Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 09 04Article 539470

General News of Friday, 4 September 2020

Source: www.camerounweb.com

Affaire 'fuite des épreuves du Bac': Bruno Tagne donne une bonne leçon à Laurent Esso

L'arrestation de l'adolescent et sa détention à la prison centrale de Yaoundé continue de faire grand bruit au sein de l'opinion publique camerounaise. Les voix s'élève pour la libération de cet élève soupçonné d'être à l'origine de la fuite des épreuves sur les réseaux sociaux.

L'ancien présentateur de Canal 2 international, Jean Bruno Tagne va lion dans sa sortie et interpelle le ministre de la justice Laurent Esso. Selon lui, la justice camerounaise vit "certainement l’un des pires moments de son histoire". Il estime que les justiciables sont livrés à la merci des "magistrats corrompus".

Ci-dessous l'intégralité de la sortie de Jean Bruno Tagne

D’un côté, un adolescent accusé d’avoir participé à la fuite des épreuves du Bac 2020, arrêté et écroué ; de l’autre, un jeune sous-préfet en liberté, pourtant soupçonné d’avoir tué sa copine. Nous sommes au Cameroun.

Il faut dire que la Justice camerounaise vit certainement l’un des pires moments de son histoire. Les magistrats sont devenus rois. Ils arrêtent sans discernement, condamnent à tour de bras, bref la machine est devenue folle.
La corruption y règne en maitre, les trafics d’influence sont décomplexés. Le justiciable ne sait plus à quel juge se vouer.

On avait pensé que le dernier Conseil supérieur de la magistrature permettrait de donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière ou mieux de nettoyer les écuries d’Augias. Hélas ! la montagne a accouché d’une souris.

Au sortir de ce fameux Conseil, le ministre de la Justice, Laurent Esso déclarait au micro de la télévision publique, pince-sans-rire et avec un aplomb rare, que la Justice camerounaise se portait bien, qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un juge.

Laurent Esso sait-il seulement qu’il y a dans nos prisons une foule de gens qui attendent d’être jugés depuis des lustres et parfois au-delà de la peine maximale encourue pour le crime dont ils sont soupçonnés ? Qu’attend M. Esso, garde des Sceaux depuis des temps immémoriaux pour faire appliquer les peines alternatives qui auraient pu dégraisser nos mouroirs de prisons ?
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », écrivait La Fontaine. Cette fable est devenue la réalité de la justice camerounaise.

Monsieur le ministre, êtes-vous fier de votre justice ? Réussissez-vous à trouver le sommeil ?

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter