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General News of Tuesday, 4 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Affaire Penda Ekoka vs Kamto: contraste entre cohérence de principe et improvisation secrète

Penda Ekoka et Maurice Kamto: contraste entre cohérence de principe et improvisation secrète

La guéguerre qui mine la relation entre Penda Ekoka et Maurice Kamto suscite beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux.

Dans une analyse sur le contenu des différentes réactions, les activistes de la page « English Cameroon for a United Cameroon« relèvent « les contrastes entre cohérences de principe et improvisation secrète ». LECTURE

1. Nous avons regardé le drame SCSI opposant ces deux messieurs. Rien n'est nouveau mais le contraste entre eux est plus clair. La question est de savoir si les leçons apprises peuvent être utilisées au profit de la quête des Camerounais pour un changement vers un État fonctionnel et économique en plein essor.

2. M. Penda fait ce que tout Camerounais devrait faire: pas d'allégeance aveugle, pas de culte de la personnalité mais juste un calcul pragmatique à chaque étape du chemin pour déterminer qui a la meilleure vision pour le Cameroun. En 2018, nous avons conclu, tout comme M. Penda Ekoka, que de tous les politiciens en campagne pour les élections, M. Kamto était la meilleure option pour le Cameroun. Ainsi, il a obtenu celui de M. Penda Ekoka et notre approbation, surtout après que M. Muna a rejoint l'alliance. M. Biya ne figurera pas sur le ticket aux prochaines élections. M. Kamto a fait preuve d'un courage extraordinaire en dénonçant la faiblesse du système sous M. Biya. Mais la voie à suivre n’est pas clairement, cohérente et cohérente énoncée par M. Kamto. Si l'on croit fermement à la règle et aux institutions constitutionnelles, on ne peut pas s'aligner sur ses improvisations. Au mieux, ils exposent sa faiblesse mais au pire, ils drainent le mouvement de changement d'énergie vitale qui vient de la clarté de la vision.

3. La crise née de l'écart SCSI d'environ 300 000 euros est représentative d'une impulsivité de la part de M. Kamto. Cela n'a rien à voir avec son désir sincère de faire ce qu'il faut et de projeter la transparence. Voici ce que nous pouvons dire à propos de l'audit:

3.1. La vérification initiale à laquelle M. Penda Ekoka était partie a correctement établi qu'il y avait moins d'argent dans le compte bancaire que ce qu'indiquait l'indicateur en ligne. Mais ce rapport n'a pas, au-delà de tout doute raisonnable, établi que l'affichage était correct. On soupçonnait depuis longtemps que l'affichage était erroné, surtout compte tenu de la rapidité avec laquelle la somme a augmenté lors de la deuxième ronde de dons. M. Penda Ekoka ne peut pas défendre l'exactitude d'un affichage; il existe de nombreuses possibilités pour que ce qui est affiché soit en contradiction avec ce qui est collecté car l'affichage provient d'un calcul et d'une représentation. L'idée conjecturale d'un troisième canal de collecte d'argent est trop magique pour être crédité. Il en fallait plus pour convaincre une personne engagée sur la possibilité d'un bug dans la représentation.

3.2. L'argent dépensé pour les audits aurait pu être économisé ou réduit s'il y avait eu plus de confiance et de communication entre les parties concernées. Un peu d'initiation à la programmation et à la conception Web aurait permis d'identifier les liens qui pourraient être à l'origine de l'écart. Les Camerounais doivent être plus efficaces dans le contrôle de la qualité et ils doivent être plus créatifs pour faire les choses de manière transparente. Nous avons mené des sondages sur la politique du Cameroun occidental avec des tendances beaucoup plus informatives qu'une certaine coalition de Camerounais qui a versé d'énormes sommes d'argent à une entreprise étrangère pour mener des sondages similaires. Nos résultats étaient similaires sur une question, mais les nôtres plus riches en contenu. Nous avons dépensé moins de 1% de ce qu'ils ont dépensé. La présentation du résultat confirmant qu'un bug était responsable de la discordance n'était pas convaincante et elle s'est également accompagnée d'un dénigrement inacceptable de l'opposition de principe de M. Penda Ekoka. M. Kamto se montra plus comme un homme de hautes instructions qu'un leader collaboratif. Il n'est pas non plus apparu comme un homme de gratitude. En fait, cela alimente les rumeurs que l'on entend à son sujet selon lesquelles il est fondamentalement ingrat envers ceux qui lui rendent service. M. Penda Ekoka a rendu un service important tant en projetant la possibilité d'une présidence Kamto que dans la gestion du SCSI.

