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General News of Tuesday, 30 March 2021

Source: La Nouvelle expression n°5434

Affaire des 14 élèves exclus : Nalova Yonga crée la confusion à Kribi

Pendant deux jours, le Pr Pauline Nalova Lyonga a tenu la communauté éducative en suspens sur l’affaire des 14 élèves exclus par le conseil de discipline, pour avoir tourné un film pornographique au lycée bilingue de Kribi.

La première journée consacrée au lancement national des journées portes ouvertes au lycée technique de Kribi, sous le thème «Journées Portes Ouvertes Entrepreneuriales Vitrine de la Professionnalisation des Enseignements et Laboratoire de la Résilience aux Défis de l’industrialisation au Cameroun face à la COVID-19 ». Madame le ministre a consacré le gros de son allocution à l’affaire de la vidéo obscène du lycée bilingue.

«A Kribi les hommes se sont transformés en chasseurs de jeunes filles » ou encore « je ne suis un ministre qui chasse les élèves des établissements ». Pouvait-on entendre dans son discours de circonstance. Des paroles qui ont donné une lueur d’espoir à ceux qui voulaient à nouveau voir ces enfants retourner à l’école.

Une articulation non prévue dans le programme officiel sera improvisée de 14h à 19h15. Madame le ministre recevra, successivement, au cabinet du préfet de l’océan, les 14 élèves exclus, leurs parents, ensuite les enseignants. Les parties prenantes sortent respectivement avec instruction de ne rien déclarer à la presse ; les journalistes qui avaient fait le pied de grue jusqu’à cette heure vont rentrer sans la réaction du ministre qui promet plutôt d’en parler le lendemain.

La confusion

Le lendemain, à l’esplanade du lycée bilingue où elle préside la cérémonie de rétrocession à l’Etat d’un bâtiment R+1 construit avec des fonds propres. Elle annonce solennellement après un chapelet de justification que ces élèves seront réintégrés (la déclaration produit une salve d’applaudissement) ; elle poursuit en demandant la clémence et la tolérance des autres camarades de classe qui ne devront pas les stigmatiser.

Au moment des interviews, Madame la ministre parle d’une, réintégration des élèves dans le’ système éducatif car dit-elle, ils sont des enfants d’une même classe avec un but précis leur examen ; mais une intégration qui se fera dans un cadre spéciale pour eux car, poursuit-elle, pour l’instant la réaction de leurs camarades de classe est assez mitigée ; cette intégration spéciale avec un accompagnement psychologique pour les aider à traverser cette situation et terminer leur année dans une certaine sérénité. Achève- t-elle de déclarer. Le journaliste d’expression anglaise de la crtv qui a tenter une relance pour, mieux saisir les contours pratiques de cette décision a été rabrouer par le protocole qui avait déjà imposé une seule question à la presse.

En quoi consiste cet encadrement spécial ? Cette décision n’affectera-t-elle pas l’éthique morale du système éducatif? Et que dire des autres élèves exclus du même lycée dans l’affaire du porte-monnaie magique et qui comparaissent dans les tribunaux aujourd’hui ? Des questions qui sont restées sans réponse.

Dans les heures qui suivaient cette affaire, les réseaux sociaux ont explosés avec des analyses et les commentaires des plus inattendus. C’est alors qu’un post survient le lendemain estampillé au bas de la page «Henri Bomba, Communication spéciale de Mme le Ministre », dont on peut l’extrait suivant : « L’accompagnement dont il est question concerne la mise à leur disposition d’un cadre d’étude autre que celui du Lycée bilingue, la mobilisation et la motivation de tous leurs enseignants jadis en charge de leur salle de classe (Terminale bilingue), la mise à leur disposition de conseillers d’orientation ainsi qu’un suivi permanent de l’évolution de leurs études par un parent délégué, désigné par le collectif des parents desdits élèves. La ponctualité et l’assiduité sont contrôlées, les cours sont dispensés comme dans une salle ordinaire, les évaluations sont faites, les résultats sont donnés à preuve, des bulletins de notes » ont été remis à ces élèves comme à leur camarade sur le triangle national».

Une sortie qui a engendrée d’autres réactions à l’instar du délégué départemental de la communication de l’Océan, Siméon Ava «Ouff ! Nous aimons trop être à la défensive, au lieu d’être proactif. Ils’etaient pourtant tous là, ces Communicateurs, plus enclins à cisailler les gombos de la presse et à occuper les premières places dans les buffets qu’à proposer des solutions de communication à Madame le Ministre. Nous sommes enfin rassérénés !» Écrit-il.

Ou encore le juriste Ntonga Nzambi : «Un cadre juridique légal encadre-t-il réellement cette décision? Où sera située cette terminale spéciale dite hors de l’enceinte du LBK? Tous les aspects sécuritaires, éducatifs.. .et autres seront-ils mis en exergue? Quel sera le statut fonctionnel de ces enseignants et autres chargés de les suivre? Qui répondra en cas d’éventualité dans cette classe spéciale? Enfin n’est-ce pas la promotion de la pornographie que le Minesec vient adouber à Kribi cette fois ci dans un lieu dont les contours de surveillance ne sont pas définis-?»

Au départ de cette affaire, le préfet de l’Océan, Nouhou Bello, avait ordonné le respect du règlement intérieur ; seulement, il avait en même temps instruit que ces élèves bénéficient d’un encadrement hors du lycée, pour ainsi préserver l’intégrité .du système éducatif.

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