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General News of Wednesday, 13 May 2020

Source: www.camerounweb.com

Affaire des volontaires du SCSI : voici la réaction de 'la bouche' de Kamto


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Les six humanitaires bénévoles de Survie- Cameroon-Survival-Initiative (SCSI) présentés arbitrairement au parquet de Première Instance du Centre Administratif de Yaoundé ce mardi 12 mai 2020, viennent d'être renvoyés au Commissariat Central numéro II de la ville de Yaoundé situé à Mokolo.

Les curieux motifs ayant justifié aux yeux du juge le renvoi à l'unité d'enquête des mis en cause, sont entre autres : "préciser l'origine des masques et gels qu'ils distribuaient..."
On cherche la petite bête.

Les avocats n'ont d'ailleurs pas manqué de s'étonner du fait que ces "instructions" étaient écrites à la main. Ce qui n'est pas en harmonie avec les usages en la matière.

Il est désormais évident que ni l'accusation de "distribution illégale de gels et masques anti-Covid-19", ni celle de "Rébellion", ne tiennent la route. Alors pourquoi renvoit-on ces bénévoles humanitaires au Commissariat Central de Yaoundé II (Mokolo) ? Telle est la question de fond. Pourquoi des personnes découvertes innocentes par devant le Procureur de la République, se voient renvoyer au Commissariat plutôt que libérées ?
Et d'ailleurs appartient-il à ces bénévoles humanitaires, mis en cause, de présenter des nouveaux éléments à décharge, sans au préalable l'existence d'éléments à charge présentés contre eux ? Le Droit permet-il à un mis en cause de se défendre d'une accusation fondée sur des chefs imaginaires ?
Or la preuve de la nocivité ou du caractère illicite de l'origine des produits distribués n'est ni faite, ni présentée. Cependant, il est demandé aux humanitaires de prouver le contraire d'une chose non prouvée. On croit rêver !
Les principes de l'inquisition sont ici revenus au goût du jour. On vous accuse sans preuve et il vous est demandé d'apporter la preuve de votre innocence face à une accusation imaginaire. Or en vérité vos accusateurs, enquêteurs, et Procureurs, n'ont pas fait la démonstration, preuve à l'appui de ce que vous avez commis la moindre infraction.On croirait à une plaisanterie de mauvais goût.

Pourtant les accusations ne sont légitimes et légales que par rapport aux éléments qui les justifient. Il ne suffit pas d'accuser pour interpeller, arrêter, interroger et présenter devant le juge un citoyen, ce serait trop facile. Il faut en plus de l'accusation, disposer des éléments de preuve objectifs.

Ceci serait digne d'un "comedy club" en Vogue si il ne s'agissait pas de la vie et du sort de braves Camerounais altruistes et dévoués généreusement à leurs semblables; des personnes faites de chair et de sang ici utilisées par le régime illégitime de Yaoundé, comme souffre-douleur politique.
Au moins dans toute cette tragi-comédie, la preuve est désormais faite que distribuer des gels et masques anti-Covid-19 n'est pas une infraction, n'en déplaise à ceux qui croient à tort voir derrière leur statut ministériel évanescent et passager, la marque d'une onction éternelle omnipotente d'infaillibilité et de puissance publique absolue. Aucune loi n'est violée lorsqu'une action humanitaire de distribution gratuite de gels hydroalcoolisés et de masques anti-Covid-19 est menée par une initiative humanitaire privée et de bonne foi.

Tout ceci ressemble à un acharnement, une obstination maladroite et grossière en vue de faire subir des actes gratuits de cruauté. De régler politiquement des comptes, mais en recourant aux coups lâches et sous la ceinture.

En rappel, les "charges" qui pesaient sur les six humanitaires sont passées d'hier à aujourd'hui de "distribution illégale de gels hydroalcoolisés et de masques anti-Covid-19", à "Rébellion", et même ont été à un moment portées sur la violation des règles des manifestations publiques. Devant le Procureur de la République, elle viennent donc par prestidigitation judiciaire, de se transformer aujourd'hui en renvoi au Commissariat Central numéro II.
La vérité que personne ne veut dire jusqu'ici est simple. Les deux ou trois premiers motifs maladroitement et sans fondements légal, "collés" précédemment aux humanitaires bénévoles sont tombés, et le Juge n'a pas trouvé matière à poursuivre ces innocents patriotes altruistes. Il ne restait donc plus qu'à les libérer.

Hélas cette vérité ne semble pas devoir être opposées aux "hautes instructions". Aussi un précédent juridique a été mis à contribution: L'accusation juridique à tâtons fondée sur on avance à reculons ! On se dédit, se trompe, et nous en faisons peser le préjudice sur les personnes accusées et arrêtées injustement. Le droit à rebours, et l'introduction du principe de l'arriération recevable et retenue en fait des actes de poursuite ou d'enquête accomplis par les autorités judiciaires ou affiliées. Le doute certain ne bénéficie plus à l'accusé au Cameroun. Oui au Cameroun, le doute certain bénéficie à l'accusation. Le droit tordu et penché est décidément en cours d'imposition forcée dans ce Pays.

Le juge ayant donné 48H pour que les mis en cause lui soit de nouveau présentés, c'est le temps qu'il faudra mettre à profit chers lecteurs pour digérer le caractère insipide et odieux d'une telle instrumentalisation éhontée de la justice Camerounaise.

Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto

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