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Opinions of Thursday, 22 July 2021

Auteur: Alain Roosevelt Tidjio

Altercation avec la police: un député RDPC remet Nourane à sa place

Une photo de Nourane et du policier Une photo de Nourane et du policier

Dans une tribune, Alain Roosevelt Tidjio a déploré l'incident entre Nourane Foster et les policiers le mardi 20 juillet dernier à Bafoussam. Pour le député, sa collègue qui 'viole la circulation routière sous le prétexte de son titre', c'est moche.

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Inutile de prendre un camp, à chacun ses erreurs. Mais ce qui me choque c'est le député qui viole la circulation routière sous le prétexte de son titre.
De prime abord, elle n'avait pas ses attributs au moment de l'incident. Même pas la cocarde qui aurait permis aux policiers de l'identifier comme "un député". Quoi donc de plus normal pour les policiers de stopper net une voiture qui viole la circulation, notamment une route barrée, fut-elle blanche ou grosse. Ils ont fait leur devoir.

Dans les procédures, elle aurait pu s'arrêter, se présenter et demander une autorisation spéciale de passer et les policiers aurait simplement ouvert là voix. N'est-elle pas "un député" tout de même ? Si a moi-même on le fait, combien de fois à elle. Mais visiblement elle aurait cru que tous les policiers ont son visage et la liste de ses voitures en tête tellement la pub elle en fait. Et conséquence elle a traversé la barrière avec la force de la voiture d'"un député".

Une fois le forfait commis et face à la colère des forces de l'ordre, le bon sens demande à l'autorité de "gérer l'atmosphère". C'est-à-dire calmer le jeu comme on dit au quartier. Ceci passe par des excuses, la présentation, la maîtrise du temps par un silence et un calme plat (réservé aux grands). Mais l'époux du député s'était emporté, s'était retrouvé hors du véhicule entrain de se chamailler avec des policiers formés dans des écoles pour gérer les foules et manier les armes. Ça c'est le courage Massa. Peut-être la force du titre ou de l'argent mais bon. Passons.

Par amour (je le pense) Mme le député a ouvert la portière pour sortir et voilà que les policiers s'y engouffrent pour lui demander violemment de sortir. Condamnons l'usage de la force verbale par ses éléments de la police mais demandons aussi aux autorités de savoir gérer leur titre et leur honneur.

Le député n'est pas au dessus de la loi et le titre ne confère par une autorisation de violation de la circulation routière.

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