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Politique of Friday, 26 March 2021

Source: Actu Cameroun

36e anniversaire du RDPC: on célèbre les 10 ans d’immobilisme de Jean Nkuété

Au moment où le parti du flambeau fête son 36e anniversaire, il importe, tout en évaluant le chemin parcouru, de se pencher sur les 10 ans déjà passés à la tête de ce parti, par l’actuel secrétaire général du Comité central, question d’entrevoir l’avenir.



Hier, 24 mars 2021 marquait le 36e anniversaire de la création du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Né des cendres de (‘Union nationale camerounaise (Une), le Rdpc, parti politique au pouvoir, règne depuis cette date au sommet du pouvoir. Un règne long qui n’est en rien l’expression de la toute-puissance du parti mais, certainement la résultante d’une opposition fantoche et moribonde laminée par des égoïsmes qui plombent toute initiative de fusion.



Contrairement aux années 1990 où le parti faisait véritablement face à une opposition, le Rdpc fait route seul, faute d’adversaire à même de lui tenir tête. Toutefois, ces résultats sommes tout élogieux sont en réalité l’arbre qui cache la forêt, tant le parti fait face à des guerres internes, dont les conséquences ne sont certes pas encore perceptibles en surface. Des guerres de clans et de positionnement dont une bonne partie des observateurs avertis de la scène politique nationale s’accordent à imputer, la responsabilité à celui qui préside aux destinées du secrétariat général du Comité central.

Le Rdpc transformé en comptoir. En effet, depttis sa nomination à la tête du secrétariat général du comité central Rdpc, le 09 décembre 2011, Jean Nkuété, un ancien de la maison peur avoir été pendant longtemps secrétaire aux Affaires économiques du Comité central du Rdpc (1985-1992 et depuis 2007), a réalisé l’exploit de transformer le mouvement en un véritable volcan en éruption. En 10 années passées à la tête du Rdpc, les choses semblent aller de mal en pis, affirment sous cap certains militants, qui l’affublent des accusations de corruption, népotisme vis-à-vis de ses affidés et d’avoir surtout réussi à transformer le parti en un champ de bataille où seuls, les plus forts et les plus fortunés occupent les meilleures places.

L’opération de renouvellement du sommier politique que ce dernier vient de lancer en grandepompe, est pour ces derniers, une occasion de plus pour le natif de la Menoua de s’en mettre plein les poches. Ceci à la suite des investitures aux doubles scrutins législatifs et municipaux de 2013 et 2020, ainsi que qu’à celles des sénateurs. Ces investitures, font savoir ces militants courroucés, sont de véritables comptoirs où seuls les plus offrants pourtant décrier par la base, sont imposés à les postes électifs.

Les larmes des pionniers du parti. Pourtant, le parti n’a toujours pas fonctionné de la sorte soutient un membre influent des bureaux du lac municipal ayant requis l’anonymat. Il évoque avec une nostalgie à faire écraser une larme, les passages de ceux qu’il considère comme des pionniers du parti. En premier, ce militant de la première heure cite le nom du philosophe et enseignant d’université en retraite, Ebenezer Njoh Mouellé. Le tout premier secrétaire général du comité central du Rdpc de 1990-1992.

Bien qu’ayant connu le séjour le plus court à la tête du secrétariat général, il est crédité d’être celui qui a porté le Rdpc des fonds baptismaux. Dès sa nomination, il a enfourché son bâton de pèlerin pour expliquer au peuple camerounais les mesures prises par le gouvernement pour juguler la crise économique et ce qu’est un programme d’ajustement structurel. En 1992, il se présente aux élections législatives dans son département d’origine, le Nkam, qui n’a qu’un siègeén compétition. Il est battu. De cet échec, la direction du Rdpc en tirera toutes les conséquences.

Arrive ensuite le « blanc de l’Est », Joseph Charles Ndoumba. Le diplomate qui détient le record de longévité à la tête du comité central 15 ans de 1992-2007. On lui doit une nouvelle approche dans l’action du Rdpc. C’est, en effet, sous M. Doumba que les principales alliances sont conclues avec le Mdr, l’Undp ou l’Upc. C’est aussi lui qui a eu l’idée de créer des cellules de promotion de nombreuses activités, pour dynamiser le parti sur le terrain, lui qui croyait dur comme fer, que la force du Rdpc était dans « La pensée ».

Cette nouvelle approche va porter des fruits puisqu’en 1996 et 1997, le Rdpc écrase littéralement ses adversaires respectivement aux élections municipales et législatives. Le président national du Rdpc, candidat à l’élection présidentielle en 1997 en 2004, bénéficiera lui aussi des victoires? sans appel.

René Emmanuel Sadi (2007-2011). En seulement 4 années, le natif du Mbam et Kim trouve un parti en pleine rénovation de son sommier politique et surtout dans les opérations de renouvellement des bureaux des organes de base. Des tensions sont perceptibles. M. Sadi met à contribution ses talents de fin diplomate pour gérer les crises dans les sections. En même temps, il en profite pour recadrer les habitudes et les attitudes dans l’administration du parti. Il bénéficie dans cette logique, de l’appui des nouveaux responsables à la tête des organisations spécialisées. Mais son principal fait d’armes reste sans doute sa parfaite organisation du troisième congrès ordinaire du Rdpc, qui s’est déroulé sans grandes difficultés.

A l’occasion, René Emmanuel Sadi intégra le bureau politique du Rdpc, avant de quitter ses fonctions, le 9 décembre 2011. Après cette belle épopée, le parti du flambeau traverse la zone de turbulence avec « des soubresauts de toutes parts qui pourraient occasionner le déclin du parti si le président national ne reprend pas rapidement la main. 2025 c’est demain.0

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