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General News of Saturday, 20 June 2020

Source: www.camerounweb.com

Affaire Ernest Obama : un avocat décèle la magouille


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Me Christian Ntimbane refuse de se faire avoir par l’euphorie engendrée par l’arrestation spectaculaire d’Ernest Obama, journaliste proche du régime Biya et défenseur des atrocités commises dans les régions anglophones par certains éléments de l’armée camerounaise. L’avocat analyste la situation sur le plan juridique et politique. Me Christian Ntimbane laisse comprendre que faits reprochés à Ernest Obama, (le vol d’argent notamment), constituent un crime d’abus de confiance aggravé dans le droit camerounais.


Sur le plan politique, il n’exclut pas que l’arrestation d’Ernest Obama par son ex employeur avec qui il a partagé beaucoup de secrets soit une Manoeuvre de plus pour distraire le peuple camerounais concentré sur la succession de gré à gré en préparation à Etoudi.


CamerounWeb vous propose l’intégralité de la tribune de Me Christian Ntimbane
Charles Pasqua disait : " Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l'affaire."


En suivant depuis quelques jours jours l'affaire des supposés démêlés judiciaires de Monsieur Obama Ernest,j'ai immédiatement pensé à cette citation de l'ancien ministre français de l'intérieur, relativement au voilage de la question prégnante de l'heure à savoir la succession de gré à gré par cette actualité sans aucune importance, mais qui occupe les esprits des camerounais .
Et si cette une curieuse affaire sans tête, ni queue, entre petits copains et amis des petits cercles, salons et réseaux de Yaoundé devenait finalement l'instrument de détournement de l'attention d'un peuple appelé à se mobiliser et qui avait commencé, pourtant à se focaliser sérieusement sur ce qui est en train de se tramer entre les réseaux français et ceux du pouvoir declinant de Yaoundé en vue de placer un autre gouverneur français à la peau noire à la tête du Cameroun.


Ce débat futile Obama-Amougou Belinga était ouvert et continue d'ailleurs, de part et d'autre, entre :


1- Ceux qui se sont indignés faussement, même si on note certains sincères, parce que c'est Monsieur Obama qui a été vu menotté ou pieds nus, sans pour autant donner exactement le texte de lois qui interdirait au cours d'une interpellation de menotter et de déchausser un suspect, devenant pour la plupart des apôtres de l'indignation sélective, restés de marbre lorsque des vrais cas de violation de droits de l'homme et de la dignité humaine ont été constatés. C'est le cas lorsque David Eboutou et Patrick Sapack ont été molestés,torturés, brutalisés et dépouillés par les éléments de la police judiciaire dans ces mêmes locaux de Vision 4, puis jetés en prison, ou encore qui se sont tus lorsqu'au cours d'une marche pacifique, la police violera les droits fondamentaux des citoyens en tirant à bout portant sur Maitre Michèle Ndoky et Célestin Njamen et que la justice refusera d'ouvrir une enquête , ou encore tous ces actes de torture sur Mamadou Mota, filmé assis dans une pick-up de la gendarmerie, le bras et les côtes cassées, et malgré ses cris de détresse, l'artiste Longue Longue, torturé à la balançoire à la Semil de Douala et dont le passeport contenant des visas a été confisqué jusqu'à ce jour, pour avoir donné son point de vue sur les résultats de l'élection présidentielle.


2- Ceux qui, animés par des pulsions tribalistes de type grégaire, s'offusquent uniquement parce qu'Obama est un fils "ekang" qui parle pour eux à la télé, ne devrait pas être poursuivi quelque soit son acte ; et refusant ainsi de se poser les questions sur les lourdes accusations de vol d'argent qui pèseraient sur lui au préjudice de son employeur, telles que révélées par les presses et médias, lesquelles, en droit camerounais, sont constitutives de crime d'abus de confiance aggravée.


Que les camerounais du changement se concentrent sur l'essentiel, c'est à dire à exiger l'adoption d'un système électoral consensuel pour nous éviter une alternance de gré à gré hors la volonté du peuple.
Je n'ai vu aucune violation de droit de l'homme dans cette interpellation du sieur Obama, auquel cas j'aurais été le premier à la dénoncer.
Il n'a pas été violenté, brutalisé comme ce fut le cas de David Eboutou et Patrick Sapack.


Car rien n'interdit de menoter ou de déchausser un suspect au cours d'une interpellation.
Seules, les forces de l'ordre apprécient l'opportunité au vu de la situation.
En outre Monsieur Obama et Monsieur Amougou Belinga évoluent dans un univers dont le petit peuple du Cameroun ne maîtrise ni les contours, entours et les dessous.


Ils savent seuls ce qu'ils font, ce qui se passe entre eux, et où, et avec qui, ils vont régler leurs histoires.
Ils se doivent des secrets.


Ils sont ensemble. Ils vont s'entendre.
Vous peuple, maintenant revenez à l'essentiel c'est à dire le système électoral consensuel qui garantirait des élections justes, équitables et transparentes.
Pensez à vos avenirs et au devenir de vos enfants en luttant pour que nous ayons des dirigeants qui vont rendre compte au peuple.

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