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xxxxxxxxxxx of Thursday, 20 May 2021

Source: Camerounweb.com

Affaire Chouta : Reporters Sans Frontières dénonce une condamnation extravagante


• Reporters sans Frontières dénonce la condamnation de Paul Chouta

• L'ONG envoie un message aux autorités judiciaires du Cameroun

• Le Cameroun est un mauvais élève en matière de liberté de presse



Aux côtés de Paul Chouta depuis le début de ses ennuis judiciaires, l’ONG de défense des droits des journalistes Reporters Sans Frontières (RSF) a réagi à la condamnation du journaliste de Camerounweb à 23 mois de prison et au paiement de 2 millions de dommages-intérêts.


« Reporters sans frontières (RSF) dénonce une condamnation extravagante et abusive qui porte gravement atteinte à la liberté de la presse », lit-on dans le communiqué.

RSF demande à la justice camerounaise de prendre sans délai, les dispositions nécessaires pour assurer aux journalistes le droit à un procès équitable.
«Non seulement Paul Chouta a enduré une procédure judiciaire et une période de détention interminables, mais il est à présent contraint de verser une somme exorbitante pour enfin pouvoir sortir de prison, déclare RSF. Cette condamnation vient conclure une affaire rocambolesque. Rien ne peut justifier une détention aussi longue et une telle décision finale, si ce n’est une volonté de faire taire une voix qui dérange. Nous appelons la justice camerounaise à prendre sans délai des mesures résolues pour le respect de la liberté d’information et à s’assurer que les journalistes aient droit à un traitement judiciaire équitable dans le pays ».

135ème au dernier classement mondial de la liberté de presse, le Cameroun « poursuit sa longue marche arrière en matière de liberté de la presse et fait désormais partie des pays les plus dangereux pour l’exercice du journalisme sur le continent », selon Reporters sans Frontières.

En dehors de l’affaire Chouta, RSF suit également de près les déboires judicaires de plusieurs journalistes camerounais notamment Amadou Vamoulké, ancien directeur de la Cameroon Radio Television (CRTV) .


« Plusieurs journalistes sont actuellement incarcérés au Cameroun, où la situation de la liberté de la presse ne cesse de se dégrader au fil des années. Amadou Vamoulké, ancien directeur de la Cameroon Radio Television (CRTV) âgé de 71 ans, est détenu depuis près de cinq ans à la prison centrale de Kondengui, sans avoir été jugé. Le journaliste Emmanuel Mbombog Mbog Matip, arrêté en août 2020 et accusé de diffusion de fausses nouvelles, est également détenu de manière arbitraire et vient d’annoncer une grève de la faim qui doit commencer le 20 mai prochain », précise l’organisation dans son communiqué.

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