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Actualités Régionales of Tuesday, 6 October 2020

Source: Actu Cameroun

143 établissements secondaires inaptes pour la mi-temps dans le Nord

Situés à majorité en zones rurales, ils ignorent comment s’y prendre pour l’implémenter.
Après le lancement de l’année scolaire 2020-2021 du 23 septembre dernier par le ministre des Enseignements Secondaires, seulement 75 établissements sur 218 se sont déclarés aptes à fonctionner à mi-temps dans la région du Nord. Soit 36 dans le département de la Bénoué, 2 dans le Faro, 12 au Mayo-Louti et 25 dans le Mayo-Rey. Selon des sources à la délégation régionale des Enseignements Secondaires, 70 établissements au total sont accessibles en zone urbaine et 148 sont ouverts en zone rurale.

Quant aux écoles qui ne se sont pas manifestés, les idées se mûrissent encore pour prendre des initiatives locales. Pour cause, les moyens dont elles disposent ne favorisent pas un suivi aisé des élèves. «Avynt la pandémie, la situation n’était déjà pas favorable dans la région du Nord. On était en manque des infrastructures, des salles de classes, des tables bancs et enseignants. La cause de l’échec émane de ce manquement. Avec la nouvelle décision prise, l’échec scolaire dans le Nord va peut-être s’empirer», nous laisse entendre un cadre de la délégation régional du Minesec.

A la question de savoir comment l’école à la mi-temps va se dérouler pour la configuration de 50 élèves par salles de classes, une méthode est en train d’être mise sur pied pour des cours par plage horaire. «Nous avons prévu cinq tranches de cours en matinée et quatre en soirée. Pour rendre, cela effectif, on a prévu permuter après deux semaines et le cycle recommence», ajoute notre source.

Selon lui, il n’y a pas de canevas fixe pour la reprise des cours. Chaque établissement devrait ainsi poursuivre à sa manière pour dispenser les cours aux enfants. Après une discussion avec quelques enseignants et responsables d’établissements situés en zones rurales comme Rabinga, Gaschiga ou encore Magnami, le système de mi-temps réinstauré va à coup sûr impacter sur les études des enfants.

«Ce système alternatif de dispensation des cours se pratiquera avec beaucoup de difficulté. Compte tenu du contexte, le lycée a un effectif très élevé avec plus de 2000 élèves. Normalement on devrait avoir 56 salles sauf qu’actuel lement on en a que 18. Probablement nous allons diviser la salle en deux. Nous déplorons un manqué criard de ressources matérielles et humaines», affirme Jean Sawalda, enseignant d’informatique fondamental au lycée de Rabinga.

Vu le nombre insuffisant des salles, des mesures palliatives seront prises au fur et à mesure en attendant le début des cours poursuit-il, «il y aura certainement un moyen de bord, nous pourrons fabriquer des salles en pailles pour combler le manque des salles en attendant certaines mesures administratives». Face à ce problème, les chefs d’établissements gardent néanmoins espoir à la promesse du patron des enseignements ‘secondaires de pouvoir renforcer des capacités de tous les maillons et des équipements dans les établissements.

La faible digitalisation

Bien que le contexte sanitaire exceptionnel l’impose, la digitalisation de l’enseignement est encore l’un des points.les plus crucial de cette.reprise des cours dans la région du nord .En plus des problèmes sus mentionnés, s’ajoute la quantité d’énergie trop faible, le manque d’électricité dans d’autres localité, le réseau qui n’est pas bon par endroit, un taux d’internet qui s’élève à seulement 1,5% dans les établissements scolaires selon les statistiques établi en 2017 par la délégation régional des Postes et télécommunications du Nord, des élèves qui étudient souvent à l’aide d’une lampe torche … des réalités qui rendent encore la situation plus pénible.

Quant au cours qui se poursuivrons à la maison dès 18h, «je crois que d’une part, le ministère va poursuivre avec les cours par télévision comme il a commencé. S’il arrive qu’il faut se servir du numérique, les parents sont appelés à mettre à la disposition de leurs enfants des téléphones ou des ordinateurs afin de recevoir les cours», martèle le chef de centre relais-Sigipes Nord. Il faut néanmoins mentionner que plusieurs familles ne possèdent pas de télévisions, de téléphones ou d’ordinateurs.

Du coup,- la réception du cours via ces canaux ne sera qu’un mythe pour bon nombres d’élèves. L’on note une marmaille de problèmes que rencontrent certains parents d’élèves. «Nous n’avons pas bien cultivé cette année à cause du changement climatique qui a impacté nos récoltes. J’ai beaucoup d’enfants qui vont à l’école, en plus des fournitures scolaires, il faut désormais ajouter le téléphone et autres outils alors je ne pourrais amener tous mes enfants à l’école cette année faute de moyen», s’indigne un parent.. L’on note aussi la non maîtrise de l’outil téléphonique et informatique chez certains’ enseignants.

Selon un cadre de la délégation régionale des enseignements secondaires du Nord, les parents résidants dans des lieux désenclavés devraient déplacer leurs enfants à des lieux propices leur permettant de recevoir les cours au même titre que les autres élèves. La survenue de la covid-19 vient ainsi bousculer les habitudes et impacter l’avenir des enfants comme l’a mentionné le ministre des enseignements secondaire lors du lancement de l’année -scolaire le 23 septembre dernier.

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