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General News of Wednesday, 22 April 2020

Source: www.camerounweb.com

Affaire Ngarbuh : les anomalies des résultats de l’enquête

Le secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun a publié mardi 21 avril 2020, un communiqué résumant les résultats de l’enquête ordonnée par le président de la République Paul Biya dans l’affaire dite « Ngarbuh ». L’Etat reconnait en partie la responsabilité de l’armée dans le massacre longtemps dénoncé par plusieurs organisations de défense des droits de l’hommes.
Les militaires fautifs sont aux arrêts et mis à la disposition de la justice militaire. Les civils, membres du comité de surveillance qui ont participé aux atrocités sont également recherchés par la justice camerounaise pour répondre de leurs actes. Ces civils pourtant bien connus de l’armée ont d’un coup disparu dans la nature sans laisser de trace.

Bien que l’enquête n’ait pas utilisé le terme massacre, elle reconnait que le décès des trois femmes et 10 enfants sont le fait d'un élément de l'armée camerounaise.
« Après des échanges de tirs au cours desquels cinq terroristes ont été abattus et plusieurs armes saisies, le détachement a découvert que trois femmes et dix enfants ont péri du fait de son action ».
L’une des anomalies de rapport demeure dans l’incapacité de la justice à mettre la main sur les membres du comité de vigilance qui ont participé au massacre.

Pour avoir collaboré avec eux, les éléments des forces de défense doivent être en mesure d’identifier sans difficulté les 17 civils en question.
Selon certaines sources, le gouvernement protégerait les membres du comité de vigilance. Ces derniers étant les oreilles et les yeux de l’armée dans la région anglophone du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, Paul Biya ne souhaiterait pas perdre leur confiance.

Retour sur les faits

Ngarbuh était devenu un centre de regroupement des terroristes sécessionnistes ainsi qu’un pôle logistique de ravitaillement en armes, munitions et combustibles de ces groupes.

Ces derniers se livraient à des exactions diverses contre les populations locales, notamment le vol des bétails les agressions …Ce qui a justifié une intervention des Forces de Défense et de Sécurité aux fins de protéger ces dernières.

Après une mission de reconnaissance autorisée par le Chef de Bataillon Nyiangono Ze Charles Eric – Commandant du 5ème Bataillon d’Infanterie Motorisée de Nkambe, le Sergent Baba Guida – Chef du Groupe Mixte de Ntumbaw l’a conduite quelques heures avant les heurts

C’est alors qu’un détachement a quitté la base le 13 Février à 22 heures avec un effectif de trois militaires et deux gendarmes. Au cours de la progression, le chef du groupe a pris l’initiative de se faire accompagner par dix sept membres d’un comité de vigilance local.

Après avoir formé deux groupes, l’équipe conduite par le Sergent Baba Guida à Ngarbuh 3 et composée du gendarme Sanding Sanding Cyrille, du soldat de 1ère classe Haranga et de dix membres du comité de vigilance local a donné l’assaut sur la base des informations communiquées par un terroriste repenti et paysan de la zone.

C’est après échanges violents de coups de feu ayant conduit à la mort de cinq terroristes et à la saisie de plusieurs armes que le détachement s’est rendu compte que trois femmes et dix enfants ont péri du fait de son action.

C’est conduit par la panique que les trois militaires, aidés par quelques unes des personnes qui les accompagnent ont tenté de masquer les faits par des incendies.

Rentré à la base, le Sergent Baba Guida a adressé à sa hiérarchie un compte rendu volontairement biaisé. C’est sur la base de ce dernier que le Gouvernement avait initialement fondé sa communication, a publié nos confrères de agencecamerounpresse.com

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