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Actualités of Sunday, 25 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Alternance: Me Michelle Ndoki présente son mouvement politique

Michelle Ndoki, cadre du MRC Michelle Ndoki, cadre du MRC

• Michelle Ndoki se prépare à quitter la barque MRC de Kamto

• Elle a présenté aux Camerounais son mouvement Politique

• Elle est actuellement attaquée au sein du MRC qui exige sa démission


Des voix s'élèvent au sein du parti MRC pour la démission de l'avocate Michelle Ndoki après l'annonce par elle-même de son projet politiue 'Les Bâtisseurs". Elle a fait cette déclaration dans un direct facebook ce 24 juillet sur sa page personnelle.

Tout comme Christian Bomo qui a jeté l'eponge depuis quelques mois déjà, elle avoue leur erreur fatale qui a rendu l'alternance au sommet de l'Etat difficile et presqu'impossible aujourd'hui. "L’erreur que nous avons faite, jusqu’ici, c’est de présenter à nos compatriotes des personnes providentielles comme étant l’alternative à la personne providentielle aujourd’hui en place », a-t-elle indiqué dans son direct. Dans la foulée, elle a présenté les grandes lignes de son projet politique. « Cette nation sera bâtie comme les autres, par des êtres de chairs et de sang qui font des erreurs, qui se trompent, qui essaient, qui échouent et qui recommencent, a-t-elle pris la peine d'expliquer aux compatriotes.

Cette sortie du membre influent du MRC lui a valu des attaques et des critiques de la part des militants et sympathisants du parti de Maurice Kamto. Voici ci-dessous les différentes lignes de son projet politique 'Les Bâtisseurs".



«Je crois profondément que l'erreur que nous avons faite, jusqu'ici, c'est de présenter à nos compatriotes des personnes providentielles comme étant l'alternative à la personne providentielle aujourd'hui en place.»
«(..)Au mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), nous venons de passer 8 ans à faire au Cameroun l'alternative au régime en place à laquelle nous croyons. Nos efforts se sont portés essentiellement sur l'implantation du parti et à la communication pour le faire connaître, pour l'incarner, en présentant au monde, ses leaders et puis, nous avons déployé, énergies et ressources au service de la bataille présidentielle d'octobre 2018.


Notre candidat n'a pas accédé à la magistrature suprême. Mais nous avons gagné la reconnaissance de nos compatriotes, et de nombreuses nations étrangères comme une force politique, comme une force de propositions. Je suis fière de mes amis politiques pour cette œuvre, une œuvre admirable dans le contexte de répression et de négation de libertés fondamentales inscrites dans nos textes fondateurs, qui est le contexte camerounais.

Nous devons poursuivre sur la base de cet acquis l'œuvre de construction de notre grande et belle nation. Que ceux qui attendent pour cette œuvre de construction, l'intervention d'un ou de plusieurs êtres providentiels, exempt de tout reproche, insensible aux doutes, insensible à la fatigue, incapable de découragement. Que ceux qui attendent cet être providentiel se réveillent, je dirai même qu'ils arrêtent la mauvaise foi.

Cette nation sera bâtie comme les autres, par des êtres de chairs et de sang qui font des erreurs, qui se trompent, qui essaient, qui échouent et qui recommencent. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, ce n'est pas des spécialistes dans la détection des fautes ou des travers des uns et des autres.

Enfants de ma terre nous devons rassembler, nous rassembler en tant que bâtisseurs, ce dont le Cameroun a besoin aujourd'hui, ce sont des bâtisseurs. je l'ai dis en entame, l'heure est sombre, le sang de nos enfants souille notre terre, les richesses dont cette terres nous inonde retournent à elle, inexploitée parce que le conflit, la destruction, la peur nous paralysent.
L'heure est sombre, mais notre terre n'a que nous et nous n'avons qu'elle. Il est tant de nous rassembler et de nous remettre au travail, et pour se mettre au travail, il faut avoir de l'œuvre à créer une vision possible, toute réalisation humaine commence par une idée.

