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General News of Friday, 30 October 2020

Source: Actu Cameroun

Affaire Mamadou Mota et Cie : la mise au point de Me Emmanuel Simh

Membre du collectif des avocats de Mamadou Mota, le 3è vice-président du MRC s’est dit déçu par le verdict de la cour d’appel du Centre.

Le vice-président du MRC Mamadou Mota, Serge Blanco Nana et Wilfried Siewe sont déclarés non coupables de destruction de bien public. Mais coupables de rébellion en groupe par la cour d’appel du centre dans le cadre du procès lié à la mutinerie survenue à la prison centrale de Kondengui.

Par conséquent, Mamadou Mota condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme pour rébellion en groupe. Il lui reste un mois de prison à purger. Le verdict est tombé tard dans la nuit du jeudi 29 octobre 2020.

Un sentiment d’injustice

Après le verdict, Me Emmanuel Simh, un des membres du collectif des avocats de Mamadou Mota, s’est dit déçu : « C’est un sentiment d’injustice parce que ces personnes sont innocentes. On ne comprend pas que dans la prison centrale de Yaoundé, on ait arrêté que des militants du MRC. Nous estimons que ces gens auraient dû simplement être déclarés non coupables et relaxés de cette peine », a-t-il réagi ce vendredi matin sur les ondes de radio Equinoxe.

Le 3è vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) surfe entre le soulagement et déception : « Ils (Mamadou Mota et les autres, NDLR) ont le sentiment que ce sont des décisions politiques. Que la justice n’a pas eu le courage de dire la vérité dans ce dossier, un peu coincé par le pouvoir politique de Yaoundé qui sûrement leur a dicté cette décision. Mais il est évident pour une personne qui avait eu trois ans de prison et qu’on a ramenées à 18 mois, c’est déjà pas mal. Mais honnêtement, nous aurions aimés simplement que la cour d’appel du centre relaxe nos clients purement et simplement. »

Pour rappel, le 22 juillet dernier, une émeute s’est produite dans la prison de Kondengui à Yaoundé. Les détenus avaient pris possession de la prison pour dénoncer la surpopulation, les lenteurs judiciaires et les conditions carcérales.

A la suite de ce mouvement d’humeur, Mamadou Mota et Wilfred Siewe avaient été reconnus coupables de « rébellion en groupe ». Puis condamnés à deux ans de prison ferme.


A l’époque de sa condamnation, Mamadou Mota avait contesté cette sentence. Il estimait que sa condamnation est « purement politique ». « Lors de la mutinerie, c’est plutôt moi qui calmais les détenus. D’où tienne-t-on que je suis rebelle ? », se demandait-il.

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