3.3. Nous sommes immunisés contre les critiques de l'opposition et du RDPC sur cette plateforme. Nous savons de quoi le RDPC a peur: perdre le pouvoir. Mais on ne sait pas du tout ce que certains des militants trop zélés de M. Kamto veulent accomplir. Ils ont besoin d'élargir la base de leurs sympathisants et vous ne le faites pas par des insultes. Vous isolez les bons points des critiques et des invectives inutiles envers votre parti et utilisez ces idées pour construire votre plate-forme. Il ne peut y avoir qu'une seule source d'un tel comportement - un culte de la personnalité et une croyance en la capacité magique de M. Kamto d'être infaillible. M. Dzongang promeut parfois cette fée en disant que M. Kamto est un tel stratège qu'il n'a besoin d'aucun conseil. Voici la différence entre la politique anglo-protestante et la politique franco-catholique. Dans le premier, le bon politicien est celui qui est comme l'un de nous, terre à terre et qui comprend pourtant la politique comme sa vocation religieuse (vocation ou Berufung). Dans le franco catholique, il existe une culture risible où le leader politique est projeté comme papa rimsky, divin infaillible et omniscient. Nous en avons vu beaucoup de la part de l'ancien séminariste d'Etoudi.

C'est cette culture qui a déclenché des attaques personnelles contre M. Penda Ekoka. Il n'a besoin de rien de tout cela. La communication imprudente de M. Kamto lors de sa conférence de presse impromptue a alimenté ce comportement indiscipliné de ses partisans. La question du SCSI aurait dû être close pour se concentrer sur des questions politiques plus urgentes, sans le désaccord entre M. Kamto et M. Penda Ekoka.

3.4. Ainsi, le chapitre du SCSI n'est pas encore clos. Nous, sur cette plateforme, avons cru avant l'audit et après l'audit, qu'il y avait un bug qui a conduit à une divergence. Mais nous ne connaissons pas le montant exact en raison de l'écart. Il convient de démontrer que la totalité des 300 000 euros provient d'une erreur de conversion. Cela signifie que nous avons besoin d'un inventaire des erreurs de conversion avec la somme réelle et la somme gonflée résultant de la conversion. Les dons représentatifs confirmés par les donateurs et représentés différemment seraient plus convaincants. Où nous en sommes, nous pouvons au moins affirmer notre conviction que tout ou partie de l'argent manquant peut être attribué à un algorithme de conversion défectueux utilisé par l'afficheur où les virgules et les points sont mal interprétés. M. Penda Ekoka ne peut pas le reconnaître sans preuve.

3.5. Les gens sont mieux compris par qui ils s'entourent. M. Kamto est censé être sous le contrôle de M. Alain Fogue dont l'influence de notre point de vue ne peut être perçue que négativement. Il a un ton arrogant et combatif de rue qui nourrit l'animosité en politique et renforce l'outil politique utilisé par le RDPC contre le MRC / CRM - l'accusation de tribalisme. M. Kamto ne l'est pas, mais il est difficile de ne pas admettre cette possibilité en ce qui concerne M. Fogue. Quant à M. Penda Ekoka, il semble entouré de personnes qui soutiennent le moins une alliance avec M. Kamto. Ses opinions sont donc influencées par cela. Revenons à M. Kamto, les gens ordinaires qui l'approchent, disent qu'il est un homme très simple et humble, le leader-serviteur idéal. Mais ceux qui l'approchent avec une opinion ou une suggestion trouvent en lui un homme qui est une autre version de M. Biya - têtu, dédaigneux, secret et très pauvre auditeur. Ces deux différences parlent au germe d'un culte de la personnalité qui est inadmissible dans un combat comme celui que nous avons. Si notre objectif est de réformer les institutions vers une démocratie constitutionnelle multipartite, nous devons parler et écouter beaucoup plus que lui. Nous devons être transparents et cohérents dans notre prise de décision. Il est difficile de voir la logique dans les efforts futiles de M. Kamto sur un code électoral qui dépend de M. Biya et de sa majorité parlementaire obèse pour son succès. Nous continuons de nous poser la question de savoir si M. Kamto n’est pas infecté de manière incurable par le virus France-Afrique des constitutions supplantant les circonstances casuistiques exceptionnelles. Aucun Camerounais occidental ne devrait soutenir un politicien qui considère la constitution comme un simple moyen d'atteindre un intérêt prétendument supérieur, une supériorité déterminée par une personnalité politique de type secte. Rien n'est plus dangereux pour une minorité qu'un tel comportement.

4. La lutte se poursuit pour un changement crédible basé sur la constitution. Nous verrons comment M. Kamto résout le problème SCSI et s'il gagne encore le soutien d'AGIR en étant plus visionnaire.

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