Alors permettez moi de vous soumettre la mienne: je rêve d'un Cameroun au quel nous aurons rendu l'amour auquel nous l'avons privé plus de 30 ans, d'un Cameroun qui redeviendra connu et reconnu, pour sa capacité à apporter amour, protection et justice à ceux qu'il accueille, d'un endroit dont la faim, la corruption, la douleur, la violence, la peur ont disparu et où chacun connait sa place, il fait en tout temps et en tout circonstance du mieux qu'il peut avec ce qu'il a.

Je veux que plus jamais un enfant de ma terre ne prenne les armes contre un autre, que plus jamais une femme ne meure en donnant la vie dans un hôpital dans l'indifférence générale, que plus jamais un enfant ne pense à la délinquance au banditisme comme une voie possible pour atteindre la réussite.
Je rêve d'un Cameroun dont les rues sont sûres, les villages paisibles et les montagnes, les forêts sacrées.

Je rêve à ma dernière heure de laisser ce Cameroun à mes enfants, un Cameroun que l'on chante partout comme une terre d'accueil et d'espoir, le phare de l'Afrique centrale, un Cameroun où l'on célèbre le travail, la force, la beauté, la sagesse sans se demander s'ils sont le fait d'un homme ou d'une femme.

Si je devais dire ce que je viens d'expliquer là, en une phrase je dirai que pour moi le Cameroun que nous méritons, c'est une nation prospère où chaque homme et chaque femme vit avec fierté et honneur son rêve et travaille au bien être de tous. Aujourd'hui notre terre hurle de sa douleur de voir ensemble un de ses enfants la souiller. Ce qui est si difficile dans ce contexte, mais ce que nous avons besoin, c'est de croire que nous pouvons être libre, libre de briller, libre d'exceller, libre de changer les standards de sortir de la guerre, de sortir de la terreur en tant que mode de gouvernance, de sortir de la médiocrité, du tribalisme etc.

Ce que je m'engage à faire moi, Michèle Ndoki, c'est de vous soumettre, les idées précises qui sont les miennes quant à la direction que nous devons prendre et le travail que nous avons à faire pour panser les plaies, relever notre pays et le relancer dans la voie de la prospérité.
Dans mes prochains directs, j'examinerai avec vous, les transformations que je crois possibles dans les domaines: économique, éducatif, institutionnel, santé pour notre pays.
Nous discuterons de l'œuvre Cameroun entre bâtisseurs et non plus entre observateurs critiques ou entre personnes plus ou moins résignées.
J'en profite pour appeler ici, les autres bâtisseurs à se faire connaître car il y'a beaucoup à faire et vos contributions sont cruciales. Je parle concrètement des personnes aves lesquelles nous clarifierons le chantier, les étapes pour transformer le pays dans les domaines que je viens de citer. Nous devons avoir une vision claire du pays que nous méritons, pour rassembler nos compatriotes derrière cette vision.
Je crois profondément que l'erreur que nous avons faite, jusqu'ici, c'est de présenter à nos compatriotes des personnes providentielles comme étant l'alternative à la personne providentielle aujourd'hui en place, alors que ce dont il s'agit, c'est de présenter le Cameroun que nous méritons, à ses enfants, de rassembler ses enfants derrière le travail de création de ce Cameroun, de construction de cette nation là, de doter cette nation là, du leader que le plus grand nombre pensera, qu'il mérite, mais de savoir, même si la personne que nous envisageons, à un moment donné, comme leader n'est plus là, il reste une vision à accomplir.
Pour moi et j'espère pour vous aussi, l'air du silence et l'inaction complice est révolu. Je vous demande, de revenir ici avec moi, tous les quinze jours, à partir d'aujourd'hui, dans quinze jours et en suite dans tous les quinze jours jusqu'à ce que, notre projet soit clair, et connu dans les différents aspects que j'ai cités tout à l'heure, en suite je vous dirai, nous vous dirons comment nous ferons pour réaliser cette vision.
Merci encore du temps, de l'attention, de l'amour que vous manifestez en étant là aujourd'hui.»
Me Michel Ndoki






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