Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 10 13Article 548455

General News of Tuesday, 13 October 2020

Source: Actu Cameroun

Abolition de la peine de mort :le Cameroun toujours hésitant

Cette question a fait l’objet d’un atelier de renforcement des capacités sur le plaidoyer pour l’Abolition de a peine de mort au Cameroun, en prélude à la 18ème Journée mondiale contre la peine de mort.
Acteurs de la société civile, administrateurs pénitentiaires, hommes et femmes de médias, auxiliaires de justice, de la Magistrature, auxiliaires de l’administration, ont pris part à l’atelier organisé par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (Acat)-Cameroun, en partenariat avec la Fiacat entendez Fédération internationale des Acat. Jeudi 8 octobre 2020 dans la cité économique, ils ont été 24 participants à prendre part à cette rencontre en prélude à la 18ème Journée mondiale contre la peine de mort habituellement célébrée le 10 octobre. Une activité qui se tient dans un contexte où en matière de respect des droits civils et politiques, le Cameroun connaît un contexte assez complexe.

«Au niveau international, il est signataire de plusieurs conventions, protocoles à l’instar du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui sont radicalement internalisés dans le corpus juridique national. En revanche, le respect de ces instruments reste paradoxalement mitigé et donne lieu à l’impunité flagrante face au mutisme complice des autorités et à la présence d’une justice corrompue, à la restriction du droit à l’expression et à la liberté de manifestation, à-la répression, à la torture, aux arrestations et détentions arbitraires, à la mascarade des élections, a l’assujettissement de la presse», constate Maxime Bissay.

Durant les travaux, il a été question de réfléchir sur comment encourager le processus abolitionniste de la peine de mort au Cameroun. D’après Acat et Fiacat et même de l’ensemble des participants, on peut y arriver en commuant systématiquement toutes les peines de mort en peines d’emprisonnement, encourager les magistrats à mettre en place un moratoire sur le prononcé de la peine de mort, réviser la législation pénale afin que les tribunaux militaires ne jugent plus les civils, poursuivre le processus abolitionniste en passant du moratoire de fait à l’abolition de la peine de mort en droit. Ces propositions sont faites quand on sait que le Cameroun «s’est systématiquement abstenu de voter pour les résolutions moratoires. La prochaine résolution sera votée en décembre 2020», a-t-on appris.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter