Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 08 31Article 616390

Actualités of Tuesday, 31 August 2021

Source: 7-Infos N° 030

APEE: une arnaque institutionnalisée dans les écoles publiques au Cameroun

Des parents d'élèves Des parents d'élèves

En l’espace de deux décennies, une véritable mafia sous l’appellation d’APEE (Association des Parents d’ Elèves et Enseignants) a pris en otage l’école camerounaise, hypothéquant gravement l’éducation des enfants de la maternelle, du primaire et du secondaire. On apprend de sources crédibles que cette nébuleuse n’a pu se mettre en place, se renforcer et prospérer, qu’avec l’assentiment clair et ouverte des pouvoirs publics dont certains hauts responsables à tous les niveaux, perçoivent de confortables royalties annuellement.

Entre le vol, la corruption, la discrimination, la concussion et la prévarication, il est devenu franchement difficile de qualifier ce qui se passe avec les APEE dans les établissements publics. Ecoles, Lycées et collèges sont dorénavant transformés en foires de truands où des individus sans foi ni loi et même sans enfants scolarisés sur place, s’enrichissent impunément.

En effet notre enquête a pu établir que dans certains établissements, les présidents de l’APEE n’est parent d’aucun enfant. Face à cette situation lamentable qui dénote l’installation consciente de l’école camerounaise dans une anarchie pitoyable et criminelle, certains observateurs dénoncent avec vigueur, détermination et énergie, la trop bienveillante tolérance et le silence des pouvoirs publics. Tous les lycées et collèges sans exception sont concernés, et tous les responsables publics de la base au sommet sont impliqués.

Des parents aux abois s’expriment dans notre enquête et s’élèvent contre les APEE en demandant purement et simplement leur suppression. Difficile pour certains de comprendre que le gouvernement de la République ait institutionnalisé une pratique qui s’assimile à de l’extorsion des fonds comme autre condition de l’admission des enfants dans les écoles, lycées et collèges. A l’origine, les associations des parents d’élèves servaient à soutenir les efforts du gouvernement en matière d’éducation.

Mais depuis un certain temps, l’Apee s’est constitué en partenaire houleux pour des querelles permanentes, pire encore depuis l’arrivée de Pauline Nalova Lyonga et ses méthodes tordues. La loi de l’omerta s’impose. Pas un seul mot, et surtout pas à la presse, considérée comme étant à l’origine de la désinformation !!! Les chefs d’établissements sont désormais respectueux des règles et encore plus des consignes prescrites par madame le ministre des Enseignements secondaires. Il en est de même de son voisin de l’Education de base.

Tout compte fait, le milieu de l’éducation est frileux. Elle craint et on le sait bien de rendre des comptes sur la gestion des élèves et des moyens qu’ils utilisent pour faire fonctionner les établissements au quotidien et pourtant, l’éducation au Cameroun, va au-delà de la seule responsabilité des chefs d’établissements. C’est pour cette raison fondamentale que nait l’association des parents d’élèves (APE) dans les années 2000, et puis quelque temps plus tard, association des parents d’élèves et enseignants (APEE) parce que le gouvernement s’était rendu compte qu’il ne pouvait pas, à lui tout, seul gérer les problèmes de l’éducation, le pays traversant une crise économique qui ne permettait pas d’assurer en tout point de vue une éducation de qualité; salles de classe, tables-bancs, renforcement du paquet minimum etc…

Rejoignez notre newsletter!