni loi, sans honte ni scrupule, pendant que les jeunes diplômés pétaradent sur les mototaxis dans la rue; cette jeunesse, avait-on pensé si chère au président Biya fut baptisée 'fer de lance de la nation', poursuit ce dernier dans sa tribune, avant de dénoncer la clochardisation de la jeunesse camerounaise. 'Au nom d’un slogan vain et stérile, jeunesse égarée, jeunesse perdue et sans repères ne sait plus à quel saint se vouer. Du 'fer de lance' au 'lance pierre' contre la gouvernance par titre foncier, il n’y aura qu’un pas à franchir pour une escalade», poursuit-il.

Il demande par ailleurs à Paul Biya de mettre de côté Niat et Cavaye. 'Monsieur le président de la République, à défaut de pouvoir donner au peuple ce dont il a besoin 'du pain, du vin des jeux et du sang', donnez-lui ce qu’il vous demande: la (CAN) sans risque de glissement et la guillotine des présidents des Chambres Haute et basse. «Transition générationnelle» oblige. «Exit» Cavaye, Niat, même tarif. Et ça, d’ici demain jeudi, ça va se savoir», ajoute l’homme politique.

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