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General News of Wednesday, 25 November 2020

Source: www.camerounweb.com

Affaire Stéphanie Djomo : la photo suspecte qui complique tout

La Web activiste Chancelle Leontine vient de publier une photo des filles de dame Djomo Stéphanie qui relance les débats sur la sincérité des propos tenus par cette dernière sur Equinoxe TV. Sur la photo en question, les deux filles de Djomo sont en compagnie d'Essama Blaise dans un restaurant. Pour les internautes, la collision entre les filles et cet activiste est douteuse. D'autres vont plus loin en trouvant des liens de parenté entre eux. Essama serait le père des filles concluent certains en brandissant pour seule preuve, la couleur des deux des accusés.


"Eux même ce sont encore trahis. La fille aux yeux de chat est la photocopie de ESSAMA", commente un internaute.

Ces faits qui plongent Equinoxe Tv

Attendus avec impatience par l’opinion publique, les téléspectateurs de cette chaîne de télévision sont restés sur leur faim tant les journalistes de Equinoxe Tv qui annonçaient donner un réplique cinglante n ont finalement donné réponse à aucune des questions essentielles. La montagne a finalement accouché d une grosse souris.

Dans son journal de 20 heures de vendredi 20 novembre, Equinoxe Tv avait promis rabattre le caquet à la Crtv, la chaine nationale, qui a bu l’outrecuidance de diffuser- le témoignage de cette dame, Stéphanie Dogmo, qui s’est négativement illustrée sur les antennes d’Equinoxe Tv par un récit faux des prétendus évènements douloureux qu’elle aurait subis à Kumba en 2016. En 10 minutes, la Crtv l’a fait, sans insulter Equinoxe ou sans sortir du simple témoignage de cette dame. Pour la réplique annoncée à grand renfort de publicité, en près de 40 minutes, l’on a plutôt eu droit à une édition spéciale pour insulter la Crtv.

Voilà donc une chaine de télévision qui prétend respecter la déontologie jqur-nalistique que les fans des insultes et de la violence applaudissent et qui n’a pas pu répondre aux attentes de son peuple comme elle s’en autoproclamé. Pour mémoire, l’investigation est une recherche détaillée d’informations diverses, témoignages photos, traces écrites, recherche minutieuse. Rien de tout cela dans les 40 minutes pestilentielles de Tv que nous a servies Equinoxe Tv vendredi dernier.

Pour nouer avec l’éthique et le professionnalisme, tout le monde est d’avis qu’Equinoxe Tv n’a pas répondu à ces questions qui le confondent finalement. Comment s’appelaient les jumeaux de Dame Djomo ? Où a-t-elle suivi sa grossesse ? Peut-elle donner le nom de son médecin ou infirmier ou encore le centre de santé ? Peut-on voir ses carnets de visites à l’hôpital durant la grossesse ? Des questions pouvant en cacher d’autres. Où et quand sont nés les dits jumeaux ?

Où précisément et quand sont-ils morts ? Où ont-ils été enterrés pour qu’on puisse s’offrir le luxe de demander une expertise scientifique ? Où vivaient-ils exactement à Kumba pour avoir le témoignage de ses voisins ? Combien de kilomètres a-t-elle parcouru à pieds pour fuir Kumba comme elle le prétend ostensiblement ? Avec qui a-t-elle fait cette aventure périlleuse surtout qu’on ne peut pas faire une telle distance seule ou de manière invisible ? Etant entendu qu’il y a sûrement des gens qui l’ont vu passer ou l’ont assisté durant sa fuite ?

Maquillage

Ce sont en réalité les réponses à ces quelques questions que l’opinion avait soif de réponses. Comme on a pu le constater, aucune de ces préoccupations n’a été abordée. L’on a curieusement eu droit à des rediffusions des reportages diffusés avant le repentir de Stéphanie Djomo sur la Crtv au point où l’on se demande finalement ce qu’on voulait à la fin prouver ? Même le témoignage de Jean Claude Fono, président de l’Ong Mandela Centre, n’a apporté aucun éclaircissement à cette affaire, puisqu’il n’a pu présenter aucun document relatif aux jumeaux prétendument décédés, d’autant plus qu’il n’était pas en brousse avec Stéphanie Djomo et qui ne connaît même pas chez qui elle vivait à Kumba.

