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Actualités of Tuesday, 14 September 2021

Source: www.camerounweb.com

33 ONG s'engagent dans un bras de fer avec le ministre Atanga Nji

Le ministre Paul Atanga Nji Le ministre Paul Atanga Nji

• 33 ONG viennent d'écrire au ministre de l'Administration territoriale

• Elles refusent de l'enregistrer à nouveau au niveau du ministère

• Le ministre avait demandé ONG en activité au Cameroun de lui faire parvenir certains documents


La demande du ministre de l'Administration territoriale relative à la fourniture par les ONG de certains documents n'a pas trouvé échos favorable auprès dernières. Ces ONG font une sortie dans laquelle elles déclarent la sortie du ministre de "menace pour la liberté d'association".

Dans une déclaration récente, les associations ont déclaré que la décision du ministre de demander aux ONG internationales opérant dans le pays de soumettre à nouveau certains documents est une mesure visant à supprimer leur neutralité et à les obliger à cesser leurs activités.

«Le communiqué de presse, cependant, il peut sembler objectif en ce qui concerne les questions juridiques dans l'intérêt de la sécurité nationale ou de la sécurité publique (dûment soutenu par l'article 21 (2) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) de 1966), est une menace institutionnelle majeure pour la liberté d'association au Cameroun», ont-ils écrit dans une lettre adressée au Minat.

Les ONG accusées de connivence avec les 'terroristes'

Les rapports entre Yaoundé et les organisations internationales de défense des droits de l’homme restent tendus. Cette atmosphère est justifiée par la dernière sortie du 26 août 2021 du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Le membre du gouvernement menace de suspendre certaines Ong étrangères d’exercer toute activité au Cameroun.

Dans un communiqué de presse, le ministre de l’Administration territoriale avait porté à la connaissance des promoteurs et représentants des associations étrangères exerçant au Cameroun qu’une opération d’actualisation du fichier desdites associations est en cours dans son département ministériel.

Le ministre invite lesdits promoteurs à bien vouloir déposer à la direction des Affaires politiques dans un délai d’un mois à compter de la date de publication du communiqué un dossier composé des pièces suivantes : l’original de l’acte portant autorisation d’exercer au Cameroun, deux exemplaires des statuts de l’association, l’acte de désignation du représentant de l’association, la photocopie de la Cni ou de passeport du représentant datant de moins de trois mois, le plan de localisation du siège de l’association et les contacts téléphoniques.

Le Minât exige également comme pièces à fournir le plan de localisation du domicile du principal responsable de l’association, la liste complète des personnels expatriés travaillant au sein de l’association, leur Cv ainsi que les copies légalisées de leur passeport.

Il demande également la liste complète des personnels camerounais, assortie de leurs contrats de travail et le programme annuel d’activités. Il précise dans le communiqué que les associations étrangères qui ne vont pas se soumettre seront suspendues d’activités au Cameroun.


Mamadou Mota lance une motion de désobéissance


Dans une publication en réaction au communiqué du ministre de l'Administration territoriale du Cameroun à l'endroit des ONG, le Vice-président du MRC a lancé une motion de désobéissance. Cette motion a pour objectif de dire non à des pratiques que Mota qualifie de "chantage".

"Cette note du ministère de l'administration montre leur incapacité à s'accommoder de la démocratie et de l'indépendance des ONG. Il est clairement question de prendre le contrôle des emplois et de voir si les opposants y travaillent , c'est villageois et assez honteux", écrit Mamadou Mota.

J'appelle les ONG à ne pas céder à ces genres d'agissements, nous ne sommes pas au Burundi! C'est un chantage improductif, jeune vois pas comment si le CICR refuse de le faire, ce ministre peut faire quoi que ce soit. Quel est bien l'objectif d'une telle démarche? Rien d'autre si ce n'est pour faire chanter les ONG. Ça doit changer!", ajoute le Vice-président du MRC.

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