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General News of Friday, 19 March 2021

Source: afrik-inform.com

Accélération de la décentralisation en 2021 : Paul Biya n’a plus droit à l’erreur

Depuis plusieurs années, la même chanson passe en boucle. Discours après discours, le chef de l’état Camerounais ne cesse de clamer son ambition “d’accélérer le processus de décentralisation”. Entamé en 1996, ce processus a connu un début de matérialisation au cours de l’année 2020 avec l’adoption du code général sur la décentralisation et la tenue des élections régionales. En 2021, Paul BIYA n’aura plus aucune excuse si cette promesse ne se réalise pas.

Réunis le 30 décembre dernier au cercle municipal à Bonanjo, les maires, membres de l’association des Communes et Villes Unies du Cameroun ont réclamé la mise à disposition des 15 % de dotation financière destinés aux collectivités territoriales décentralisées. Le prélèvement de ce pourcentage sur le budget de l’État fait partie des dispositions du Code général sur la décentralisation. Sauf que jusqu’ici, cette loi n’a pas encore été appliquée au grand désarroi des maires récemment élus, qui en avait fait un outil de Campagne lors des dernières élections municipales.

Au delà du non respect de la réglementation en vigueur au sujet du transfert des fonds aux CTD, les maires ne jouissent pas comme prévu des prérogatives à eux dévolues. Il est même interdit à certains d’avoir un droit de regard sur la gestion des pans importants de leurs communes. C’est le cas pour Paul Éric Kingue dont le combat pour la gestion des carrières à pouzzolane de Njombe-Penja s’est avéré vain. Interrogé par les équipes d’AFRIK INFORM à ce sujet il y’a Quelques jours, le Président National du MPCN a déclaré que se sont les “fonctionnaires qui bloquent la décentralisation au Cameroun”. Patricia Tomaïno Ndam Njoya, maire de Foumban, fait face quant à elle a plusieurs blocus dans l’exercice de sa fonction. En toile de fond, le rôle de l’autorité traditionnelle du Noun en la personne du Sultan Roi des Bamouns lui fait ombrage. Ces blocus sont légions dans la gestion au quotidien des mairies. Les magistrats municipaux réclament plus d’autonomie.

Tel est l’état des lieux d’une décentralisation balbutiante, plus présente à travers les textes que sur le terrain. Après les promesses des années antérieures, le Chef de l’état est désormais dos au mur au moment où les voix s’élèvent même au sein des communes gérées par le RDPC.

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