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General News of Thursday, 23 July 2020

Source: Actu Cameroun

Alain Foka vs Préfet de la Mifi: un procès de la force du droit contre le droit de la force, selon Me Alice Nkom


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Me Alice Nkom, l’un des avocats d’Alain Foka, estime que M. Chaibou doit assumer ses propos diffamatoires. Le journaliste camerounais vient de porter plainte contre l’autorité administrative.

Alain Foka porte plainte contre le préfet de la Mifi, un département situé dans la région de l’Ouest. Le journaliste camerounais accuse l’autorité administrative de diffamation. Pour porter l’action qu’il intente contre l’autorité administrative, Alain Foka s’est entouré de plusieurs avocats. Il s’agit de Me Josette Kadji, Me Dieudonné Happi, Me Jackson Ngnié Kamga et Me Alice Nkom.

Laver l’honneur d’Alain Foka

L’avocate camerounaise était ce matin sur les ondes d’ABK radio, une occasion de revenir sur cette plainte. « Nous avons cité à comparaître M. Chaibou, le préfet de la MIFI. L’objectif c’est qu’il vienne assumer ses propos de diffamation et nous les avocats de M.Foka, nous allons montrer à quel point c’est calomnieux, diffamatoire, infractionnelle, criminel et laver ainsi l’honneur d’Alain Foka et la considération qu’il a dans le Cameroun. » Déclare l’avocate au barreau du Cameroun.

Me Alice Nkom estime que M. Chaibou doit répondre de ses actes. Cette déclaration calomnieuse du préfet de la MIFI contre Foka, affirme-t-elle, est une honte pour le Cameroun. « Ce procès est celui de la force du droit (Foka) contre le droit de la force (M. le préfet de la MIFI). » Soutient la première femme avocate d’expression française au barreau du Cameroun.


Recaser les victimes de Ngouache


Après l’éboulement de terrain survenu dans la localité de Ngouache, Alain Foka a lancé l’initiative : « Rebâtir Ngouache ». Mais, le projet a été confronté au refus du maire de Bafoussam. Le magistrat municipal a suspendu la construction de 8 maisons destinées au recasement des victimes de l’éboulement de terrain. Il a exprimé son refus, invoquant que les initiateurs du projet n’ont pas respecté les normes de construction.

« Pourquoi je suis en colère ? Les gens mélangent le politique, le social et l’humanitaire. Que l’on me retrouve en train de discuter avec le maire de Bafoussam 3 que je ne connais pas, du plan des maisons, reconnaissez qu’il y a quand même quelque chose de pas normal. J’ai pris avec moi des amis qui sont de différentes origines pour venir aider des gens qui sont en souffrance… J’ai été sensible au fait que l’État puisse déclarer d’utilité publique un endroit et que l’on puisse utiliser cet espace pour les reloger. Samuel Eto’o m’a dit tout de suite, on y va ! Sans demander où est-ce que ça se passe ? Sans demander qui sont ces gens ou quelle est leur tribu ? Quelques autres personnes aussi. On y est allé, et on a décidé de leur donner des cases de nos propres moyens, avec nos amis », avait-il déclaré le journaliste de RFI sur les ondes de notre confrère ABK radio.

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