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General News of Tuesday, 28 July 2020

Source: Actu Cameroun

ART: la mafia peut-elle broyer Justine Diffo ?

Justine Diffo Justine Diffo


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Malheureusement les adversaires de Mme la Pca de l’Agence de régulation des télécommunications (Art) ont une telle vanité tant à porter le gène et la confusion à leur comble. Une telle volonté de puissance qu’ils peuvent commettre des erreurs. Et ils en commettent. Démontrant tout à la fois qu’ils n’ont pas le génie de la mise en scène. Et donnant de surcroît des moyens à Justine Diffo de rester imperturbablement campée sur ses certitudes.

Depuis le début de la cabale , consciente de la confiance dont elle jouit auprès du chef de l’Etat, Justine Diffo est restée sereine aux dépens de ceux dont elle connait aujourd’hui la détermination à la broyer. Du roseau, elle n’en a que l’allure en tant que femme. On croit qu’elle va rompre face à la pression. Au contraire… Taiseuse, elle s’est bien gardée d’émettre le moindre commentaire, même quand son avis a été sollicité avec insistance par notre rédaction la semaine dernière.

Seulement, nous avons appris dans son proche entourage que, plutôt que de jouer face à la puissante machine aujourd’hui en branle contre elle, la grenouille ambitieuse face au bœuf monstrueux au risque d’éclater, Mme la Pca de l’Art aurait retenu la fable du lion et du rat, pour qui « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Seulement, selon le même entourage, dans les circonstances pratiquement identiques, ses prédécesseurs donnaient le sentiment de marcher sur les eaux. Justine Diffo, elle, ne va pas un seul instant hésiter à plonger dedans sans craindre ni de se mouiller, ni d’y faire des vagues.

Pourvu qu’in fine, elle soit en conformité avec la vision qu’elle a donnée à son mandat, lors du premier Conseil d’administration extraordinaire tenu le 27 mai 2020. A savoir : « faire de l’Art d’ici à 2025, une institution robuste et compétitive par la qualité de sa gouvernance, soutenue par des procédures optimales et des indicateurs de performance au service de la croissance économique du Cameroun ».

De l’avis de nombreux observateurs, la tâche de Mme le Pca de l’Art s’annonce difficile, face à la maffia dont la machine meurtrière est désormais en branle. Ce d’autant plus que ceux-ci savent désormais qu’elle a en face d’elle, malgré un unanimisme de façade trompeur, un certain nombre de grosses pointures du sérail pour qui la commission d’un audit à l’Art est un viol de sanctuaire que celles-ci auront du mal à lui pardonner. Mais dans son proche entourage, on estime qu’elle a en elle le besoin plus que résolu de montrer la force de son caractère, la capacité de son esprit et son sens d’une repartie inébranlable.

Pour donner donc le change, elle devrait très rapidement convoquer un Conseil d’administration extraordinaire. Pour ses proches, ce serait une occasion rêvée d’apaiser les cœurs et de redonner aux organes dirigeants un climat d’apaisement, aux antipodes des sermons geignards de certains marchands déclamatoires de fausse vertu ayant servi de catalyseurs pour que le duel feutré entre son Dg et elle, tourne très vite au bras de fer, front contre front.

Audit

Sa détermination, du point de vue des observateurs que nous avons interrogés, devrait non seulement être plus forte, lors de ce Conseil d’administration, mais plus résolue que par le passé à poursuivre la mise en conformité du cadre organique de l’Art avec la réglementation en vigueur. Par rapport à cette importante exigence, les tonnantes algarades de Justine Diffo remontent au 27 mai 2020, lors du premier Conseil d’administration extraordinaire. Car, il s’agit pour elle d’éviter de tomber dans les mêmes routines, les mêmes ornières et les mêmes travers que ses prédécesseurs.

Pour la petite histoire, 3 comités, ad hoc avaient été mis sur pied. Le premier qui a à sa tête Joseph Nkeng, un magistrat qui représente le ministère de la Justice, a pour objectif d’élaborer la charte de l’administrateur et le règlement intérieur du Conseil d’administration. Le second présidé par Windfred Mfuh, le représentant du du ministère des Postes et Télécommunications, devrait produire un projet de plan stratégique de développement de l’Art ; également il. doit mettre en place des manuels de procédures administratives, financières et comptables.

De même qu’il doit mettre un dispositif d’audit interne approprié. Le troisième comité ad hoc a pour coordonnateur Jean Georges Tekam, le représentant des services du Premier ministre. Il est chargé du plan de suivi des dossiers à caractère réglementaire, technique et contentieux de l’Art. Face à tout ce travail ainsi abattu, il va de soi que la question préalable est celle de savoir comment en est-on arrivé au climat actuel de chaises musicales et de confrontation. C’est la volonté de Justine Diffo, exprimée lors du premier Conseil d’administration du 27 mai 2020, à commettre un audit de la gestion et des performances de l’Art qui met le feu aux poudres. Rien de bien original,

puisqu’un audit, selon nos sources, avait déjà été réalisé en juillet 2013 par le Contrôle supérieur de l’Etat. Au terme de celui-ci, des r e c o m ni andations avaient été faites. Pour Justine Diffo, il s’agit de s’assurer du suivi de la mise en œuvre de ces recommandations de l’audit de 2013. A titre de rappel, une mission spéciale de contrôle et de vérification des services du Contrôle supérieur de l’Etat avait été dépêchée à l’époque à l’Art pour une durée de 16.5 jours.

Elle avait pour mission d’auditer la gestion de cet établissement public administratif pour les exercices budgétaires allant de 1999/2000 à 2013, avec consignes particulières de : vérifier la régularité des opérations financières et comptables ; examiner les contrats passés par les opérateurs de téléphonie mobile ; reconstituer les recettes ; examiner les problèmes liés à la sauvegarde des droits des consommateurs ; examiner les marchés d’équipements.

En outre, cet audit va suffire aussi à faire l’état des lieux de la gestion et des performances de l’Art. Car le 7 mai 2020, en prenant ses fonctions comme Pca, il n’y avait pas eu, en l’absence de Hessana Mahamat, son prédécesseur, de véritable passation de service. Tout comme, il pourra permettre d’identifier les points d’amélioration de la gestion financière de l’Art, après avoir au passage identifié également toutes les mesures à mettre en œuvre pour optimiser la collecte et la gestion des ressources de l’Art.

Ainsi, du point de vue de nombreux analystes, contrairement à ce qu’elle semble instiller dans l’opinion, la correspondance de Mme Libom Li Likeng, adressée le 17 juillet 2020, Justine Diffo vient plutôt la conforter dans son rôle. Justement c’est ce qui devrait lui donner du grain à moudre pour inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil d’administration extraordinaire, le point sur l’audit de la gestion et des performances de l’Art, afin que celui-ci adopte une résolution conformément aux dispositions substantielles de l’article 24 alinéa 1er de la loi du 12 juillet 2017 portant statut général des établissements publics.

Et que dit-elle ? « Le Conseil d’administration a les pouvoirs pour (…) évaluer la gestion de l’établissement public ; il a notamment (…) le pouvoir de s’assurer du respect des règles de gouvernance et de commettre des audits afin de garantir la bonne gestion de l’établissement public ». Du vrai grain à moudre pour une dame qui ne répugne pas à croiser le fer pour défendre ce qui lui parait juste et légal…

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