Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 11 17Article 556405

General News of Tuesday, 17 November 2020

Source: L'oeil du Sahel n°1440

Affaire Vamoulké: l’Ex-DG de la Crtv dénonce la politique de deux poids deux mesures

Il ne comprend pas pourquoi il lui est refusé la demande de mise en liberté provisoire tandis que sa coaccusée peut en bénéficier.

«On prend plaisir à l’écouter. C’est un monsieur très brillant et sûr de lui. On sent bien à l’écouter qu’il n’a rien à cacher, car il prend la peine de tout expliquer dans le moindre détail, même ce qu’il ne faut pas». Ces mots, à quelques exceptions.près, ont été souvent prononcés le 13 novembre dernier au Tribunal criminel spécial (TCS), lors de l’audience opposant le ministère public et la Cameroon Radio and Television (CRTV) à Ancien directeur général de cette Structure Amadou Vamoulké. Admiratifs, outre les membres de sa famille, les amis et autres curieux ne voulaient pas en perdre une miette, lors de la déposition de l’ex-DG de la Crtv.

La veille malheureusement, suite à l’absence de Me Mben à l’audience, conseil de Mme Antoinette Menye Meyoa, celle-ci ne s’est hélas pas tenue, l’audience étant d’office renvoyée pour se tenir le lendemain 13, tel que prévu longtemps à l’avance. C’était donc un grand jour pour Amadou Vamoulké qui n’a pas boudé le plaisir de se «livrer», on aurait dit un véritable livre ouvert. Pour cette examination in chief, de nombreuses questions, de la part de ses avocats lui ont été posés. Principalement, au regard de l’ordonnance de renvoi, de nombreux faits de détournement, seuls ou en coaction, qui lui sont reprochés.

Ainsi, sur le chef d’inculpation du détournement en coaction avec dame Antoinette Menye de la somme de 212 018 562 F cfa, il a pu dire au tribunal comment par un appel à candidatures lancé par lui, la dame a été recruiêe, parce qu’ayant reçu la meilleure appréciation. Il ajoute que devant le juge d’instruction, il avait posé la question à dame Antoinette Menye «vous ai-je jamais demandé de détourner un seul franc?»,et sa réponse a été non. «Un non franc», dira-t-il. Et de poursuivre que cette réponse avait une importance à ses yeux parce qu’elle avait là l’occasion de le clouer question de se sauver, mais elle ne l’a pas fait.

Amadou Vamoulké ajoutera par ailleurs à la suite de cette réponse qu’il voudrait comprendre, pourquoi la politique de deux poids deux mesures quant à la liberté provisoire qu’il a demandée pour aller se soigner? Il lui a été expliqué, dit-il, que cela lui avait été refusé sous le prétexte que pour un prévenu susceptible d’être condamné entre 10 et perpète, il ne devrait pas bénéficier de la liberté provisoire. Or, sa coaccusée encoure les mêmes risques, mais elle comparait pourtant libre et n’est même pas en détention. Pourquoi bénéficie-t-elle de ce privilège ?

Autre fait,’ en 2009, Mme Antoinette Meyoa avait été pour suivie et lavée de tout soupçon, tandis que son patron, Vamoulké, n’avait même pas été traduit en justice. C’est également un fait qu’il ne comprend pas. Il conclut alors qu’ils ne sont pas complices : «je crois pouvoir dire, sans hésiter, que nous sommes pour autant que nous pouvons nous juger, d’honnêtes citoyens».

Il a de même pendant près de deux heures été interrogé sur le détournement en coaction avec l’ex-ministre des Finances Polycarpe Abah Abah de la somme de 594 986 258 Fcfa, le paiement indu de la somme de 16 800 000 Fcfa, sur le gonflement de salaires, la perception indue de 22 250 000 Fcfa et la perception indue des frais de congé d’un montant de 16848 000 Fcfa. Il y a aussi eu la somme d’argent remise à dame Owoundi et l’indemnité de transport de 122 000 000. Des questions auxquelles il a répondu sans équivoque, avant d’annoncer au tribunal son état de fatigue, qui a justifié la suspension de l’audience et la reprise au 23 novembre prochain à 9 h, pour -la suite-de-la -procédure.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter