Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 02 04Article 571249

General News of Thursday, 4 February 2021

Source: Actu Cameroun

Abus de confiance: 3 cadres d’une entreprise pétrolière en détention à la prison de New-Bell

Ces prévenus sont impliqués dans une affaire d’achat de marchandises de carburant non livrées dans laquelle leur employeur a été délesté d’environ un milliard FCFA. Trois cadres de l’entreprise Gulf of Guinea Investment Shipping and Trading Corporation (Gulfin S and T Co) sont en détention provisoire depuis le 9 décembre 2020 à la prison centrale de Douala. Il s’agit de Dieudonné Iyodi, Marie Christine Soppo Priso et un certain Nlend, respectivement ancien DG, ancien DGA et chef de Division Transports et approvisionnement de cette société.

Ces prévenus sont impliqués dans une affaire d’achat de marchandises de carburant non livrées dans laquelle leur employeur a été délesté d’environ un milliard FCFA. Selon le quotidien Le Jour qui révèle cette affaire, l’ancien DG de Gulfin, ses collaborateurs et deux autres personnes sont visés par une « plainte contre X » déposée à la légion de gendarmerie du Littoral le 15 septembre 2020 par le représentant légal de Gulfin S and T Co, Albert Roger Boum, pour « abus de confiance et complicité d’abus de confiance aggravée ».
Les faits remontent au 20 juin 2019. Dans le cadre d’une opération d’importation des produits pétroliers, le marketer Gulfin passe avec la société Petroleum Energy Gas Corporation (PEG), un trader établi aux Iles Vierges Britanniques, un contrat-cadre de fourniture de produits pétroliers.

Un paiement préjudiciable pour Gulfin

L’accord est rendu possible par l’entremise d’un mandataire, la société Delta Consulting Recovery Sarl représentée par Pamphile Fonhoue, et de Paola Moukouri, ex-chargée de clientèle dans une banque de la place.
Ce contrat visait l’acquisition par la société Gulfin S.A. de 180 000 tonnes métriques (TM) de Gasoil-Diesel, et 180 000 TM d’essence sans plomb de type (ULP 95), échelonné sur une période de trois ans.

«La première opération avait donné lieu à l’ouverture de la lettre de crédit d’un montant de 4 538 751 Euros», précise le plaignant. Mais alors même que la livraison n’est pas effective, la banque émettrice, BGFI Bank SA procède au débit du compte de Gulfin pour un montant de 982 millions 484 mille 412 FCFA.
Ce paiement préjudiciable pour Gulfin « n’a été possible que par la réalisation des manœuvres dolosives savamment orchestrées par les mis en cause », charge l’accusation.

De façon matérielle ces manœuvres ont consisté dans un premier temps « à faire croire à la société Gulfin qu’ils lui feront livrer les cargaisons de produits pétroliers commandées avant d’avoir paiement, ce qui ne fut pas le cas jusqu’à date, malgré les nombreuses relances effectuées dans ce sens ».

Dans un second temps «à présenter des documents irréguliers et obtenir conséquemment paiement, alors pourtant que la livraison effective des cargaisons, condition préalable à tout paiement, n’avait pas été effectuée par les contrevenants », explique Albert Roger Boum.