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General News of Tuesday, 1 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Accusé de collaborer avec des trafiquants, un commissaire répond à Boris Bertolt

Le commissaire Essome et Boris Bertolt Le commissaire Essome et Boris Bertolt

•Dans une publication, Boris Bertolt accuse le commissaire de collaborer avec des trafiquants de carburant frelaté.

•Le commissaire Alain Essome réfute les accusations de Bertolt.

•Il envoie un droit de réponse au journaliste.



Accusé par Boris Bertolt d'être en connivence avec des brigands et des trafiquants de carburant frelaté, le commissaire divisionnaire Essome Alain vient d'envoyer un droit de réponse au lanceur d'alertes.

Dans sa réponse, le commissaire se dit étonné par ce que le journaliste a raconté sur lui dans l'alerte qu'il a lancée ce mardi matin.

Voici la réponse du Commissaire Divisionnaire Essome Alain.

Monsieur Boris Bertolt. J’ai lu avec étonnement et amusement l’article publié ce matin sur votre page que je suis avec beaucoup d’intérêt, comme de nombreux Camerounais. Je ne doute pas de votre attachement à votre pays d’origine, à son progrès et au rayonnement de ses institutions. Vous l’avez souvent démontré en saluant les efforts de modernisation et d’assainissement déployés par le Délégué Général à la Sûreté Nationale, Monsieur Martin Mbarga Nguelé.

Cependant, votre patriotisme ne devrait pas être remis en cause par des allégations diffamatoires comme celles publiées ce jour sous anonymat.
En effet, depuis mon installation comme Commandant du GMI de Garoua, j’ai entrepris, en plus des missions qui m’ont été confiées par la hiérarchie, d’améliorer les conditions de travail (réorganisation des effectifs, rationalisation de l’outil de travail, optimisation des patrouilles, assainissement des locaux etc.) de mes collaborateurs.

Un premier travail de repérage m’a permis aussi d’identifier les fléaux qui minent la ville de Garoua, notamment celui qui est cité dans votre article, le trafic de carburant frelaté. Avec le concours des populations et des autorités de la ville, des investigations sont en cours pour en cerner l’ampleur et les contours. Les résultats de ces enquêtes seront transmis à la hiérarchie, le moment venu.
Mais, visiblement, certains (trafiquants, receleurs et probablement des complicités internes) en redoutent déjà les conclusions et en croyant me livrer en pâture à la hiérarchie, viennent de nous donner d’intéressantes pistes pour poursuivre ces investigations.

Cher Boris Bertolt, ce qui se joue à Garoua peut avoir des enjeux diplomatiques : vous savez que le chef-lieu de la Région du Nord, en tant que ville carrefour peut être le lieu de transit de tout type de trafics en provenance de plusieurs pays voisins. D’où notre vigilance accrue, pour que les exactions de quelques-uns ne viennent pas ternir l’image de la Police Camerounaise dont les meilleurs éléments se sont illustrés à maintes reprises dans des opérations de maintien de la paix dans la sous-région, sous l’égide des Nations-Unies. Salutations cordiales.


Voici l'accusation de Boris Bertolt

A peine installé dans ses nouvelles fonctions, le commandant du GMI de Garoua n’a même pas observé un petit temps pour voir clair dans le fonctionnement de son nouveau poste, qu’il a ouvert sa porte aux criminels à cols blancs de la ville de Garoua qui l’ont déjà pris en otage.

Le Commissaire Divisionnaire Essome Alain Puisqu’il s’agit de lui a transformé le GMI de Garoua en un comptoir marchand qui accueille les criminels de tout genre qui à coups des dizaines de millions de FCFA ont acheté son silence.
Dès lors ces derniers règnent en maîtres dans la ville de jour comme de nuit narguant même les pauvres policiers déjà incapables de mouvements.

Depuis l’avènement de ce haut cadre de la police à Garoua, le carburant frelaté et les produits de contrefaçon font la pluie et le beau temps à Garoua. Selon nos investigations, les tenants de ce business en marge de toute déontologie policière auraient à coup de beaucoup de millions aménagé le bureau et la résidence du commandant où tous les vieux meubles et appareils électroniques démodés auraient cédé place à des équipements de pointe.
Comme corollaire, le travail est maintenant bafoué au GMI de Garoua au point ou la population s’en inquiète. Ceci se vérifie à travers les faits suivants:

- L’Interdiction des patrouilles pour éviter l’interpellation des complices
- Le pick-up de service dont le rôle est d’intervenir à temps et à contre temps ne doit sortir que sur autorisation du commandant.
- La cellule qui, est le cauchemar des malfaiteurs est hermétiquement scellée.
Par ailleurs nous ne pouvons terminer cette investigation sans vous donner quelques pistes Monsieur le délégué général à la sureté nationale.

Noms des trafiquants et ce qu’ils cotisent illégalement pour le commandant par mois
- DANJOUMA ……………..400.000 FCFA (carburant frelaté)
- LEDOURE……………….600.000 FCFA (carburant frelaté)
NB : Les tenants du business de la contrefaçon des produits se subdivisent en deux groupes qui donnent chacun 300.000 FCFA /mois au Commandant.
Le gardiennage et les check point donnent 500.000 FCFA/ semaine.
​En résumé, le Commissaire Divisionnaire empoche illégalement au moins 5 millions par mois.
MARTIN MBARGA NGUELE qui prône l’éthique policière ne se sermonne-t-il pas dans le désert? Si tous les chefs d’unité fonctionnaient ainsi ça vaudrait encore la peine de compter sur la police nationale censée protéger les hommes et les biens ? Les amazoniens et BOKO HARAM ne seraient-il pas déjà arrivés à la porte de la capitale après avoir acheté toutes les consciences en route ?
Par conséquent les vaillants policiers à Garoua qui n’ignorent pas ce mode opératoire mais qui par peur des représailles de la part de la hiérarchie sont silencieux, risquent de lui abandonner le travail et un mouvement d’humeur est à craindre de ce côté. C’est juste une sonnette d’alarme que nous tirons afin que le DGSN sache qui est ceux qui sabotent son travail de redressement de la police camerounaise.

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