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General News of Tuesday, 2 February 2021

Source: Cameroon Info

Affaire Sokoudjou: l’UPC-MANIDEM accuse le préfet des Hauts-Plateaux de trafic d'influence

Le parti d’obédience nationaliste croit que le pouvoir cherche à maintenir les autorités traditionnelles au rôle «d’auxiliaires de l’administration».

Le Comité directeur de l’UPC-MANIDEM prend position dans l’affaire Jean Rameau Sokoudjou, du nom de ce chef traditionnel de la région de l’Ouest qui s’est fait menacer pour la deuxième fois il y a quelques semaines par le préfet du département des Hauts-Plateaux Yampen Ousmanou. Le parti d’obédience nationaliste proteste dans un document publié le 1er février 2021. Il se dit solidaire du chef du village Bamendjou. Il dénonce un comportement anti-démocratique de la part du pouvoir.

«Nous déplorons qu’à la suite de l’administration coloniale, le pouvoir RDPC entende maintenir les autorités traditionnelles au rôle «d’auxiliaires de l’administration». Ce qui, dans l’acception héritée des colons, veut simplement dire des marionnettes. On voit donc un pouvoir qui ne supporte aucun autre point de vue que le sien, s’obstiner à mettre au pas les lamidats, sultanat, royautés, chefferies, en exigeant d’eux de répéter auprès de leurs populations ce que dit le pouvoir de Yaoundé». L'UPC-MANIDEM soutient que toute autorité traditionnelle qui a le courage de donner un avis même nuancé sur la situation du pays «est aussitôt mise à l’index et menacée». Le parti que dirige Albert Moutoudou appelle les Camerounais à «dénoncer la volonté du pouvoir RDPC de corrompre d’abord, ensuite de museler les autorités traditionnelles et de les faire complices de sa mauvaise politique».

Pour cette formation politique de l’opposition radicale, «la démarche du Préfet des Hauts-Plateaux ne peut s'autoriser d'aucune loi de la République, nul n'ayant à être inquiété, ni pour sa conduite en privé, ni pour la libre expression de ses opinions, du moment qu'aucun de ces comportements ne nuit à autrui». Elle estime qu’«en s'autorisant de sa fonction pour exercer une pression sur Fo'o Sokoudjou qu'il place sous menace, M. le Préfet se rend, objectivement, coupable de trafic d'influence et d'abus d'autorité». Ce qui d’après le parti nationaliste «contrevient aux lois de la République».

Il réprouve de façon «ferme» les sorties épistolaires du Préfet, et condamne «sans ambiguïté» toute manipulation du Droit contre les citoyens. «Notre Parti, l'UPC-MANIDEM, assure sa Majesté Fo'o Sokoudjou de Bamendjou de sa solidarité et en appelle à la vigilance et à la mobilisation du peuple kamerunais pour arrêter les violations des libertés dans le pays», terminent les signataires du document.

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