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General News of Tuesday, 27 April 2021

Source: www.camerounweb.com

40% des cas d’hospitalisation sont causés par le paludisme au Cameroun

C’est ce que révèle le rapport annuel 2020 du Programme national de lutte contre le paludisme.

En 2020, le paludisme représentait 29% des consultations dans les formations sanitaires et 40% des hospitalisations. Le taux de mortalité actuel lui, est de 16 décès pour 100 000 habitants, comparé au 18 décès pour 100 000 habitants en 2019. Soit une réduction d’environ 500 décès, d’après les responsables du Pnlp. Ceux-ci confirment d’ailleurs une « une légère inflexion ». Et le Cameroun est classé 11e au rang mondial des pays les plus touchés par le paludisme.

En 2020, le paludisme a tué 4121 personnes au Cameroun selon les chiffres officiels, contre 4510 en 2019. Parmi ces décès enregistrés, 64% sont ceux des enfants de 0 à 5 ans. « La tendance est à la croissance », reconnaît le Dr Ateba Marcelin, secrétaire permanent adjoint du Pnlp. D’après le rapport annuel 2020 de ce programme, le taux d’incidence dans les formations sanitaires (Fosa) pour l’année écoulée est de 103 pour 1000 habitants, contre 101 pour 1000 habitants en 2019. Soit une augmentation « d’au moins 5000 cas de paludisme sans compter les cas dans la communauté », relève le Dr Achu Dorothy, Secrétaire permanent du Pnlp.

Il n’en fallait pas plus pour que le Dr Albert Ze soutienne que « les résultats restent très mitigés ». Ce, alors que « des financements importants pour mener des activités visant à vaincre le paludisme » au Cameroun sont alloués. C’est que, selon lui, « Les stratégies mises en place par le programme Paludisme ne correspondent pas à la logique de la lutte contre le paludisme ». Et pour cause, le Pnlp a pour principale stratégie, « La moustiquaire qui n’a jamais été une méthode efficace à travers le monde ». Dans une tribune à l’attention du Président de la République Paul Biya, ce dernier propose que la lutte contre le paludisme « soit complètement revue au Cameroun afin d’arrêter les pertes financières liées à la mise en place d’un plan inadapté ».

Pour Benoit Bissohong, concrètement, « il faut encourager les stratégies qu’ont choisi les bénéficiaires parce qu’en santé publique, les populations doivent se reconnaître dans les politiques de santé mises en place. Dans le cas contraire, elles vont les rejeter ». En conclusion, il faut mettre à disposition les fonds de contrepartie d’après un médecin de santé publique, poursuivre les actions déjà menées, mais, « avant tout évaluer la riposte actuelle et mettre un accent sur les stratégies de communication qui impliquent les bénéficiaires », prescrit Benoit Bissohong

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