De plus, l’interview des filles de Stéphanie Djomo qui n’ont d’ailleurs pas vécu avec leur mère depuis longtemps est questionnable, ce d’autant plus qu’elles soutiennent que leur mère a vécu à Fiango et élevait des jumeaux -sans citer leurs noms. Paradoxalement, les filles disent^, qu’elles ne mangent pas, ne vont pas à l’école, mais les mèches et le maquillage qu’elles arborent ne peuvent pas être à la portée de la première venue. Elles ont en outre des téléphones androïdes où curieusement on ne retrouve aucune photo desdits jumeaux ou de leur mère.

La meilleure, c’est sans doute lorsqu’on apprend que Stéphanie Djomo vit à Douala chez le père de son copain, le nommé Ekoulle. Même ce dernier est incapable de sortir les photos, les déclarations ou les actes de naissance des enfants décédés. Au contraire, le beau-père lui-même passe son temps à pleurnicher. Du vrai cinéma. Le comble de la comédie. C’est à ce niveau que revient à l’esprit la question centrale qui est celle de savoir où est donc passé le vrai père des jumeaux décédés ?

Comment s’appelle-t-il ? Ne peut-il pas produire des photos ou des déclarations de naissance de ses enfants, à moins que ces jumeaux étaient de père naturel non déclaré ? Qui va alors authentifier l’histoire de la mère pleureuse-là ? Certainement le brave Edmond Kamguia qui va parachever le film. Dans son long exposé, on a quand même pu comprendre que le démenti annoncé par Equinoxe Tv visait tout simplement à démontrer que Equinoxe n’entretient pas un groupe de pleureuses ; que Equinoxe n’a pas payé Stéphanie Djomo et enfin que si elle a inventé son histoire, Equinoxe Tv n’est pas concernée.

Récapitulatif

Mais pour la gouverne de Stéphanie Djomo et il faut remonter le cours de l’histoire de la crise anglophone pour se rendre compte que le scénario a été mal écrit et qu’il est constant qu’en 2016, il n’y avait pas encore de tuerie dans ces régions comme le démontre ce petit récapitulatif.

1-) 12 octobre 2016, grève des avocats ;
2-) 23 novembre 2016, grève des enseignants ;
3-) 28 novembre 2016, répression policière sauvage à la manifestation estudiantine au campus de l’Université de Buea ;
4-) 19 janvier 2017 au 20 avril 2017, coupure d’Internet ;
5-) septembre 2017, quatre attentats au cocktail molotov qui ne font aucune victime ;
6-) 1er octobre 2017, des séparatistes proclamés annoncent une indépendance symbolique dans des 2 régions ;
7-) 7 novembre 2017, date mémorable, première victime tombée depuis le début des hostilités, le soldat Emmanuel Yaya ;
Nuit du 9 au 10 novembre 2017, attaque de la garde d’un pont reliant le Cameroun au Nigeria à Akwem, non loin de Mamfé ; 9-) jeudi 1er décembre 2017, Paul Biya président de la République traite les sécessionnistes de terroristes, suite à la mort de 6 soldats ;


10-) 5 décembre 2017, le 22ème Bataillon d’infanterie rqo-torisée (Bim) de Nsana-kang à Mamfé repousse une attaque menée par les assaillants ;
11 -) Nuit du 5 au 6 Décembre 2017, les sécessionnistes attaquent des gendarmes au poste de pesage de Bombe Bakundu près de Kumba ;
12-) Nuit du 7 au 8 décembre 2017, une attaque est menée par des assaillants contre la caserne de la gendarmerie de Mamfe, morts et blessés dans les 2 camps.

Les journalistes d’investigation d’Equinoxe Tv ne peuvent pas dire qu’il n’avait pas cet historique vérifiable à bonne source pour comprendre rapidement que l’histoire de dame Stéphanie Djomo était cousue de fil blanc, que cette histoire n’était qu’un tissu de mensonges. De toutes les façons, les téléspectateurs qui sont la raison d’être de-toute chaine de télévision, que ce soit la Crtv, Equinoxe Tv ou les autres, attendent de ces chaînes une offre de pro grammes captivants, de haute qualité, variés et diversifiés. Malheureusement, le constat est clair : c’est justement ce qui leur manque le plus.

De plus, l’on est en droit de se demander pourquoi Equinoxe Tv s’entête avec cette histoire au point de manquer d’arguments pour se dédouaner. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, d’autres témoignages se préparent avec à la manoeuvre un média international qui va se déployer dans forêts du Noso.

On s’apprêterait alors à suivre des témoignages terribles. Mais qui ira donc les arrêter ? S’interroge un internaute. Réponse : « ils n’auront pas besoin des forces de sécurité pour se déployer dans ces forêts. Et surtout ils se retrouveront dans les zones où dame Stéphanie Djomo enjambait les corps en 2016 ». Sans commentaire !